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Grenoble et ses artistes au XIXème : plongée dans le siècle

Date : 5 octobre 2020

Comme l’indique le titre de l’exposition visitée cette semaine par les Lycéennes de Grenoble, le coeur de cette excursion dans le temps, ce sont les artistes eux-mêmes.
Grâce à une galerie de portraits et d’auto-portraits de ces hommes illustre (rès peu de femmes malheureusement sous ces cimaises), ces artistes prennent corps sous nos yeux avec leur vécu, leur quotidien, leur formation, leur gagne-pain et leurs œuvres, bien évidemment.
Dans ce trombinoscope inédit, le visiteur retrouve certaines figures bien connues des Grenoblois : Achard, Berthier, Hébert ou Debelle. Ou en découvre d’autres. Ils ont donné leur nom à des rues ou à des places de la ville sans que l’on sache parfois vraiment qui ils sont. Qui connaît les sculpteurs Irvoy et Ding, les peintres Eugénie Du Colombier et Firmin Gautier ?
Pour tous, l’histoire commence avec la création du musée de peinture en 1798 dans le palais de l’ancien évêché sous l’impulsion du conservateur Louis Jay. Puis il s’établit sur la place d’Armes, aujourd’hui place de Verdun. Cet imposant édifice stimule la créativité des artistes d’autant que l’enseignement artistique se développe à Grenoble avec la création de l’école municipale de dessin et celle de sculpture architecturale, sans oublier les cours privés qui fleurissent tout au long du siècle. Ces jeunes talents, recommandés par leur professeur, continuent souvent leur formation dans la capitale où ils exposent parfois au Salon de Paris. Certains se perfectionnent en franchissant les frontières transalpines où les plus talentueux peuvent espérer le célèbre Prix de Rome. Comme Ernest Hébert qui fut lauréat à 22 ans et dirigea par deux fois l’Académie de France (Villa Médicis) dans la mythique Cité de l’Art.
Voilà pour le vécu.
Après cette plongée dans le siècle, place aux œuvres. L’exposition permet de découvrir de vraies pépites. Comme ce « Berlioz mourant » de Pierre Rambaud avec une poignante main décharnée ou ce « Ecce Homo » de Henri Ding qui allie modernité et sensibilité. Autre surprise, cette étonnante « confrérie des Pénitents blancs » de Tancrède Bastet. Puis on retrouve avec bonheur les immenses toiles majestueuses qui ont fait la renommée de l’école paysagiste dauphinoise avec Achard, Berthier, Hareux et Guétal.
Un coup de coeur partagé : « Le chemin du Petit-séminaire » d’Ernest Hareux où l’on ressent presque le froid de la neige. La dernière salle fait judicieusement une place à la naissance de la modernité avec « Les Odalisques » de Jacqueline Marval.
Un nouveau siècle commence.
V.S.