Conférence par Alain Lockhart, Professeur à la retraite des Universités-Praticien hospitalier en Physiologie à la Faculté de Médecine hôpital Cochin/Port Royal de Paris.

L’icône est fondée sur l’incarnation et ne doit pas être regardée comme un œuvre d’art. C’est ce qui est affirmé dés le septième siècle par le canon 82 du concile Quinisexte : « L’icône, tout comme l’écriture, sert à prouver l’incarnation véritable et non illusoire de Dieu le Verbe. Ce que la parole communique par l’ouïe, la peinture le montre silencieusement par la représentation. » L’icône révèle la présence de l’éternité dans le temps présent. Dans l’icône le sujet l’emporte sur la forme. L’exigence spirituelle du rapport au Christ doit l’emporter sur l’esthétisme, les détails superflus et le formalisme L’iconographe ne peut représenter que le Fils, la mère de Dieu, les anges et les saints.
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Mère de Dieu 15è siècle

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Pantocrator 6è siècle

Louise Brabant