Fédération Française du Lyceum Club International

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Soirée celtique

Date : 25 mars 2019

C’est à une bien originale initiation que nous convie Philip Taylor au Kiltin’ Brewpub, qu’il manage.
En effet c’est de cornemuse dont il va être longuement question, en cette soirée amicale qui réunit plus de 30 convives, pour une fois féminins et masculins !
Accueillis par le maître de céans, portant le kilt traditionnel, « solide comme une barrique de whisky » (selon ses dires), nous nous préparons à vivre une soirée celtique.
Le pub, ouvert depuis bientôt un an, affiche dès l’entrée la couleur, avec ses rideaux écossais rouges, son mobilier typiquement britannique, ses kilts suspendus mis à la disposition des consommateurs.
Ici règnent en maîtres la bière et le whisky sous les formes les plus diverses. Il faut savoir que la bière est brassée sur place par un brasseur professionnel. Les recettes varient au fil des saisons et les tireuses, alignées sur le bar, attestent de la variété de la production. Les sacs de malt stockés sur place témoignent eux aussi de l’authenticité de la démarche.
Mais Philip n’est pas seulement brasseur, il est aussi sonneur ! En effet, après une formation musicale traditionnelle, il est tombé amoureux de… la cornemuse ! L’objet le fascine ; sa conception, son histoire, son usage et sa pratique. La cornemuse se mérite et s’apprivoise. Il faut savoir qu’il faut sept ans pour être sonneur !
Je vous épargnerai tous les détails techniques, sur la fabrication et l’entretien de cette maîtresse exigeante. Philip est incollable et intarissable sur le sujet. Nous retiendrons qu’elle est constituée d’une poche en peau de chèvre (de vache, de mouton ou synthétique), d’un porte-vent en bois et en corne, de drones au nombre de 3 : 2 ténors et une basse et d’une flûte sur laquelle on joue la mélodie. Les matériaux sont multiples : bois exotique, roseau, ivoire et filasse…
Une démonstration d’étanchéité nous est faite grâce au superbe couteau, maintenu au chaud dans la chaussette traditionnelle.

On distingue la musique dite « légère » de la « grande » musique ». Une vidéo nous permet de nous familiariser avec ces deux usages de la cornemuse, destinée historiquement à entraîner les clans au combat.
Puis le maître des lieux nous offre une démonstration de sa virtuosité. Il faut bien reconnaître que le niveau sonore produit et la répétitivité des thèmes demandent un peu d’accoutumance !
Le sonneur est souvent prié d’exercer ses talents en des lieux déserts où les promeneurs éventuels ne cherchent ni le calme, ni la tranquillité !
Cette musique qui est une « musique en mouvement », nécessite à la fois souffle et technique. Elle témoigne d’une culture bien particulière dont les sonneurs se sentent dépositaires et dont ils sont soucieux d’assurer la transmission.
L’instrument, plus que de la musique, génère, à les en croire, de la poésie et permet de passer de l’ombre à la lumière dans une recherche qui s’apparente à une quête de spiritualité.
Pour terminer la soirée en douceur et pour nous remettre de nos émotions musicales, nous partageons une collation basée principalement sur le saumon of course, arrosée de bière brassée at home et de whisky… so scottish !

D.VDB
SOIREE CELTIQUE
25 / 03 / 2019