Elément constitutif de la personnalité architecturale de Paris, l’hôtel particulier raconte une histoire de la capitale, à travers son évolution topographique dans les différents quartiers de la capitale.

Apparu au Moyen-Age, l’hôtel parisien se développe au XVIe siècle, quand Paris redevient grâce à François Ier une capitale politique où l’Etat monarchique se centralise et se sédentarise ; il faut être à la Cour, près du roi donc à Paris. Son âge d’or se poursuit tout au long des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. Marquant la fin d’une longue histoire,

L‘Entre-Deux-Guerres voit la construction des derniers hôtels. Mais leur usage ne disparaît pas et l’hôtel demeure encore présent dans notre Paris du XXIe siècle (musées, ministères, ambassades,…).

L’exposition se propose de développer cette histoire suivant un triple parcours, dont les éléments et l’esprit se complètent et s’éclairent, afin de pénétrer au coeur du secret des hôtels parisiens.

“C’est une expo sur les Hôtels “particuliers” parisiens. Particuliers depuis le 19ème siècle pour les différencier des hôtels de rapport, avant on parlait de l’hôtel tout court.
Il y a de grandes reproductions de plans anciens de Paris qui permettent de les situer.
Une salle dévolue à chaque pièce importante: l’entrée non meublée, l’antichambre avec des sièges qui permettaient de “faire antichambre”, enfin la chambre où l’on recevait, et même ou l’on dressait la table (avant que le 19ème n’invente la salle à manger en même temps que les couverts à poisson..) et aussi la galerie qui permettait d’exposer les œuvres d’art et, à l’occasion d’organiser des réceptions.
La situation des hôtels entre cour et jardin, ou directement sur rue, la place de l’escalier qui a évolué au fil des siècles.
D’abord plaqué sur la façade du bâtiment, puis intégré dans des tourelles, puis directement dans l’entrée.
Enfin il y a de belles maquettes, qui de l’hôtel de Cluny au défunt Palais Rose, en passant par l’hôtel Lambert, permettent de suivre l’évolution du moyen âge jusqu’à la belle époque.”

Marie Christine Siméon