Fédération Française du Lyceum Club International

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Visite de l’Hôtel-Dieu-le-Comte

Date : 15 juillet 2018

Ce 28 mai, à l’invitation de Mme Danièle Boeglin, vice-présidente du Conseil départemental de l’Aube (et membre d’honneur du Lyceum), un groupe de lycéennes, accompagnées de quelques conjoints, a eu le privilège de visiter la partie de l’Hôtel-Dieu de Troyes, propriété du département, qui était restée pratiquement inoccupée depuis l’ouverture des Hauts-Clos. Le directeur des Services d’Archives du Département, M. Nicolas Dohrmann, a personnellement présenté l’historique de ces bâtiments, qui ont remplacé au XVIII° siècle la fondation d’Henri le Libéral au XII°, puis exposé le projet d’aménagement de la Cité du Vitrail voulu par le Conseil départemental.

L’Hôtel-Dieu le Comte, cœur de la Cité

Antérieurement, le site universitaire troyen de l’université de Champagne-Ardenne a déjà utilisé la partie septentrionale de l’ensemble, donnant une animation de jeunesse au quartier. Le Département a créé les salles d’exposition temporaire sur la cour d’honneur. Le Centre du Vitrail a réalisé depuis quelques années sa première implantation dans le bâtiment d’angle, près du canal et à côté de l’Apothicairerie, qui dépend de la Ville de Troyes.
Restait la partie de bâtiments du XVIII° siècle située en gros au sud-ouest de l’ensemble, avec la chapelle de l’Hôtel-Dieu amer pour l’entrée dans la tête du Bouchon de Champagne mais impossible à visiter.

Un atout majeur dans l’attractivité de Troyes et de l’Aube.

Ces bâtiments ont évolué au fur et à mesure des besoins de l’hôpital, considéré à l’époque comme un des centres de soins importants en France . Des demi-étages ont été créés pour accroître les surfaces sans bouleverser l’ordonnancement des façades. 
Le Centre du Vitrail va pouvoir s’épanouir dans ces vastes surfaces dont les unes iront aux expositions au public, d’autres à la documentation et à la recherche sur le thème du vitrail. Enfin le projet prévoit les volumes nécessaires aux fonctions administratives et techniques.

Le chantier est lancé, les entreprises ont bien voulu faciliter notre passage. Nous avons ainsi vu concrètement les études de lumière que mène M. Alain Vinum dans les futures salles de présentation sur l’art du vitrail, et pris conscience de la complexité d’un projet qui entend offrir aux visiteurs un contact proche avec l’œuvre d’art et la compréhension de ce qu’est le vitrail, dans un cadre muséographique moderne et rendu accessible (création d’ascenseurs, mais aussi signalétique bilingue français-anglais pour mieux accueillir le tourisme culturel international ).

L’Aube, terre d’excellence du vitrail.

Nous ne mesurons pas encore complètement l’incroyable richesse de patrimoine que recèle le département de l’Aube. Toute une partie se situe dans les églises de campagne, avec de nombreux ensembles du XVI° siècle, mais aussi, du XVII° siècle et sans oublier, ni l’important volet du XIX° siècle, ni la création contemporaine. 
Les circonstances ont fait que Chatres a été doté du premier centre du vitrail en France, mais l’importance de l’apport des maîtres-verriers champenois au cours des siècles et la présence contemporaine d’ateliers de restauration et de création nous hissent également au premier rang en France, illustrée par une superficie totale de vitraux sans égale.
Le Conseil départemental entend valoriser ce patrimoine, aux yeux des aubois, d’abord. Mais aussi pour donner à notre département le rayonnement et l’attractivité que son patrimoine exceptionnel lui autorise.

Une visite émouvante.

Chacune selon sa sensibilité, a pu apprécier les divers volets de cette visite : archéologie monumentale, histoire de la ville, projet culturel et scientifique, atouts de la restauration - nous sommes toutes et tous ressortis admiratifs du travail des charpentiers au dernier étage -, souci d’ouverture d’un patrimoine méconnu … Mais l’émotion était là aussi, quand deux d’entre nous , Odile et Marie-Hélène, ont évoqué leurs souvenirs d’avoir travaillé dans ces murs qui ont connu tant de souffrances humaines, cherchant en ce lieu l’espoir et le réconfort.

Notre parcours s’est terminé par la Chapelle qui, surplombant l’ex pont tournant et l’entrée de la rue de la Cité, a assuré la présence spirituelle : avec son confessionnal et ses fonds baptismaux, elle disait comme tout lieu de culte l’espoir, même si sa fonction dans le deuil des familles d’hospitalisés lui donnait une vocation particulière. Nous y avons, pour beaucoup d’entre nous, découvert un édifice religieux qui retrouvera au cours des travaux son accessibilité et son intérêt par son grand décor du XIX° siècle.

Pour accéder à cette visite, nous étions rentrées par l’accès actuel de la Cité du Vitrail et le curieux jardin suspendu arboré qui surplombe la place du Préau, une découverte pour certains des participants. En traversant les salles d’exposition temporaire, nous nous sommes souvenues d’y être déjà venues par le perron de la cour d’honneur sur laquelle s’ouvre la magnifique grille de la rue de la Cité. Mais à l’achèvement par le quai, l’entrée sera commune à l’Apothicairerie et à la Cité du Vitrail.

C’est donc un bel exemple d’alliance de patrimoine et de modernité, que nous avons ainsi découvert

Chacune et chacun a eu à cœur de remercier Mme Boeglin et M. Dohrmann pour cette visite exceptionnelle. Rendez-vous après l’inauguration !

Marie-Claude Daubigny

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