Fédération Française du Lyceum Club International

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Le coin de l’archiviste

Date : 9 septembre 2018

Coin de l’archiviste n° 2, septembre-octobre 2018

1979 : naissance du Lyceum Club Dijon-Bourgogne (suite)

Créé officiellement en novembre 1979 le Club Dijon-Bourgogne se dota d’un bureau formé de 9 membres entourant sa présidente fondatrice :

Présidente : Jeannette LE LOUS

1ère vice-présidente : Françoise FEUILLÉE
2ème vice-présidente : Andrée GASTON-GÉRARD
1ère secrétaire : Micky PATER
secrétaire administrative : Simone AUPÈCLE
1ère trésorière : Florence POUPON
2ème trésorière : Geneviève SUDRE
1ère déléguée aux relations publiques : France MAJOIE
2ème déléguée aux relations publiques : Marie-José WILKENING
déléguée à l’organisation et accueil : Yvonne FOUILLAND

L’inauguration du 6 novembre 1979

Elle eut lieu au Palais des Ducs de Bourgogne, sous le parrainage et en présence de Mme René GISCARD d’ESTAING, présidente de l’Association internationale des Lyceum Clubs, accompagnée de Mme Jeannine Le FAVERAIS, vice-présidente de la Fédération Française du Lyceum Club International (remplaçant la présidente, Mme D. LE BEC, absente pour cause de maladie), de la marquise Élisabeth de CASTELLANE, présidente du Club de Paris, et de Mme Annie RAMEAU, présidente du Club de Fontainebleau.

Membres d’honneur

Mme Jacqueline BURGALAT, épouse du préfet de Région,
Mme Marie-Thérèse POUJADE, épouse du ministre et député-maire de Dijon,
Mme Michelle LASSALE, épouse du recteur de l’Académie de Dijon,
Mme Marguerite BOUCHARD, veuve de l’ancien recteur de l’Académie.

Invités d’honneur
Le général BART, commandant de la 64ème division militaire territoriale, et Madame,
Mme Suzy BERGER, épouse du député de la Côte-d’Or,
M. Jean-Pierre LASSALE, recteur de l’Académie de Dijon,
M. Michel LÉVY, premier président de la Cour d’appel de Dijon, et Madame,
M. Maurice LOMBARD, maire-adjoint de Dijon et Madame,
M. Edouard POMMIER, directeur des Affaires culturelles, et Madame.

Qui était donc Mme René GISCARD d’ESTAING  ?

Anne GISCARD d’ESTAING, née CARNOT, était l’épouse de René (1891-1945), avocat, maître des requêtes au Conseil d’État, et frère de Valéry, alors président de la République. Elle était la fille de François (1872-1960), ingénieur, conseiller général du canton de Nolay, député de la Côte-d’Or puis de Seine-et-Oise, directeur de la manufacture des Gobelins, et fondateur du musée Fragonard à Grasse (il avait épousé une des filles du célèbre parfumeur de cette ville, Léon CHIRIS). Son grand-père fut Sadi CARNOT (1837-1894), président de la République assassiné à Lyon, inhumé au Panthéon, lui-même petit-fils de Lazare CARNOT (1753-1823), ’’l’organisateur de la victoire’’, né à Nolay, inhumé lui aussi au Panthéon, et dont le frère François Joseph, avocat, fut président du Tribunal criminel de Dijon, et habita vers 1782, selon Eugène FYOT, au 3 rue Vauban, un hôtel particulier aujourd’hui occupé par le restaurant Loiseau des Ducs ! Elle était également la nièce de Lazare Hippolyte Sadi CARNOT (1865-1948) décédé à Nolay, auteur en 1906 de Les Volontaires de la Côte-d’Or, et qui restaura le château de La Rochepot de 1885 à 1927, château qui resta dans la famille CARNOT jusqu’en 2015. C’est dire combien Mme Anne GISCARD d’ESTAING devait être attachée à la Bourgogne !

Elle eut d’ailleurs, lors de l’inauguration qui eut lieu dans le Salon Apollon du Palais des Ducs, l’occasion de retrouver, dans la salle des États voisine, le tableau consacré aux Gloires de la Bourgogne, où figurent Lazare et Sadi CARNOT !

Les archives de notre club nous livrent quelques extraits de son discours, où nous relevons les passages suivants :

L’Association Internationale des LYCEUM CLUBS, qu’est-ce
 ? C’est un groupe de 55 Clubs (11.500 membres) répartis dans 13 pays, pour l’instant tous d’Europe, ou de souche Européenne.

Du fait sans doute de leurs origines communes, il existe entre eux une très frappante communauté de pensée et de motivations. Chacun de ces Clubs partage le même objectif, principalement culturel, tout en gardant son visage propre.
Le CANADA […]
La GRECE […]
La SUISSE […]
La NOUVELLE ZELANDE […]
La FRANCE, outre l’intérêt qu’elle porte à tous les arts, s’efforce depuis quelques années de répandre une meilleure information sur les grands problèmes sociaux. Elle œuvre aussi de son mieux, à l’accueil des étrangères souvent si isolées.

Tous les Clubs d’un même pays sont groupés en une Fédération Nationale. La Fédération Française est heureuse de compter grâce à vous maintenant son cinquième Club. Les autres étant ceux de FONTAINEBLEAU, ORLEANS, BORDEAUX, PARIS. […]

Tous les 3 ans a lieu un Congrès ouvert à tous les Membres. Il traite de tous les problèmes touchant l’Association.

Ce Congrès a encore un autre rôle. Au cours d’une des réunions annuelles, les présidentes des différents pays choisissent un sujet de réflexion qui sera traité par chaque Club et présenté au Congrès suivant.

Pour le Congrès qui aura lieu à LAUSANNE en Mai 1980, le problème à traiter concerne LA FEMME DE 45 ANS ET SES POSSIBILITES NOUVELLES.

Chaque Club a reçu un schéma de différents aspects du problème :
- Celui de la femme qui doit travailler (recyclage)
- Celui de la femme qui peut être bénévole […]
- Celui de la femme dans la vie associative […]
- Quel rôle peuvent jouer les Associations Féminines Internationales ? […]

Vous voyez Mesdames, quel éventail de possibilités vous est offert. Vous en approfondirez encore avec le temps, la richesse. Je suis sûre que vous vous réunirez, que vous réfléchirez, que vous travaillerez ensemble dans la joie, cette joie qui est la meilleure récompense de l’effort, cette joie que je vous souhaite de tout cœur.

La cérémonie fut suivie d’un dîner aux chandelles dans les salons de l’hôtel Le Central, place Grangier.

Durant leur séjour, Mmes GISCARD d’ESTAING et de CASTELLANE furent logées dans un appartement mis à leur disposition par Mme BURGALAT à l’Hôtel de la Préfecture.

L’inauguration fut relatée dans la presse locale : Le Bien Public et Les Dépêches. Voici les articles que j’ai retrouvés dans les microfilms de la Bibliothèque patrimoniale de Dijon (ces reproductions sont de qualité médiocre) :