Fédération Française du Lyceum Club International

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Papier peint, tout un art !

Date : 15 mai 2019


Nous étions mercredi, sous un soleil radieux, au musée Aristide Bergès !

Pourquoi une exposition sur le papier peint dans ce musée de la houille blanche, me direz-vous ? Tout simplement parce qu’on a retrouvé une vingtaine de papiers peints dans la maison, dont cinq encore en place, en excellent état !

Les papiers peints exposés viennent du musée du papier peint de Rixheim, de la bibliothèque Forney à Paris, mais aussi du château de Sassenage et de Vizille, et du musée de Bourgoin.

Les navigateurs et missionnaires portugais découvrent le papier peint en Chine et en Extrême-Orient, au XVIe siècle.
Jusqu’au début du XVIIe siècle, le papier peint est « dominoté », c’est-à-dire en feuilles, et peint au pochoir ou au pinceau. Au XVIIIe siècle, on « raboute » ces feuilles, pour obtenir les premiers rouleaux (de 10 m, comme aujourd’hui !). Le papier est d’abord fabriqué à base de chiffons, puis, à partir du XIXe siècle, aussi de pâte à bois. A partir de 1825, il est imprimé en rouleaux continus.

Au départ, ces papiers peints imitent, à merveille, les textiles, à un moindre coût : de ravissants dessins de fleurs et fruits, quelquefois imaginaires, des « chinoiseries », un dessus-de-porte représentant un magnifique bouquet ...

On imite le damas, la tapisserie, le tulle brodé, la dentelle, la broderie au fil d’or, la toile de Jouy, la mosaïque... Le papier est gaufré, ou lissé,... Le plus souvent, une frise, en-haut et en bas, vient parfaire ces décors.

Voilà le néo-classicisme, la découverte de Pompéi et Herculanum, une autre source d’inspiration pour les dessinateurs. Un spectaculaire paravent (seules 4 feuilles sont exposées, sur les 20 qu’il comptait à l’origine) représente le décor du Palais-Royal, en bleu et gris... avec un envers semé de fleurettes !

Puis ils s’inspirent du romantisme, avec un paysage au clair de lune... Datant du XIXe, l’imitation d’un jardin d’hiver, avec des capucines devant la vitre de la véranda...

L’Art Nouveau : un dessin de Mucha, de fleurs ondoyantes.

Le XIXe voit l’apogée du papier peint : l’Art Déco, le mouvement Arts and Crafts en Grande-Bretagne : les fleurs deviennent stylisées.

Nous terminons la visite par les pièces de la maison qui ont gardé leurs papiers peints d’origine (sauf un !), avec des iris, des pavots,...
Au pied de l’escalier, quelques échantillons d’autres papiers qui n’ont pu être sauvegardés...
Merci à notre guide, Sophie, très patiente malgré notre feu roulant de questions, pour cette belle visite, passionnante... et fleurie !