Visite du Château de Coat an Noz

Vendredi 15 Novembre

Construit au milieu du XIX°, le château de Lady Mond à Belle-Isle-en-Terre a connu de très nombreux propriétaires avant d’être acquis par la famille Moreau qui l’a sauvé de la ruine.

Suivra la visite de l’église de Loc-Envel et de son cimetière attenant où sont enterrés des Princes.
La pause déjeuner se fera au « Kerado » à Plougonver avec, au retour, un arrêt à la biscuiterie Menoux où sont exposés les objets des métiers d’autrefois.


Galette des Reines

galette_des_rois.pngGalette des Reines

Le Lycéum vous offre ce moment convivial pour bien commencer l’année !

Merci à chacune d’apporter un petit cadeau….comme celui qu’elle aimerait
recevoir !

Rendez-vous au Lycée Hôtelier de Saint-Quay Portrieux, 10 rue Pierre Loti


Bol de riz

Comme chaque année, un convivial déjeûner, « Le bol de riz », a réuni bon nombre d’entre nous, permettant de rassembler la somme de 600 euros.

Cette obole a été attribuée au foyer TY COAT de Saint-Brieuc et un chèque remis par notre présidente Marie Madeleine Roussel, accompagnée de quelques amies du club.
Ce foyer de vie, dont l’organisme gestionnaire est l’ADEPEI des Côtes d’Armor, accueille des adultes handicapés disposant d’une certaine autonomie mais ne pouvant pas exercer d’activité professionnelle, même en milieu protégé.

Ce foyer propose aux résidents des activités très diverses, afin de lutter contre la régression, de favoriser le développement des capacités de chacun et l’estime de soi.
Nôtre don a contribué au financement d’un atelier « Cirque » auquel les résidents ont activement participé avec beaucoup d’enthousiasme et de bonheur !

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DEVINE QUI VIENT DINER

DVD ou Devine qui Vient Dîner
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Joëlle Du Fou De Kerdaniel se fera un plaisir d’accueillir les 8 premières Lycéennes qui se manifesteront auprès d’elle. Vous déciderez ensemble de ce que vous apporterez pour participer à ce repas !

Contacter votre hôtesse avant le 12 octobre au 06.12.28.01.8


Mosaïques d’Odorico et Martin Parr

Jeudi 15 octobre, un convoi se dirige vers Rennes : 12 lycéennes, masquées et déterminées, exceptionnellement accompagnées de 3 valeureux maris. Le but de l’expédition : Odorico, ou l’Italie en Bretagne.

Odorico, c’est l’histoire d’une dynastie de mosaïstes sur deux générations : 1882-1914 d’une part et 1914-1945 d’autre part. Deux frères, Vincent et Isidore Odorico, deux artisans mosaïstes talentueux, quittent Séquals, leur village du Frioul, pour la France, terre vierge de mosaïque, fuyant le marasme économique de leur région. Ils participent à la construction de l’Opéra Garnier à Paris sous la direction de leur compatriote, le réputé mosaïste Facchina. Celui-ci a remporté le chantier grâce à sa nouvelle technique : la céramique inversée, nettement plus rapide et donc moins onéreuse.

Après l’inauguration de l’Opéra, qui a fait connaître la mosaïque et leur savoir-faire, les deux frères travaillent à Tours pendant un an chez Novello, puis s’associent pour créer leur entreprise à Rennes en 1882. Ils excellent dans la reproduction d’œuvres classiques et bénéficient de l’essor du tourisme en Bretagne ainsi que la prise de conscience de l’hygiène. Ils savaient incorporer de petites pates de verre qui font ressortir les couleurs en jouent sur la lumière. Les commandent affluent. Quoi de plus facile que de lessiver ces surfaces à grande eau … Auprès des particuliers d’abord « paillassons » et couloirs des maisons, des magasins pour les sols et les façades, notamment boucheries et poissonneries, les salles de bain qui s’installent dans les maisons, les bains-douches, les piscines…Mais aussi les blocs-opératoires !

A partir de 1914, Isidore fils transforme l’artisanat en mosaïque artistique et industrielle : il a fréquenté l’école des Beaux-Arts de Rennes et voyagé en Europe centrale, où l’Art Déco est très en vogue. En 1992, il épouse Marcelle Favret, fille du mosaïste Pietro Favret. Ensemble ils participent à de nombreux chantiers, en collaboration avec des architectes et des artistes. L’entreprise compte alors jusqu’à 140 ouvriers, avec des succursales à Nantes, Angers, Dinard. Dans le grand Ouest, on répertorie 122 villes possédant des œuvres d’Odorico.

Mais la mosaïque devient peu à peu désuète, remplacée par le carrelage, le linoléum et la moquette. En 1945, Isidore Odorico décède et lui succède Pierre Janvier, un contremaitre, jusqu’à la fermeture de l’entreprise en 1978. Ce dernier a fait don au Musée de Bretagne de 999 dessins, esquisses, calques créés par la famille Odorico et ses successeurs.

Sous la houlette de notre guide passionné, nous avons déambulé dans le centre de Rennes pour découvrir d’abord les paillassons des maisons, la magnifique façade de l’ancienne épicerie Valton, rue d’Antrain. Autour de la place de la mairie, le sol sobre du Panthéon, les couleurs chatoyantes des sols des magasins avec leurs motifs en cercles, les tesselles des façades des magasins aux tons dégradés rappelant les pixels d’aujourd’hui. Petite « mise en bouche avant la découverte de la piscine St Georges, inaugurée en 1926, classée aux Monuments Historiques en 2016 et toujours en activité, pour le sport mais aussi comme lieu de festivités. Ses murs sont tapissés de dégradés de bleus, ses bassins de vert, jaune et marron. En 2017, elle fit déclarée 8ème plus belles piscine du monde à l’occasion d’une exposition temporaire : c’est la Lune géante de Luke Jerram.

Nous terminons notre visite dans le quartier St Helier devant la maison d’Odorico, construite en 1939 dans le style Art Déco, sur l’emplacement de l’ancien atelier.

Si vous voulez illustrer et/ou poursuivre cette aventure, taper « Odorico » sur le moteur de recherche et vous aurez la surprise de découvrir moultes articles et vidéos passionnantes. Sinon, de jolies balades à pieds à St Brieuc, Etables, Erquy, St Quay ou Dinard, pour re-découvrir ces œuvres près de chez vous.

Encore éblouis par la lumière des mosaïques, nous quittons le centre minéral de Rennes pour son faubourg arboré de Beauregard et le FRAC. Magnifique Musée contemporain, dessiné par Odile Decq, née à Laval en 1955, et inauguré en 2012. Le bâtiment juxtapose l’œuvre monumentale d’Aurélie Nemours : « L’alignement de XXI°siècle »de 72 stèles. L’unique sculpture de l’artiste, sa dernière œuvre et sa conclusion. Elle décède en 2015 à l’âge de 94 ans.

Le FRAC a pour orientation l’abstraction au sens large, la réflexion sur le statut de l’image contemporaine. Nous avons découvert l’exposition du britannique Martin Parr, photographe chroniqueur de notre temps

. Ses photographies aux couleurs criardes sont originales et divertissantes, bienveillantes ou acerbes. C’est un tour du monde qui nous monter de manière perspicace la façon dont nous visons, nous présentons aux autres et à quoi nous donnons de l’importance : loisirs, consommation et communication. Humour et désolation…

Chantal Martin


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EXPOSITIONS ODORICO ET PARR A RENNES

Rendez-vous devant l’Office de Tourisme, 1 rue Saint Malo à Rennes pour une visite guidée d’1h30 pour découvrir les mosaïques d’Odorico qui a laissé son empreinte en décorant de nombreux bâtiments de la Ville.
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Déjeuner au Fonds Régional d’Art Contemporain (FRAC) puis visite de l’exposition de l’artiste anglais Martin Parr, à travers 500 photographies colorées, décalées et pleine de dérision. Coût de la journée 30€/personne.
Le nombre de participantes est limité à 20 personnes. Covoiturage possible.
Merci d’informer Christiane André par mail avant le 5 octobre de votre participation andre.christiane2276@gmail.com


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MUSEE IMAGINAIRE

Ce nouvel atelier, animé par Marina André, propose aux participantes de présenter un tableau préféré d'un peintre de leur choix, connu ou inconnu, (sujet, histoire, présentation de peintre, raisons du choix ...) et de partager nos impressions autour de cette toile.

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Pour celles qui sont artistes elles-même, le choix peut être porté sur leurs propres œuvres.

Ce jeudi notre hôtesse présentera un tableau de Tamara Lempicka et Danièle Ménard ses propres tableaux.
Le nombre de participantes est limité à 10 personnes
Cette réunion pourra être doublée en cas de nombreuses inscriptions

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QUENTIN AUX CHANDELLES

        Cette jolie petite cité médiévale a connu une importante prospérité , tout particulièrement aux XVIIe et XVIIIe siècle, avec le tissage et le commerce de fines toiles de lin que divers ports exportaient ,notamment Saint-Malo  , essentiellement vers les colonies espagnoles d’Amérique du Sud ; cette prospérité explique la richesse architecturale de la ville
         Nous commençons notre visite guidée par le tympan de la Basilique Notre-Dame de Délivrance , construite au 19ème siècle, à l’emplacement d’une ancienne collégiale : il représente  le patriarche de Jérusalem offrant à Geoffroy Botherel 1 er, seigneur de Quintin, la relique de la Ceinture de la Vierge, ramenée dans la ville au retour de la 7ème croisade avec St Louis . La vierge trône en majesté entre les deux personnages. Cette tradition a fait l’objet d’un culte très important durant plusieurs siècles, animé de nombreux pèlerinages et s'étendant à travers toute la Bretagne. Ce culte persiste encore lors des fêtes mariales.        

  Nous nous dirigeons, par  la Porte-Neuve, vers  les derniers vestiges d’anciennes fortifications et  vers la Tour des Archives ,menaçant de s’écrouler , mais dont la restauration imminente, grâce aux fonds du «loto du patrimoine » de Stéphane Bern, est un grand soulagement pour les  propriétaires du château  et une grande fierté pour les Quintinais.
   Nous déambulons dans le quartier des anciens bâtiments religieux, nombreux à Quintin, admirant au passage les belles demeures et hôtels particuliers de riches négociants :
              - La Chapelle St Yves
             -  Le couvent des Ursulines, maintenant transformé en logements sociaux.  Les Ursulines se consacraient à l’éducation des jeunes filles et aux soins des malades.
La Chapelle du couvent va être restaurée par son actuel  propriétaire.
            -  Le parc Roz Maria, richement arboré, des Pères  Carmes, arrivés en 1621, dont la vocation principale était de contrer un protestantisme très implanté dans la ville et d’éduquer la population à la religion catholique.  Les bâtiments et la moitié du parc sont actuellement une propriété privée transformée en chambres d’hôtes.
            - Par de petites ruelles et venelles, nous arrivons à l’hôtel de ville et à  la place 1830, date à laquelle furent détruites les Halles. Il faut imaginer cette place aux belles maisons à  pans de bois,  fourmillant  autrefois d’une intense activité commerciale.      

      Quintin était également un centre important de haute, moyenne et basse justice.
       Nous retournons vers la basilique. La statue de la Vierge de Délivrance et les ex-voto rappellent  l’intense ferveur avec laquelle les jeunes femmes enceintes venaient prier pour une délivrance heureuse.  Quatre fresques illustrent le don de la ceinture de la vierge, son retour à Quintin et l’incendie de la collégiale.
      Enfin, nous sommes accueillies au château par sa propriétaire, la comtesse de Bagneux. Ce château  est en fait constitué de deux châteaux. Le premier, construit au 17ème siècle est resté inachevé. Au 18ème siècle, le marquis de la Moussaye, beau- frère de Turenne, a construit l’actuel château à partir des communs et des écuries. Ce lieu a vu défiler, au fil des siècles, un long cortège de nombreux personnages de la haute aristocratie. Il accueille actuellement de nombreux visiteurs et des manifestations culturelles permettant le financement de travaux de restauration. Le remplacement de toutes les fenêtres est prochainement envisagé.       

Après une agréable promenade dans le parc,  l’exposition permanente  « les arts de la table » nous permet d’admirer une vaisselle et une argenterie d’époques  diverses. Nous prenons plaisir à  découvrir un  amusant jeu de quiz sur « L’art de bien recevoir », proposé au visiteur à chaque vitrine de l’exposition.
Un apéritif nous est servi dans le parc, puis le dîner aux chandelles, dans une grande salle du château. 

(photo soirée aux chandelles)
Nous terminons la soirée, sous la houlette de la belle-fille de la propriétaire, par la visite de pièces du château, richement meublées. Nous admirons tout particulièrement une charmante collection d’éventails.
Un  « Concours d’ateliers d’art de France »  s’est tenu au château. L’œuvre primée nous a amusées, intriguées, laissées un peu perplexes ...
Merci  à Marie-France, Maryvonne, Christiane, pour l’organisation de cette visite

Béatrice Delafargue