Fédération Française du Lyceum Club International

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La gourmandise

Date : 11 octobre 2018

La gourmandise est-elle vraiment un vilain défaut ?

Quel programme ! On s’en lèche déjà les babines. Le sujet est simple, on sait toutes de quoi il s’agit... Mais chez Marie Françoise Paturle qui nous accueille toujours avec tant de gentillesse, et expliquée par un professeur de Lettres, reconvertie en pâtissière avec un CAP en poche, cela devient une réflexion dans le temps, dans nos têtes et dans nos ventres....
A partir du latin " gula " : gosier, gueule, le glouton et le gourmand vont se confondre.
Depuis l’ Antiquité le concept est suspect : Platon l’évoque dans le Phédon, et au Moyen Age, la gourmandise est devenue un péché capital
Il faut attendre le XVIIème siècle pour voir apparaître le mot "gourmet ".
Louis XIV développe le bon goût et "l’honnête homme " va se distinguer du glouton.
Au XIXème siècle, le mot gastronome (du grec gastros : ventre et nomos : règle) fait son apparition.
Le professeur de Lettres ne cesse de se référer à la littérature, évoque Maupassant qui décrit Boule de Suif comme une jeune femme très appétissante et le thème de la nourriture va se poursuivre tout le long de ce voyage dramatique dans la calèche. Zola dans l’Assommoir décrit une gourmandise effrénée, prémice de la chute.
Heureusement à la fin du XIXème la gourmandise, signe du bon goût, est réhabilitée ; elle devient conviviale, créative.
Brillat Savarin écrit dans " la Physiologie du goût : "
Avec Camus, dans Noces à Tipasa, la gourmandise devient presque mystique (fruit mangé au soleil, en union avec le monde).
Aujourd’hui, en ce XXIème siècle on parle de fast food, slow food, régime vegan...
Pourvu que la gourmandise soit toujours au rendez-vous !!!
L’après-midi s’est terminée dans la joie autour de macarons de toutes les couleurs.
Merci Mme Cleirec, merci Marie Françoise pour ce moment gourmand !