Fédération Française du Lyceum Club International

Fédération Française du Lyceum Club International

Accueil > Clubs > CAEN-NORMANDIE > GRISY et SAVONNERIE d’ORELY
Version imprimable de cet article

GRISY et SAVONNERIE d’ORELY

Date : 30 mars 2017

Au château de GRISY à Vendeuvre, en bordure de la Dives, nous sommes accueillies par Madame BERTAIL qui nous fait remarquer, sur la façade, les différentes époques de construction de la demeure : à la famille de la Flèche, la partie droite à 2 lucarnes ouvragées et toit de tuiles anciennes est du XVIe siècle comme les communs situés devant la pièce d’eau qui était abreuvoir (dont un préserve un grand pressoir à cidre complet), qui comprenaient écuries-étables et chambres (vraisemblablement une halte pour les propriétaires de troupeaux allant ou revenant de la foire de Guibray), puis agrandissement par un grand corps de bâtiment du XVIIe dont la façade, plein sud, se déploie sur 50 mètres et porte 4 lucarne au décor plus classique. Sur le fronton de la porte d’entrée on remarque la date de 1702 surmontée d’armoiries en haut relief des premiers propriétaires (Nicolas Lejeune et Jacqueline de La Moricière, son épouse). Puis nous avons le plaisir de traverser le joli vestibule au bel escalier principal à rampe de fer forgé, pour admirer au nord la tour engagée à six pans, dont la base de pierre et la partie supérieure de poutres et torchis sont séparées par un boudin. Elle contient l’escalier de la partie Henri II rénovée récemment. Dans le mur du verger une meurtrière, qui donne sur la vallée de la Dives, rappelle le rôle défensif de la demeure.
Tout près, nous jetons un rapide coup d’oeil sur la croix romane de GRISY haute de 2 m 20 à base cubique, édifiée au XIIe siècle à l’intersection de deux anciennes voies romaines, rare exemple de croix de cette époque conservé en Normandie (la seule du département). Son fût de calcaire monolithe, fait de 4 colonnes accolées à chapiteaux à volutes qui portent la croix, fut brisé en deux lors du déplacement de quelques mètres imposé au XIXe par la construction de la ligne de chemin de fer et consolidé par des crampons de fer. La croix a plan centré porte, aux extrémités de ses bras latéraux courts et sur ses deux faces, 4 croix grecques inscrites dans un cercle décoré d’entrelacs sur les côtés, de chevrons à l’extérieur et de fleurons à l’intérieur. Motifs fréquents en Normandie à l’époque romane ils rappellent ceux de la croix nimbée celtique dont le cercle symbolisait déjà le ciel, les entrelacs la vie, le nombre quatre les éléments et les saisons.
Puis nous nous dirigeons vers la “Savonnerie d’Orély” à VAUDELOGE où Aurélie nous fait une démonstration de fabrication dans sa cuisine-laboratoire
1 Préparation des huiles végétales
2 Mélange régulier et sans interruption à de l’eau et de la soude jusqu’à la saponification à froid
3 Possibilité de surgraissage et d’ajout d’additifs (huiles essentielles, herbes, épices)
4 Mise en moule de bois rectangulaire à fond amovible avec, éventuellement, marbrage selon l’inspiration, avec de l’argile rouge par exemple.
5 La magie continue d’opérer pendant 24 heures
6 Démoulage et découpage du savon frais au “fil à couper le beurre”
7 Séchage en “salle de cure” pendant un mois à six semaines
Le résultat ? "Un régal sous la douche" car la saponification à froid permet aux ingrédients 100% naturels de mieux se conserver et d’être plus gras et plus doux.
Devant les jolis emballages nous « craquons » pour nos peaux délicates et les petits cadeaux de Pâques…
CM et VdC.