Fédération Française du Lyceum Club International

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Voyage à Constance

Date : 18 septembre 2018

Marijke avait pris dans le passé contact avec le club de Constance pour le rencontrer et envisager peut-être un jumelage. Mais le club vacillant a périclité et mis la clef sous la porte juste le jour de notre venue. Dommage ! Il ne fut donc plus question de rencontre lycéenne, mais de découvertes touristiques ce qu’accepta malgré une légère déception (on est lycéenne avant tout, n’est-ce pas !) le groupe des cinq : Christine, Sabine, Agnès, Claire, réuni autour de sa présidente.

Départ le 18 septembre et sur proposition de Christine nous visitons la Fondation de l’Hermitage à Lausanne où s’exposent les œuvres d’Henri Manguin, Si sa notoriété fut moindre que celle de ses contemporains Cézanne, Gauguin, Matisse… son goût pour le bonheur allié au sens des couleurs éclate sur ses toiles. « Jeanne sur le balcon de la Villa Demière, Nus sous les arbres, La Sieste » où l ‘orangé de l’étoffe, le vert des feuillages et le violet des ombres se fondent dans une harmonie parfaite. On pourrait demeurer longtemps devant une peinture si inspirante mais l’Hôtel Barbarossa nous attend.
Nous y déposons nos valises et en quelques enjambées rejoignons la place centrale pour repérer une brasserie et y dîner.
Arrêt devant la grande fontaine ornée d’un paon à 3 têtes, représentant les 3 papes qui provoquèrent le Concile de Constance en 1414. Sabine Hudault, l’allemande de coeur et la femme de savoir de notre petit groupe, nous en rappelle les circonstances et nous entraîne sur le port. Là se dresse une statue étrange haute de 10 m qui commémore de façon (très) satirique le souvenir du Concile. Il s’agit d’Impéria, courtisane italienne, d’une main elle tient le pape et de l’autre le roi ! Plus tard nous franchissons le porche roman de Notre Dame de Constance qui accueillit les longs débats du Concile jusqu’en 1448.
Le 19, traversée du lac en bateau pour découvrir Meersbourg, une charmante cité avec ses maisons à colombages, fleuries de géraniums et ses places où s’épanouissent de larges parasols et des cafés qui invitent le visiteur au repos. Nous visitons le Château Neuf, construit sur une hauteur au 18ème et son grand escalier baroque nous enchante.
Seule Sa bine courageusement franchit le pont levis de l’autre château, moyenâgeux celui-là.
La matinée du 20 septembre est consacrée au Domaine d’Arenenberg acheté en 1817 par Hortense de Beauharnais alors en exil. Elle y vécut avec son fils, le futur Napoléon III. L’intérieur respire l’intimité familiale : la chambre à coucher d’Hortense, son salon privé, les portraits de famille,… à l’extérieur une petite chapelle néo-
gothique abrite la statue de la reine à genoux.
Sans vergogne, nous avisons une table de jardin sur la terrasse et tout en profitant d’une vue imprenable sur le lac, nous croquons dans notre sandwich !
L’après-midi, il fait très chaud sur l’île de Reichenau. qui conserve les vestiges d’un monastère bénédictin fondé en 724. Trois églises romanes témoignent de son rayonnement spirituel et artistique. Un guide allemand ouvre les portes de la chapelle St Georges et commente les peintures murales merveilleusement conservées depuis le XIème siècle (Sabine traduit)
Le 21 déjà, pour « couper la route » du retour, Sabine propose une halte au Chaplin’s world à Vevey.
Une belle demeure où habita Charlie Chaplin, Oona et leurs 8 enfants.
Il y vécut les 25 dernières années de sa vie avec bonheur.
« Je suis un type qui a eu de la chance » dira-t-il.
Dès le seuil, Chaplin lui-même nous salue, son chapeau melon à la main
Et pénétrant dans le salon, Christine tout excitée reconnaît Eugène, son fils, en chair et en os. Quelle surprise !
Au fil de la visite, d’autres statues en cire plus vraies que nature nous accompagnent et donnent vie à cette vaste maison.
Nous terminons par les studios où des décors reconstitués rappellent les scènes des films les plus emblématiques.
Agnès rapporte en souvenir une paire de pantoufles vert pommes. C.G. 12.07.2018