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LE SAINT-PETERSBOURG DES ECRIVAINS

Date : 3 février 2019

La plus occidentale des villes de la Russie, Saint-Pétersbourg, est née en 1703 dans une région disputée depuis longtemps au royaume de Suède. Elle a changé plusieurs fois d’appellation, Petrograd de 1914 à 1924, puis Leningrad de 1924 à 1991 avant de retrouver son nom d’origine.
Dès sa fondation elle a été le principal centre intellectuel, scientifique et politique du pays…

Le Tsar Pierre Le Grand va permettre avec la création de St-Pétersbourg de disposer d’un véritable port et d’avoir une capitale moderne, semblable aux villes européennes.
Elle deviendra ainsi le siège du pouvoir et le centre intellectuel de l’empire russe durant 2 siècles. Mais construite sur un sol marécageux, il a fallu consolider les rives du fleuve à l’aide de pierres granitiques, ce qui a fait dire à Pouchkine, la Neva s’est habillée de granit.

En effet,Alexandre Pouchkine écrivain et poète de talent difficile à traduire, fut une figure emblématique de sa ville. Dans un de ses poèmes les plus connus « Le Cavalier de Bronze » publié en 1833, il la prend pour thème en faisant allusion à la statue équestre de Pierre le Grand due au sculpteur français Etienne Maurice Falconet qui figure sur la place des Décembristes inaugurée par Catherine II en 1782 .
« La Dame de pique » est aussi une œuvre d’Alexandre Pouchkine liée à St-Pétersbourg qui a inspiré à Piotr Tchaïkovsky l’opéra du même nom.
« Eugène Onéguine », son roman en vers, « une encyclopédie de la vie russe » de cette époque où Pouchkine avait déjà écrit son propre destin, car il fut tué par D’Anthès, un galant français qui aurait courtisé Natalia Gontcharova sa femme dont tout le monde louait la beauté.

Fédor Dostoïevski fut un autre écrivain de talent ayant passé une grande partie de sa vie à St-Pétersbourg on lui doit « Crimes et Châtiment » , « L’idiot », « les Pauvres Gens ».

Alexandre Block, poète qui dans le tumulte de sa vie affective noircit nombre de pages teintées de symbolisme, qui en font un chef de file du mouvement symboliste en Russie

Anna Akhmatova, qui a appris le français, a commencé ses poèmes inspirés de Pouchkine ; un musée lui fut consacré au palais Sheremetev.

Nicolas Gogol nous décrit Saint-Pétersbourg dans ses nouvelles « Manteau », « Nez » comme une ville féerique, irréelle. A sa mort Anna Akhmatova lui rendit un long hommage

Maxime Gorki eut une activité intellectuelle intense quand il vécut à St-Pétersbourg alors appelée Petrograd.

Lev Tolstoï a aussi installé ses personnages de « Anna Karénine » dans des magnifiques palais et les théâtres de Saint-Pétersbourg.