Fédération Française du Lyceum Club International

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RAID EN OUGANDA

Lieu par YVAN BOULANGER

Date : 22 novembre 2018

Yvan nous présente un résumé sur l’Ouganda, pays assez méconnu situé au cœur de l’Afrique des grands lacs, pays magnifique sur l’Equateur au nord du lac Victoria. Winston Churchill s’y rendit en 1907 et fut surpris par l’accueil de la population, la beauté des paysages, la profusion de vie animale très variée. Aussi en parlait-il comme étant la « Perle de l’Afrique ».
Ses frontières sont le Rwanda et la Tanzanie au Sud, la République Démocratique du Congo à l’Ouest, le Soudan au Nord et le Kenya à l’Est.
La frontières sur le sud Soudan est très dangereuse à cause de l’Armée de Résistance du Seigneur (mouvement de rebelles). Entre 50 et 100.000 enfants de 5 et 15 ans ont été enlevés par eux pour en faire des enfants soldats. Plus de 2 millions de personnes ont été déplacées. La frontière avec la République Démocratique du Congo est également une région ravagée par les groupes armés.
C’est pourquoi, le raid ne s’est pas aventuré près de ces frontières.
L’Ouganda devenu indépendant en 1962 représente 241.550 km2 (la moitié de la France) et une population d’environ 43 millions d’habitants à majorité chrétienne. La langue officielle est l’Anglais dont seulement 10% de la population le parle. Elle garde en mémoire les massacres sous l’ère de
Idi Amin Dada, tyran sanguinaire.
C’est un pays vert et luxuriant de plateaux et de plaines, de montagnes à la végétation abondante, de forêts tropicales. Les principales ressources sont l’élevage, le coton, les bananeraies et les champs de thé et de canes à sucre. Plusieurs grands lacs offrent une vie pour la pêche de poissons dont le Tilapia bien connu.

Le raid se compose de 7 véhicules 4x4 – 2 participants par véhicule, comme pilote et co-pilote. Le chef de l’expédition, Philippe Grielen, est un grand voyageur très expérimenté pour ce type de raid. Un guide Ougandais est présent, également mécanicien (on le verra souvent à l’œuvre sous les 4x4 ou le nez dans les moteurs). Avant de partir, une préparation minutieuse est obligatoire ainsi qu’une très bonne condition physique car l’expérience est très fatigante compte tenu de la chaleur, de l’humidité engendrant les moustiques et des nuits sous la tente.
Est embarquée une grande provision d’eau minérale, de gaz oil et de roues de secours très utiles.
Une à deux heures avant la tombée de la nuit, le bivouac s’organise et les tentes sont montées.

Selon une carte géographique bien fléchée, nous allons suivre le périple du raid dont Yvan tira et monta le film très bien fait qu’il nous présente.
Bien tranquillement assis sur nos chaises, l’œil rivé sur l’écran, nous faisons un voyage magnifique, très intéressant et dépaysant sur 2.000 km et, si j’ose dire, filmé caméra au poing....

Sur la rive du lac Victoria, départ d’Entebbe vers la capitale Kampala et la ville de Jinja (86.000 habitants) aux légendaires sources du Nil Blanc. En route vers le lac Kyoba pour une rencontre avec les rhinocéros et les Montagnes de la Lune au Nord. Nous admirons les superbes chutes du Nil (43 mètres de hauteur sur 7mètres de large) dans une nature sauvage et luxuriante. Tout au long de ce voyage, de marches de plusieurs heures à pieds dans la savane et la jungle pour capter des prises de vue au plus près les animaux, nous allons en voir en grande quantité :
nombreux hyppo aux bords des lacs, des singes de différentes races comme les chimpanzés et les fameux gorilles au dos argenté (il n’en reste que 500 à 700 d’une durée de vie d’environ 30 ans – le mâle pèse dans les 275 kg.
Un bébé gorille est filmé cherchant avec beaucoup de difficultés, en s’agrippant des 4 mains aux branches, à retrouver sa mère après s’être aventuré loin d’elle), les rhinos, les crocodiles, les lions, les zèbres, les watusi ou ankole, les girafes (certaines sont filmées s’enlaçant par le cou dans un ballet émouvant), les gnous, les buffles, plusieurs sortes d’antilopes, les impalas, les éléphants et de nombreux oiseaux aux jolies couleurs. Et bien sur le vautour guettant son repas de nettoyeur.
Nous traversons rapidement les villes très encombrées par les taxis locaux, les « Boda Boda » mais nous attardons surtout dans les villages et la brousse où femmes et enfants travaillent, certains cassant des cailloux toute la journée pour empierrer les routes impraticables lorsque surviennent les pluies diluviennes.
Loin de tout, la pauvreté est présente et les villages laissés pour compte sur le plan médical.
Cependant, dans sa majorité la population est souriante, se laissant prendre en photo. Des femmes très belles ont fière allure et les hommes font preuve d’ingéniosité pour transporter leurs marchandises sur des machines improbables, genre de trottinettes en bois appelées « Chukudu » qu’ils poussent au prix d’efforts épuisants. Le métier de « Chukudeur » est très populaire parmi les jeunes.

GHISLAINE BOULANGER ,LOUISE BRABANT