Fédération Française du Lyceum Club International

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La résilience

Date : 21 janvier 2009

En physique, la "résilience" est la capacité, pour un matériau, à reconquérir sa forme d’origine alors qu’il a reçu un choc. Dans les années 50, les milieux de la psychanalyse anglo-saxonne vont récupérer le mot pour le transposer dans le domaine comportemental affectif chez l’homme : il signifie alors la capacité à surmonter de façon active un ou une série de malheurs pour repartir, inventer une vie nouvelle et retrouver une nouvelle identité.
Mais pour se reconstruire il n’y a pas de modèle ni de voie unique : toutes sortes de solutions et d’actions sont possibles ; elles tiennent souvent compte de la relation triangulaire – malheur - personne à qui le malheur est arrivé – et médiateur passeur. Ce dernier n’a pas un métier particulier ; il peut être quelqu’un d’ordinaire, un membre de la famille apportant chaleur et affection, un ami de grande qualité d’écoute à proximité ou dans un milieu associatif, etc. Cela suppose que la personne en difficulté accepte d’être soutenue par un tiers : certains d’entre nous, plus optimistes sont mieux armés pour résoudre les problèmes et sont capables de tirer, seuls, des leçons de leurs malheurs pour envisager leur avenir de façon positive.
Notre conférencière, Claude Monet, qui a eu l’occasion de travailler avec le professeur Edouard Zarifian (grand psychanalyste qui a contribué au rayonnement de notre région) nous cite quelques exemples connus de rebondissements positifs après de grands malheurs : juifs persécutés (Marthe Gotleck), présence d’un enfant handicapé dans une famille (attitude active et positive de Francis Perrin ou Michel Creton) adultes maltraités dans leur enfance dans des milieux parentaux difficiles (cas de Patrick Dugois dont les "passeurs" furent, au travers de Jack Lang, l’art et la littérature), otages séquestrés dans de longues captivités (Florence Aubenas, Ingrid Bettencourt dont le "passeur" fut sa religion) etc.

En dehors de ces cas exemplaires (récupérés par le cinéma ou la presse) laquelle d’entre nous n’a pas connu dans son entourage ou personnellement, à divers degrés de gravité, des problèmes importants et réagi (ou aidé à réagir) de façon positive ?

Le sujet, traité avec talent et humanité par Claude Monet nous a toutes passionnées et nous y avons trouvé du courage et de la foi pour notre vie personnelle.