Fédération Française du Lyceum Club International

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Musée des Arts et Métiers et Musée des Arts Décoratifs

Lieu Paris

Date : 20 mars 2014

Situé dans le 3e arrondissement de Paris, le musée des arts et métiers est le musée du Conservatoire national des arts et métiers. . Si le Cnam est aujourd’hui un grand établissement d’enseignement supérieur et de recherche, son musée conserve l’ensemble des machines, modèles, dessins qui ont été utilisés tout au long des xixe et xxe siècles. Il poursuit l’enrichissement de ses collections, notamment avec la mission nationale pour la sauvegarde du patrimoine scientifique et technique contemporain,Le bâtiment
Le Musée des arts et métiers est installé dans les bâtiments de l’ancien prieuré royal de Saint-Martin-des-Champs. . L’ensemble a été largement réaménagé sous la Monarchie de Juillet et sous le Second Empire, . Les anciens bâtiments (antérieurs au xxe siècle) sont classés au titre des monuments historiques
Les collections<

Afin de favoriser la diffusion des savoirs techniques autrefois réservés à une élite et diffusés par le biais des corporations et métiers, la Révolution va chercher à mettre à la disposition de tous les citoyens des collections scientifiques et techniques
Les galeries du musée ouvrent leurs portes en mai 1802. Conformément à l’idée de l’abbé Grégoire, des démonstrateurs expliquent aux visiteurs le fonctionnement des machines. . La création d’un laboratoire expérimental de mécanique, l’installation d’une « salle des machines en mouvement » dans l’ancienne église prieurale et le développement de chaires d’enseignement technique donneront à l’institution l’occasion d’élargir le champ de ses collections. Aux instruments de mesure, toujours plus précis, s’ajouteront des modèles illustrant les perfectionnements industriels (papeterie, textile, arts du feu, génie civil, imprimerie, photographie, cinématographe, télégraphie, radiodiffusion, électricité, chemins de fer, aéronautique…). L’institution héberge, au début du xxe siècle, un musée de la prévention des risques au travail ainsi que l’Office national de la propriété industrielle, à l’origine de l’INPI. industriels .
- Déjeuner sur place
 Les secrets de la laque française : le vernis Martin

Les Arts Décoratifs mettent le XVIIIe siècle à l’honneur. En consacrant une grande exposition aux secrets de la laque française, le musée révèle l’engouement pour une technique qui incarne le luxe et le raffinement. Du plus imposant au plus discret, du plus somptueux au plus modeste : meubles, panneaux de boiserie, objets d’ameublement, boîtes et étuis, carrosses et traîneaux dessinent l’histoire d’une passion largement partagée par une clientèle parisienne et européenne, qui dépassa celle de la chinoiserie à laquelle cette production sacrifia

Vers la fin du XVIIe siècle, le coût de plus en plus élevé de la production de laque japonais, amènent les européens à vouloir s’approprier la maîtrise de cette matière. L’étude de la laque conduit ainsi d’habiles artisans, tant en Allemagne, en Angleterre et en Hollande, qu’en France à retrouver cet aspect velouté et profond et à imiter avec talent les productions orientales. A Paris, de nombreux ateliers de peintres doreurs -vernisseurs voient ainsi le jour faubourg Saint-Antoine à proximité des ébénistes – menuisiers, les liant ainsi dès le départ au domaine du meuble. Parmi les plus célèbres, ceux des frères Martin, rues des faubourgs Saint-Denis et Saint-Martin, dont la renommée associa le nom à leur technique, puis à l’ensemble des laques produites en France. Ces vernis, travaillés selon le même principe de couches superposées que la laque d’Extême Orient, n’ont pourtant rien en commun avec celle-ci du point de vue de la composition chimique.

C’est l’introduction de la couleur qui fait l’une des spécificités de la laque française
Désormais, se substituent aux fonds noirs et rouges, des fonds jaune, bleu, vert,blanc et or.
L’iconographie s’éloigne peu à peu des scènes et paysages asiatiques pour intégrer, assimiler l’art des peintres d’alors
la production atteint les sommets du raffinement à travers les décors qui parent les carrosses et les berlines

Louise Brabant et Geneviève Watin