Fédération Française du Lyceum Club International

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Soirée des voeux

Date : 19 janvier 2019

Pour cette soirée festive, la première de l’année, Dominique nous a généreusement ouvert sa maison de Biviers.
Après l’échange des souhaits traditionnels, Marijke, notre présidente, a pris la parole avec sa chaleur coutumière. Elle s’est félicitée de nous voir si nombreuses, puis a présenté aux nouvelles postulantes Muriel Hannart, vice-présidente internationale pour l’hémisphère nord du LCI, qui nous avait fait le plaisir de participer à cette rencontre.

La compagnie « EXCES THEATRE » de Valence avait été sollicitée pour interpréter une pièce intitulée : « Les Lois de la Gravité », d’après le roman de Jean Teulé.
Deux acteurs s’affrontent sur scène : une dame (Gaboune Barthélemy) et un inspecteur de police (Marcello Nardini).
Il est 23h30, nous sommes dans un commissariat de police de la ville du Havre.
C’est le moment de la fin de la garde pour le policier, il s’est endormi, avachi sur son fauteuil, les pieds sur le bureau. Une femme, quelque peu vieillotte, mais l’air bien décidé, se présente à lui, une valise à la main et s’exclame : « Il y a 10 ans mon mari est décédé, mais il ne s’est pas suicidé, comme il a été écrit dans la déposition. Je l’ai tué ! ».
En rentrant chez lui, il lui aurait fait un chantage, comme il en avait l’habitude, pour obtenir de l’argent.
Il serait soudain monté sur le rebord de la fenêtre en clamant : « Donne-moi du blé, ou je saute ! ». Dans un élan de colère, elle l’aurait poussé.
A cette heure tardive, l’inspecteur, désinvolte, interloqué, met de la mauvaise volonté à s’occuper de cette affaire. Il recherche, malgré tout, le dossier et retrouve la déposition et après quelques instants avoue se souvenir des faits qui remontent à presque à 10 ans.
Il ne comprend pas la démarche de cette personne, qui en avouant ce meurtre, risque d’être condamnée et incarcérée, alors que le crime est presque prescrit.
Il l’incite à ne rien dire, la renvoie, mais elle renchérit de plus belle : « Monsieur, arrêtez-moi ! ».
Alors, comme pour banaliser cette affaire, le policier raconte quelques anecdotes délictueuses de sa propre vie, restées inavouées, qui auraient dû le conduire en prison. Il la somme une nouvelle fois de partir, en vain.
Elle s’exclame alors : « Il faut finir par dire la vérité » !

Durant toute cette pièce, nous avons été confrontées à une femme tourmentée de n’avoir pas avoué la cause réelle du décès de son mari et à un inspecteur de police « véreux » qui cache la vérité sur sa propre vie.
Dire ou ne pas dire ? A chacun de choisir !

Heureusement un magnifique buffet préparé par les unes et les autres nous a permis de nous remettre de cette histoire un peu noire, cocasse malgré tout.
Et la soirée s’est déroulée, comme à l’accoutumée, dans une ambiance agréable et conviviale pour le plus grand plaisir de chacune.
A.G.19,01,2019