Fédération Française du Lyceum Club International

Fédération Française du Lyceum Club International

Accueil > Clubs > ORLEANS > CAFE LITTERAIRE LUNDI 30 JANVIER 2017
Version imprimable de cet article

CAFE LITTERAIRE LUNDI 30 JANVIER 2017

Lieu L’HOMME QUI FUYAIT LE NOBEL

Date : 3 février 2017

L’homme qui fuyait le Nobel
De Patrick Tudoret

Le dernier roman de Patrick Tudoret « L’homme qui fuyait le Nobel », présenté par Mayté Bordry et Chantal Rey, nous a réunies nombreuses pour l’ouverture de notre année littéraire Lycéenne 2017.
A la suite de Tristan Talberg nous nous sommes mises en route sans destination précise sur des sentiers de grande randonnée, qui grâce aux rencontres imprévues faites à la croisée des chemins, nous mèneront jusqu’à Compostelle.
Ce roman semi-épistolaire où se côtoient au fil des pages récit de vie et de voyage et lettres à Yseult, est un magnifique cri d’amour, une quête de soi, un voyage intérieur, un chemin d’acceptation, une renaissance, un éloge à la vie.
Tristan, 68 ans, écrivain reconnu, chef de file littéraire se voit décerner malgré lui le prix Nobel de Littérature. Il n’a rien demandé. Il n’en veut pas.
Depuis la mort d’Yseult, l’amour de sa vie, 5 ans auparavant, il est devenu misanthrope, refuse le monde, les honneurs, le tintamarre médiatique et n’écrit plus.
Paniqué, il quitte Paris, se sauve et après avoir jeté dans la Seine le mouchard des temps modernes, son téléphone, disparaît aux yeux du monde qui va se poser bien des questions
Marcher, fuir, pour ne pas être reconnu, aller vers le sud sur les chemins de randonnées qu’il parcourait avec Yseult est son obsession, son unique projet.
Peu à peu, au fil de belles rencontres faites au « hasard » de sa progression, sa carapace va se fissurer, il reprend la plume pour écrire à Yseult, il va revenir à la vie, se laisser toucher par la beauté du monde, par l’humanité des personnes croisées avec lesquelles il fera un bout de chemin, à tel point que parvenu à Compostelle, terme du « camino » sur lequel le « hasard » l’avait mis, il dira comme Bernanos : « je sais au moins une chose : l’enfer c’est de ne plus aimer ».
Yseult, à travers les magnifiques lettres d’amour qu’il lui adresse, est présente tout au long de sa pérégrination. Elle est là, protectrice, complice, confidente, témoin de son retour à la vie.
C’est un roman bouleversant et drôle, un roman qui donne de l’espoir, un roman « qui fait du bien », porté par une écriture magnifique et subtile.
« La fin est lumineuse, une ouverture à la beauté et au mystère du monde ».
« Une petite perle » !