Fédération Française du Lyceum Club International

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Esprit Japon

Date : 7 février 2019

Nous continuons notre périple dans les musées grenoblois qui nous permettent de mieux connaître ce pays parfois déconcertant. Après les découvertes du Musée Dauphinois, nous avons pu admirer celles du Musée Hébert. Notre guide nous a vraiment éclairées en nous apprenant que c’est grâce à un interprète TADAMASA que les HEBERT ont pu acquérir un certain nombre d’objets japonais. C’est à la fin du XIXème siècle que l’attrait pour le Japon s’est révélé particulièrement vivace. Il a été facilité par des traités de paix, de commerce et d’entente entre nos deux pays.

Nous sommes nombreuses pour ce nouveau voyage qui, grâce à notre guide Caroline Roussel, devient une jolie promenade autour d’objets historiques, artistiques, toujours raffinés : un kimono du XIXème rebrodé de soie et d’or, des coupes de porcelaine du XVIIIème aux décors polychromes, des vases, des objets délicats comme les Inro : petites boites de forme ovale attachées au vêtement par un motif délicat en bois ou en ivoire, qui illustrent le travail extraordinaire de la miniature.

Et puis l’Esprit Japon se poursuit dans un autre bâtiment grâce à Martine REY, artiste iséroise formée aux Beaux-Arts de Kyoto. De nombreux artistes ( une dizaine ) exposent , mettent en scène des objets d’usage quotidien et leur donnent une dimension culturelle.
Partant de métiers traditionnels, ils font renaître et modernisent tout cet art.

Mami ADACHI crée des kimonos en teignant et tissant elle-même les fils de kimonos contemporains .
Naoko ITO, artiste laqueur et spécialiste de laque végétale va exposer à travers l’Europe des objets d’une grande délicatesse ; et c’est peu dire, car nous apprendrons que certains motifs sont peints comme autrefois à l’aide de minuscules pinceaux faits de queues de souris ou encore de moustaches de chat !
La laque est omniprésente sur les tissus, le bois ou le carton.
A la fin du XIXème, l’art japonais a gagné toute la société. Paul Guimet, célèbre industriel lyonnais, cède sa collection et ouvre le musée de l’avenue d’Iéna. Albert Kahn offre au public la possibilité de découvrir son jardin japonais.
L’aventure au Pays du Soleil-Levant n’est pas terminée pour nous et bientôt nous découvrirons d’autres merveilles !

A.O. 07 , 02 , 2019