Seize d’entre nous ont participé à cette belle journée culturelle au sein de paysages et de sites magnifiques, seules les conditions atmosphériques n’étaient pas au rendez-vous…
Argenton/Creuse est située au sud du département de l’Indre (chef-lieu Châteauroux) qui avec le Cher constitue le Berry, province historique de la France jusqu’à la révolution française.
Le Berry tire son nom des « Bituriges », ses habitants gaulois d’avant la conquête romaine. Bourges, sa capitale, précédemment nommée Avaricum, doit aussi son nom à cette peuplade. Les Lémovices, dont nous sommes issus, sont donc juste un peu plus au sud.
Nous connaissions bien sûr toutes Argenton/Creuse ne serait-ce qu’en empruntant l’autoroute A20 en direction de Paris… mais peu d’entre nous s’attendaient à contempler à Saint-Marcel, ville limitrophe d’Argenton, un site gallo romain, oppidum des Bituriges nommé « Argentomagus », découvert et fouillé vers les années 1820.
10h, nous voilà donc, devant le musée d’Argentomagus.

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Notre sympathique guide nous fait d’abord admirer des ruines des 2ème et 3ème siècles de l’occupation romaine : un théâtre où se donnaient des spectacles de pantomimes de 85 mètres de diamètre, qui pouvait contenir plusieurs milliers de personnes et qui domine une vallée très étendue.

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On trouve aussi une villa romaine, une nécropole, une fontaine et des thermes.

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Il est étonnant de voir combien était peuplée cette région dont la richesse provenait de l’eau (présence de la Creuse, rivière très poissonneuse), de minerais de fer (centre métallurgique et manufactures d’armes), de grands espaces propices à l’agriculture végétale et animale (Brenne et champagne berrichonne).

Puis nous visitons le musée archéologique qui rassemble les objets retrouvés sur le site : des statuettes, des poteries, de la verrerie (notamment une fiole à parfum et un biberon !),

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des pièces de monnaie, des jouets, des objets en os, des objets usuels (pour la toilette, l’écriture, la couture, des clés etc), des décors muraux.

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Ce musée se parcourt très subtilement : on y entre par le premier étage où un belvédère offre un point de vue panoramique sur le site romain, puis on descend en pente douce au rez-de-chaussée et à la crypte située au sous-sol où l’on peut admirer une restitution de hutte qui date d’un million d’années …

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et on remonte les étages par un ascenseur !

Nous avons déjeuné à Argenton au restaurant « les diables au thym », avant de nous rendre au musée de la chemiserie et de l’élégance masculine.

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Notre guide, très dynamique, nous a expliqué avec humour l’évolution du costume masculin, notamment de la chemise depuis le moyen âge où elle se cachait jusqu’à nos jours où elle peut être signe d’élégance. En effet ce vêtement, et principalement le col et les manches, ont changé progressivement en fonction de l’évolution de la société.

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Puis c’est avec beaucoup d’émotion qu’elle nous a relaté l’histoire des anciennes manufactures de chemises et de lingerie qui étaient si florissantes (500 ouvrières à Argenton et autant à Saint Marcel il y a 100 ans), industrie qui a souffert bien évidemment de la mécanisation. Un atelier de confection a été reconstitué dans le musée permettant ainsi de suivre les différentes étapes de la fabrication des chemises et aussi la vie quotidienne des ouvrières.

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Nous avons également profité d’une exposition temporaire sur le thème de l’évolution des vêtements liturgiques tous issus des collections du diocèse de Bourges.

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Il était prévu de visiter la ville à pied mais nous sommes sorties trop tard du musée, donc nous sommes reparties directement en covoiturage très sympathique.

Merci à Marie-Joëlle et Christine qui avaient préparé très soigneusement cette journée.