Fédération Française du Lyceum Club International

Fédération Française du Lyceum Club International

Accueil > Clubs > TROYES-CHAMPAGNE > Géopolitique
Version imprimable de cet article

Géopolitique

Date : 25 avril 2017

L’attitude de Donald Trump à la tête des Etats Unis suscite toujours beaucoup d’interrogations, celui-ci n’est pas clair dans ses propos, ambigu et dangereux.

L’un des premiers invités à la Maison Blanche fut Xi Jing Ping, le dirigeant chinois. Deux sujets furent abordés : la Corée du Nord et les accords commerciaux entre la Chine et les Etats Unis. La Chine a réussi à imposer le principe d’une négociation équilibrée, chaque concession chinoise s’accompagne d’une concession américaine et cela bride l’économie.

La Corée du Nord ayant pratiqué son cinquième essai nucléaire, Donald Trump a clamé haut et clair qu’il allait régler l’affaire, se vantant d’envoyer une armada très puissante près de la péninsule coréenne. C’était un bluff, ces porte-avions se rendaient en fait à des exercices prévus de longue date avec la marine australienne. La Corée se dit prête à riposter à une intervention américaine. La Chine, quant à elle, ne tient pas à ce que la Corée du Nord soit anéantie et veut trouver une solution négociée. Le régime coréen veut être rassuré au sujet de sa survie et seule l’arme nucléaire lui permet de durer.

Suite au bombardement chimique en Syrie, le président américain a déclenché une frappe sur le pays, avertissant les Russes mais pas les Chinois de son intervention alors que le dirigeant chinois était en visite aux Etats Unis, nouvelle polémique...Mais cette action lui a permis de remettre son pays sur la scène du levant.

Les discussions d’Astana relatives à la Syrie sous l’égide de la Russie, de la Turquie et de l’Iran ont une fois de plus traité du maintien du cessez-le-feu dans le pays (violé d’ailleurs tous les jours) et des mesures pour construire la confiance spécialement en matière de lutte contre le terrorisme. Il a été constaté un peu plus de consensus entre les belligérants et un désir de continuité de l’état et d’une souveraineté du pays.

L’opération « bouclier de l’Euphrate » lancé en août 2016 par la Turquie soutenue par les forces de la coalition internationale visant DAECH mais aussi le parti d’union démocratique kurde, qui selon Erdogan menace la Turquie dans le nord de la Syrie, a été déclarée terminée par le Président turc.

En Turquie où l’opposition a été empêchée de faire campagne, le référendum du 16 avril a donné les pleins pouvoirs au président Erdogan ; celui-ci va avoir le pouvoir absolu sur l’exécutif, le judiciaire et sur l’armée. Deux Turquie s’affrontent : celle de l’Anatolie conservatrice prend le pas sur la Turquie d’Istanbul, Ephèse, Antalia... depuis le coup d’état 120 000 personnes ont été emprisonnées, le pays régresse et se met au ban des nations.

La Russie a connu le 17 mars des manifestations inédites de la jeunesse dans 80 villes du pays. Celles-ci étaient dirigées contre Poutine et la corruption de Medvedev. De plus les Russes sont lassés de l’intervention de Poutine sur la scène internationale mais la Russie y intervient pour deux raisons essentielles : éviter le terrorisme dans son pays et éviter le renversement du régime.

En Afghanistan les Américains ont lancé « la mère des bombes » la veille d’une réunion patronnée par la Russie. Les Russes sont, en effet, revenus dans le pays. Les deux grandes puissances n’ont pas le même point de vue sur les talibans, les Russes veulent un dialogue avec eux et veulent trouver un compromis alors que les Américains ne veulent pas discuter, prétextant que cela leur donne une certaine importance. En attendant les talibans regagnent du terrain, l’El qui prépare son départ de Syrie et d’Irak va se retrancher dans ce pays d’accès difficile et va introduire une nouvelle lutte entre chiites et sunnites dans le pays.

En Egypte où le général Al Sissi peine à rétablir la cohérence du pays, les Coptes sont confrontés à des attentats odieux et inacceptables.

L’Union Européenne fête les 60 ans du traité de Rome. Malheureusement celle-ci est actuellement incapable d’affirmer quoi que ce soit et attend les élections françaises et allemandes pour espérer changer de cap.

Colette Echinard