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Les PATHOLOGIES DOULOUREUSES du DOS

Date : 15 octobre 2015

Dans la salle de spectacle de “Ma Maison”, chez les Petites sœurs des Pauvres, le Professeur Jacques Théron, Neuroradiologiste interventionnel, nous a exposé très clairement, en s’appuyant sur l’interprétation de clichés : “Les Pathologies douloureuses du dos”.
Le vaste problème de la hernie discale se retrouve régulièrement exposé dans les colonnes des médias car le mal de dos touche 50 à 70 % de la population française. Pour l’heure, après un test de diagnostic initial le patient est envoyé au neuroradiologue pour divers examen dont l’imagerie par résonance magnétique (IRM). Quand la source de la douleur est trouvée, les pistes offertes pour la soulager sont certes variées mais conduisent très souvent, faute de solutions convaincantes et après divers recours à des traitements médicamenteux et à des infiltrations à répétition, à une intervention chirurgicale lourde comme l’amputation discale et son remplacement par des prothèses interdiscales souvent mal tolérées ou une intervention classique comme la Discectomie, technique chirurgicale qui vise à retirer la hernie discale responsable de la sciatique, par exemple. Il y aura éventuellement nécessité de greffe osseuse. Or la chirurgie a pour seul mérite de supprimer le contact entre hernie et racine nerveuse. Son corollaire pour le patient est, dans la très grande majorité des cas, une aggravation du désordre postural, lui-même à l’origine de la hernie et des récidives de hernie discales placées à des endroits beaucoup plus menaçants et parfois inopérables.
“Dans la majorité des cas une hernie discale est la conséquence de phénomènes de posture : la position debout, qui n’est pas notre position d’origine, entraîne une accumulation agressive des forces sur les dernières vertèbres lombaires. Il existe des forces de cisaillement (“shearing forces”) qui entraînent une souffrance permanente des derniers disques lombaires et une fatigue des articulations postérieures situées derrière ces disques. Certains muscles, peu utilisés, s’atrophient et la graisse prend naturellement la place du vide laissé par cette atrophie musculaire. Ce stockage de graisse augment plus ou moins selon l’activité des individus mais elle est incompressible une fois installée”. (Pr Théron).
Peu à peu les différentes forces vont s’opposer, créer des fissurations puis une hernie qui va comprimer le ligament situé sur la face postérieure des disques dans le canal rachidien, ligament qui en se rompant provoquera sciatique ou cruralgie et une douleur à des degrés très divers.
Pour le Professeur Jacques Théron la discectomie n’est plus la bonne réponse pour soigner la hernie. Avant d’envisager la chirurgie ouverte il convient, selon lui, de toujours envisager de préférence un traitement radiologique interventionnel.
Il nous a présenté, à l’occasion de cette conférence, une alternative à ce type de chirurgie qui s’appuie sur plus de 35 années de recherche : Le traitement des hernies discales par voie percutanée. Il a développé une approche comportant très peu de gestes traumatisants qui permet d’aborder le disque sans l’incision de la chirurgie, de réduire son volume et de faire chuter la pression à l’intérieur de la hernie, tout en respectant l’anatomie de la colonne vertébrale. Cela se fait soit chimiquement par Nucléolyse, soit mécaniquement (laser).Le Professeur Jacques Théron a déjà pratiqué divers techniques de radiologie interventionnelle (injections de chymopapaine, d’éthanol pur etc..) mais privilégie depuis plus de 15 ans les injections intradiscales d’éthanol gélifié radio opaque qui a 7 atouts majeurs dont :
- Sa viscosité qui permet une meilleure stagnation interdiscale
- Sa radio opacité obtenue par l’ajout d’une poudre métallique non toxique, qui permet de suivre l’injection sous scopie télévisée
- Son effet thérapeutique de "régénération discale".
- Son utilisation facile en ambulatoire.
L’ensemble des résultats est bon puisque cette thérapeutique de radiologie interventionnelle affiche des taux de succès allant de 70% à près de 90% d’amélioration.
Une fois le traitement appliqué il est toutefois nécessaire de l’inclure dans une conception thérapeutique globale permettant une harmonisation musculaire qui évitera un retour aux mauvaises postures. Le seul problème est celui du coût, non encore pris en charge par la Sécurité sociale ...