Fédération Française du Lyceum Club International

Fédération Française du Lyceum Club International

Accueil > Archives

Visite des Archives départementales de la Côte d’or

Date : 21 juillet 2019

Monsieur Moyse directeur des achives et conservateur général du patrimoine, nous fait l’honneur de diriger lui-même notre visite.

l’historique du lieu :
au temps des Ducs de Bourgogne l’édifice était l’hôtel du Chancelier Nicolas Rolin, collaborateur des ducs Philippe le Bon et Charles le Téméraire. Nous sommes dans la salle qui, à l’époque, était la salle des gardes et qui est actuellement une salle d’exposition et sert pour accueillir les groupes.
L’appartement du Chancelier Rolin se trouvait au-dessus et donnait sur la rue des Fols (rue Jeannin). Guigone de Salins, son épouse, disposait d’un appartement donnant sur la rue des Prêtres (rue Longepierre).
Les 2 corps de bâtiments étaient desservis par un escalier à vis et étaient reliés par une galerie couverte.
La propriété était grevée d’un droit de passage. A la mort du chancelier en 1452, ses héritiers n’ont pas voulu la conserver. La ville l’a acquis pour en faire la mairie en 1500.
Elle a conservé son rôle de mairie jusqu’à la Révolution. Y était exercé le droit de justice, c’était le siège du tribunal, les locaux de la prison, il y avait une chapelle.
A l’époque de Louis XIV (entre 1669 et 1715) d’importants travaux ont été entrepris (décoration de la salle du Conseil).
A la Révolution elle a perdu la fonction de Justice.
En 1830 la mairie est transférée dans le Palais des Ducs.
En 1832 les archives s’installent dans le lieu actuel qui a été acquis par le Conseil Général.
Entre 1840 et 1847 se situe la destruction d’une partie des bâtiments y compris la galerie gothique et l’ancien pavillon de Guigonne de Salins
En 1947 l’Hôtel Rolin est classé monument historique. En 1961 une nouvelle aile de magasins est édifiée sur la rue Guyton de Morveau

Rôle des Archives. Au départ, c’était la conservation des documents publics. Entre les 2 guerres le public devient plus nombreux. On créée la salle de lecture. Après la deuxième guerre mondiale les archives deviennent plus importantes, le public s’intéresse plus à l’histoire locale et à la généalogie. En 1960 il faut ajouter une aile.
Dès 1980 de nouveau la place manque.
Actuellement 31 km de rayonnages. Le taux de remplissage est de 27 km. Il faut 300 à 400 mètres linéaires par an.
Internet a permis d’alléger l’accueil du public

Les grandes missions :
Communication : expositions en ce moment une exposition sur les seaux et des documents médiévaux. Les expositions changent chaque année.
Conservation et classement : Les documents conservés couvrent une vaste période du IXème siècle à nos jours et comprenant
- Le trésor des chartes du duc de Bourgogne et de la Chambre des Comptes de Dijon
- Les archives religieuses
- Les archives de l’Etat etles archives de l’Intendance.
- Des archives d’origine privées. Ou de simples particuliers
- Les archives administratives de la Révolution à nos jours.
- Les archives des anciens combattants et de la Résistance.
Le contrôle technique et scientifique qui est une mission importante et prenante.
Visite proprement dite

Après cet exposé, nous gagnons le premier étage par
le superbe escalier qui date des travaux entrepris à l’époque de
Louis XIV

La grande salle d’apparat, avec son plafond à caissons, sa cheminée monumentale, est actuellement la salle de lecture.

Pour l’anecdote c’est dans cette salle que Mozart, âgé de 9 ans et sa sœur âgée de 14 ans ont donné un concert en l’honneur du prince de Condé gouverneur de la Bourgogne le 18 juillet 1766. Une affiche et une plaque attestent de cet évènement.

Attenant à cette salle était l’ancienne chapelle du chancelier Rolin où on peut encore admirer un vitrail aux armes des Rolin

Nous accédons ensuite à l’étage supérieur où sont rangés les documents anciens : Le trésor des Chartes formé sous le duc Eudes puis placé sous l’autorité de la Chambre des comptes. Celle-ci née au XIIIème siècle et organisée par Philippe le Hardi en 1386.
Au XVIIème et XVIIIème siècle ces archives s’accrurent de documents extérieurs à la Bourgogne et venant de Bresse, du Bugey et même de Turin. Ce sont d’énormes rouleaux de parchemin

ou des terriers documents sur papiers reliés avec du parchemin)

Les documents récents sont groupés dans l’annexe quai Gauthey.