FRANCK ZAL ou la révolution d’un ver marin

Tout commence avec le commandant Cousteau auquel Kranck Zal enfant vouait une grande admiration. Lors de ses études en biologie il rencontre son idole qui lui conseille de faire de l’océanologie. Il s’intéresse à des environnements extrêmes dans les eaux pacifiques pour l’étude d’un ver géant de 4 mètres avant d’arpenter les plages de Roscoff pour observer un ver plus petit, celui-là, l’arénicole dont l’hémoglobine à des capacités impressionnantes. Elles lui permettent de respirer à la fois sous l’eau et dans l’air, de résister aux changements de température et de lier quarante fois plus d’oxygène que la nôtre, alors qu’elle est deux cent cinquante fois plus petite qu’un globule rouge !

En 2007, il quitte le CNRS et crée sa propre société, Hemarina à Morlaix. Il met au point un transporteur d’oxygène thérapeutique issu de l’hémoglobine extracellulaire d’Arenicola marina. Sa première application, c’est Hemo2life, un additif qui augmente considérablement la durée de vie des greffons car jusqu’alors, la moitié des organes disponibles étaient perdus à cause du manque de temps ou d’un rejet des receveurs. Les essais cliniques menés en 2016-2018 s’avèrent concluants.

Début 2018, le Pr Lantieri utilise son produit pour une greffe totale du visage. Le succès de cette exceptionnelle opération fait le tour du monde. "Je ne ferai plus jamais de transplantation sans ce produit" déclare le chirurgien de l’hôpital Georges Pompidou à Paris. Quant au Pr Carpentier, l’inventeur du premier cœur artificiel Carmat - qui a lui aussi utilisé Hemo2life - il reconnaît que c’est une révolution dans le monde médical!

Hémarina continue de compter sur ses vers, élevés désormais dans sa ferme marine à Noirmoutier.

Franck Zal et ses chercheurs planchent notamment sur plusieurs autres applications : un pansement oxygénant pour mieux cicatriser, une solution pour soigner la drépanocytose, les victimes d’accident vasculaire cérébral, d’infarctus du myocarde ou encore en cancérologie.

PHOTO CLAUDE PRIGENT / LE TELEGRAMME. MORLAIX (29) : Hemarina est une entreprise privée basée à Morlaix et spécialisée dans les biotechnologies et axée sur la recherche et le développement de transporteurs d'oxygène pour des applications médicales . Hemarina veut proposer une solution permettant de pallier la pénurie des dons sanguins grace à l' hémoglobine extracellulaire du petit ver marin nommé Arenicola marina . Société de biotechnologie Hemarina . Arenicola marina , ver marin à partir duquel est fabriqué un substitut sanguin destiné à remplacer le sang ou assurer une meilleure conservation des organes avant transplantation , sang , laboratoire .

Il nous a également confié combien la recherche fondamentale est ingrate et que toute innovation est taxée soit de « ridicule », de « dangereuse » ou de «  tu n’es pas le premier à y avoir pensé !». Et de nous citer quelques exemples comme l’ARN messager, trouvé il y a 36 ans, et appliqué seulement aujourd’hui ou encore la pénicilline, découverte dans les années 20 par Fleming qui n’a reçu le prix Nobel qu’en 1943 !

Une chose est sûre : nous ne verrons plus jamais de la même façon les tortillons des arénicoles sur la plage .

Un immense merci à ce « grand monsieur », qui nous a nous a laissées admiratives par la modestie avec laquelle il parle de sa découverte et de ses applications, ainsi que pour la grande clarté qui a émaillé sa conférence !

Marie-France Delahaye


GENEVIEVE DE GAULLE-ANTHONIOZ, UNE VIE DE RESISTANCE

Nièce du général de Gaulle, résistante rescapée de Ravensbrück, mère de famille, présidente d'ATD Quart Monde…, Geneviève de Gaulle-Anthonioz (1920-2002) a mené une vie de combat, de résistance, de passion pour l’humain, pour la justice.

25 octobre 1920 Geneviève de Gaulle naît dans une famille aisée et cultivée. Son père, Xavier de Gaulle, frère du Général de Gaulle, lui communique l’« atypisme » de la famille de Gaulle. La perte de sa mère, en 1925, est la première grande douleur de Geneviève. Son père épouse à Rennes en seconde noces le 22 décembre 1930, une petite-cousine de sa première femme, Armelle Chevallier-Chantepie, avec qui il a deux enfants.

Lorsque la Sarre devient allemande, la famille de Gaulle quitte Metz pour habiter Rennes, 10 rue de Robien,jusqu’en juin 1938 où Geneviève est étudiante en histoire. Elle est repliée à Paimpont avec sa grand-mère quand arrivent les 1ers soldats allemands à Rennes. L'armistice du 22 juin 1940, préconisé par Pétain contredit en tout point sa vision de l'honneur, elle décide de faire « quelque chose ». L'action de son oncle à compter du 18 juin 1940 la conforte dans son engagement au sein de la résistance, où elle s'emploiera à faire connaître son action. 

À Rennes, elle déchire les affiches de l’occupant, fabrique des petites croix de Lorraine et arrache, du pont de la Vilaine, un fanion nazi qu’elle rapporte chez elle comme trophée.

1941à Paris, étudiante à la Sorbonne, elle rejoint le réseau du Musée de l’homme, un des premiers mouvements de la Résistance française à l'occupation allemande. Elle rejoint le réseau Défense de la France (1943) dont l’activité est centrée sur la diffusion d’un journal clandestin, créé en juillet 1941 par un groupe d'étudiants parisiens.

20 juillet 1943Geneviève tombe dans un piège tendu 68 rue Bonaparte, à la librairie Au Vœu de Louis XIII, lieu de résistance anti-nazie. Après 6 mois à la prison de Fresnes, elle est transférée au camp de Compiègne, antichambre de la déportation. 

3 février 1944 après 3 jours d’un atroce voyage, elle arrive au camp de femmes de Ravensbrück, à 80 km au nord de Berlin, créé par l’Allemagne nazie en 1939. Geneviève se voit attribuer le matricule 27 372. Une expérience qui la marquera profondément et longtemps elle ressentira crûment la douleur pour pouvoir la traduire en mots. 

27 et 28 avril 1945, les SS ordonnent à toutes les prisonnières d’évacuer le camp, c’est la marche de la mort. 3000 femmes malades et complètement exténuées restent au camp. Geneviève est remise à la frontière suisse, à son père, devenu consul général de France à Genève. Elle rentre des camps pratiquement aveugle et ne pesant plus que 44kg.

À Genève, elle rencontre Bernard Anthonioz, résistant savoyard, éditeur et ami d’Aragon, proche d’André Malraux. Il lui fait découvrir l'art contemporain. 

Très vite après la Libération, Geneviève crée l’Association des Anciennes Déportées et Internées de la Résistance avec Marie-Claude Vaillant-Couturier, et elle y noue d’indéfectibles amitiés avec des camarades de toutes opinions.

1958une rencontre fait bifurquer sa nouvelle existence. Au cours d’un dîner, Geneviève de Gaulle-Anthonioz fait la connaissance du Père Joseph Wresinski fondateur de ATD (Aide à Toute Détresse). Elle s’engage à fond contre la déshumanisation à l’œuvre chez les plus pauvres comme chez les déportés et en 1964 elle est propulsée à la tête du mouvement en France.

9 juin 1987, fidèle à ce devoir vis-à-vis de nos camarades qui, elles, étaient mortes, elle témoigne sur Ravensbrück au procès de Klaus Barbie dans la salle des assises de Lyon.

A la mort du Père Wresinski, en 1987, Geneviève de Gaulle-Anthonioz reprend seule le combat du fondateur d’ATD Quart-Monde, pour une loi de lutte contre l’exclusion

16 février 1998 Geneviève de Gaulle-Anthonioz, titulaire de la Croix de guerre et de la Médaille de la Résistance, devient la 1ère femme à recevoir la dignité de Grand-Croix de la Légion d’honneur. Elle invite à la cérémonie sa famille, ses compagnes de Résistance et les pauvres du quart monde.

9 juillet 1998, elle se retire et demande à devenir Volontaire permanente du mouvement. 

Septembre 1998, elle abandonne la présidence d’ATD Quart-Monde.

Elle décède à Paris, à l’âge de 81 ans, jeudi 14 février 2002, d'une longue maladie.

Sa mort entraîne une réaction unanime de tristesse et de regret. Chacun pressent indistinctement qu'une personnalité exceptionnelle vient de disparaître, dont l'action fut lumineuse et universellement reconnaissable. 

Elle n'avait pas souhaité de manifestations trop officielles pour ses funérailles. Selon son vœu, elle repose dans un petit cimetière de Haute Savoie, près de son mari. 

27 mai 2015 Geneviève Anthonioz de Gaulle, 13 ans après sa mort, entre au Panthéon.

Résistante et déportée, elle a été une militante des droits humains jusqu’au bout de sa vie, et même au-delà à travers l’héritage qu’elle nous lègue. Femme d’exception qui a toujours refusél’inacceptable.

« Moi, une héroïne ? Sûrement pas. Les héros et les héroïnes sont des gens d’exception, j’appartiens à ce qu’on peut appeler les braves gens, je suis une brave femme, pas beaucoup plus ». Geneviève de Gaulle-Anthonioz

Michelle Brieuc


Bol de riz

Comme chaque année, un convivial déjeûner, « Le bol de riz », a réuni bon nombre d’entre nous, permettant de rassembler la somme de 600 euros.

Cette obole a été attribuée au foyer TY COAT de Saint-Brieuc et un chèque remis par notre présidente Marie Madeleine Roussel, accompagnée de quelques amies du club.
Ce foyer de vie, dont l’organisme gestionnaire est l’ADEPEI des Côtes d’Armor, accueille des adultes handicapés disposant d’une certaine autonomie mais ne pouvant pas exercer d’activité professionnelle, même en milieu protégé.

Ce foyer propose aux résidents des activités très diverses, afin de lutter contre la régression, de favoriser le développement des capacités de chacun et l’estime de soi.
Nôtre don a contribué au financement d’un atelier « Cirque » auquel les résidents ont activement participé avec beaucoup d’enthousiasme et de bonheur !

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DEVINE QUI VIENT DINER

DVD ou Devine qui Vient Dîner
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Joëlle Du Fou De Kerdaniel se fera un plaisir d’accueillir les 8 premières Lycéennes qui se manifesteront auprès d’elle. Vous déciderez ensemble de ce que vous apporterez pour participer à ce repas !

Contacter votre hôtesse avant le 12 octobre au 06.12.28.01.8


Mosaïques d’Odorico et Martin Parr

Jeudi 15 octobre, un convoi se dirige vers Rennes : 12 lycéennes, masquées et déterminées, exceptionnellement accompagnées de 3 valeureux maris. Le but de l’expédition : Odorico, ou l’Italie en Bretagne.

Odorico, c’est l’histoire d’une dynastie de mosaïstes sur deux générations : 1882-1914 d’une part et 1914-1945 d’autre part. Deux frères, Vincent et Isidore Odorico, deux artisans mosaïstes talentueux, quittent Séquals, leur village du Frioul, pour la France, terre vierge de mosaïque, fuyant le marasme économique de leur région. Ils participent à la construction de l’Opéra Garnier à Paris sous la direction de leur compatriote, le réputé mosaïste Facchina. Celui-ci a remporté le chantier grâce à sa nouvelle technique : la céramique inversée, nettement plus rapide et donc moins onéreuse.

Après l’inauguration de l’Opéra, qui a fait connaître la mosaïque et leur savoir-faire, les deux frères travaillent à Tours pendant un an chez Novello, puis s’associent pour créer leur entreprise à Rennes en 1882. Ils excellent dans la reproduction d’œuvres classiques et bénéficient de l’essor du tourisme en Bretagne ainsi que la prise de conscience de l’hygiène. Ils savaient incorporer de petites pates de verre qui font ressortir les couleurs en jouent sur la lumière. Les commandent affluent. Quoi de plus facile que de lessiver ces surfaces à grande eau … Auprès des particuliers d’abord « paillassons » et couloirs des maisons, des magasins pour les sols et les façades, notamment boucheries et poissonneries, les salles de bain qui s’installent dans les maisons, les bains-douches, les piscines…Mais aussi les blocs-opératoires !

A partir de 1914, Isidore fils transforme l’artisanat en mosaïque artistique et industrielle : il a fréquenté l’école des Beaux-Arts de Rennes et voyagé en Europe centrale, où l’Art Déco est très en vogue. En 1992, il épouse Marcelle Favret, fille du mosaïste Pietro Favret. Ensemble ils participent à de nombreux chantiers, en collaboration avec des architectes et des artistes. L’entreprise compte alors jusqu’à 140 ouvriers, avec des succursales à Nantes, Angers, Dinard. Dans le grand Ouest, on répertorie 122 villes possédant des œuvres d’Odorico.

Mais la mosaïque devient peu à peu désuète, remplacée par le carrelage, le linoléum et la moquette. En 1945, Isidore Odorico décède et lui succède Pierre Janvier, un contremaitre, jusqu’à la fermeture de l’entreprise en 1978. Ce dernier a fait don au Musée de Bretagne de 999 dessins, esquisses, calques créés par la famille Odorico et ses successeurs.

Sous la houlette de notre guide passionné, nous avons déambulé dans le centre de Rennes pour découvrir d’abord les paillassons des maisons, la magnifique façade de l’ancienne épicerie Valton, rue d’Antrain. Autour de la place de la mairie, le sol sobre du Panthéon, les couleurs chatoyantes des sols des magasins avec leurs motifs en cercles, les tesselles des façades des magasins aux tons dégradés rappelant les pixels d’aujourd’hui. Petite « mise en bouche avant la découverte de la piscine St Georges, inaugurée en 1926, classée aux Monuments Historiques en 2016 et toujours en activité, pour le sport mais aussi comme lieu de festivités. Ses murs sont tapissés de dégradés de bleus, ses bassins de vert, jaune et marron. En 2017, elle fit déclarée 8ème plus belles piscine du monde à l’occasion d’une exposition temporaire : c’est la Lune géante de Luke Jerram.

Nous terminons notre visite dans le quartier St Helier devant la maison d’Odorico, construite en 1939 dans le style Art Déco, sur l’emplacement de l’ancien atelier.

Si vous voulez illustrer et/ou poursuivre cette aventure, taper « Odorico » sur le moteur de recherche et vous aurez la surprise de découvrir moultes articles et vidéos passionnantes. Sinon, de jolies balades à pieds à St Brieuc, Etables, Erquy, St Quay ou Dinard, pour re-découvrir ces œuvres près de chez vous.

Encore éblouis par la lumière des mosaïques, nous quittons le centre minéral de Rennes pour son faubourg arboré de Beauregard et le FRAC. Magnifique Musée contemporain, dessiné par Odile Decq, née à Laval en 1955, et inauguré en 2012. Le bâtiment juxtapose l’œuvre monumentale d’Aurélie Nemours : « L’alignement de XXI°siècle »de 72 stèles. L’unique sculpture de l’artiste, sa dernière œuvre et sa conclusion. Elle décède en 2015 à l’âge de 94 ans.

Le FRAC a pour orientation l’abstraction au sens large, la réflexion sur le statut de l’image contemporaine. Nous avons découvert l’exposition du britannique Martin Parr, photographe chroniqueur de notre temps

. Ses photographies aux couleurs criardes sont originales et divertissantes, bienveillantes ou acerbes. C’est un tour du monde qui nous monter de manière perspicace la façon dont nous visons, nous présentons aux autres et à quoi nous donnons de l’importance : loisirs, consommation et communication. Humour et désolation…

Chantal Martin


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EXPOSITIONS ODORICO ET PARR A RENNES

Rendez-vous devant l’Office de Tourisme, 1 rue Saint Malo à Rennes pour une visite guidée d’1h30 pour découvrir les mosaïques d’Odorico qui a laissé son empreinte en décorant de nombreux bâtiments de la Ville.
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Déjeuner au Fonds Régional d’Art Contemporain (FRAC) puis visite de l’exposition de l’artiste anglais Martin Parr, à travers 500 photographies colorées, décalées et pleine de dérision. Coût de la journée 30€/personne.
Le nombre de participantes est limité à 20 personnes. Covoiturage possible.
Merci d’informer Christiane André par mail avant le 5 octobre de votre participation andre.christiane2276@gmail.com


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MUSEE IMAGINAIRE

Ce nouvel atelier, animé par Marina André, propose aux participantes de présenter un tableau préféré d'un peintre de leur choix, connu ou inconnu, (sujet, histoire, présentation de peintre, raisons du choix ...) et de partager nos impressions autour de cette toile.

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Pour celles qui sont artistes elles-même, le choix peut être porté sur leurs propres œuvres.

Ce jeudi notre hôtesse présentera un tableau de Tamara Lempicka et Danièle Ménard ses propres tableaux.
Le nombre de participantes est limité à 10 personnes
Cette réunion pourra être doublée en cas de nombreuses inscriptions

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QUENTIN AUX CHANDELLES

        Cette jolie petite cité médiévale a connu une importante prospérité , tout particulièrement aux XVIIe et XVIIIe siècle, avec le tissage et le commerce de fines toiles de lin que divers ports exportaient ,notamment Saint-Malo  , essentiellement vers les colonies espagnoles d’Amérique du Sud ; cette prospérité explique la richesse architecturale de la ville
         Nous commençons notre visite guidée par le tympan de la Basilique Notre-Dame de Délivrance , construite au 19ème siècle, à l’emplacement d’une ancienne collégiale : il représente  le patriarche de Jérusalem offrant à Geoffroy Botherel 1 er, seigneur de Quintin, la relique de la Ceinture de la Vierge, ramenée dans la ville au retour de la 7ème croisade avec St Louis . La vierge trône en majesté entre les deux personnages. Cette tradition a fait l’objet d’un culte très important durant plusieurs siècles, animé de nombreux pèlerinages et s'étendant à travers toute la Bretagne. Ce culte persiste encore lors des fêtes mariales.        

  Nous nous dirigeons, par  la Porte-Neuve, vers  les derniers vestiges d’anciennes fortifications et  vers la Tour des Archives ,menaçant de s’écrouler , mais dont la restauration imminente, grâce aux fonds du «loto du patrimoine » de Stéphane Bern, est un grand soulagement pour les  propriétaires du château  et une grande fierté pour les Quintinais.
   Nous déambulons dans le quartier des anciens bâtiments religieux, nombreux à Quintin, admirant au passage les belles demeures et hôtels particuliers de riches négociants :
              - La Chapelle St Yves
             -  Le couvent des Ursulines, maintenant transformé en logements sociaux.  Les Ursulines se consacraient à l’éducation des jeunes filles et aux soins des malades.
La Chapelle du couvent va être restaurée par son actuel  propriétaire.
            -  Le parc Roz Maria, richement arboré, des Pères  Carmes, arrivés en 1621, dont la vocation principale était de contrer un protestantisme très implanté dans la ville et d’éduquer la population à la religion catholique.  Les bâtiments et la moitié du parc sont actuellement une propriété privée transformée en chambres d’hôtes.
            - Par de petites ruelles et venelles, nous arrivons à l’hôtel de ville et à  la place 1830, date à laquelle furent détruites les Halles. Il faut imaginer cette place aux belles maisons à  pans de bois,  fourmillant  autrefois d’une intense activité commerciale.      

      Quintin était également un centre important de haute, moyenne et basse justice.
       Nous retournons vers la basilique. La statue de la Vierge de Délivrance et les ex-voto rappellent  l’intense ferveur avec laquelle les jeunes femmes enceintes venaient prier pour une délivrance heureuse.  Quatre fresques illustrent le don de la ceinture de la vierge, son retour à Quintin et l’incendie de la collégiale.
      Enfin, nous sommes accueillies au château par sa propriétaire, la comtesse de Bagneux. Ce château  est en fait constitué de deux châteaux. Le premier, construit au 17ème siècle est resté inachevé. Au 18ème siècle, le marquis de la Moussaye, beau- frère de Turenne, a construit l’actuel château à partir des communs et des écuries. Ce lieu a vu défiler, au fil des siècles, un long cortège de nombreux personnages de la haute aristocratie. Il accueille actuellement de nombreux visiteurs et des manifestations culturelles permettant le financement de travaux de restauration. Le remplacement de toutes les fenêtres est prochainement envisagé.       

Après une agréable promenade dans le parc,  l’exposition permanente  « les arts de la table » nous permet d’admirer une vaisselle et une argenterie d’époques  diverses. Nous prenons plaisir à  découvrir un  amusant jeu de quiz sur « L’art de bien recevoir », proposé au visiteur à chaque vitrine de l’exposition.
Un apéritif nous est servi dans le parc, puis le dîner aux chandelles, dans une grande salle du château. 

(photo soirée aux chandelles)
Nous terminons la soirée, sous la houlette de la belle-fille de la propriétaire, par la visite de pièces du château, richement meublées. Nous admirons tout particulièrement une charmante collection d’éventails.
Un  « Concours d’ateliers d’art de France »  s’est tenu au château. L’œuvre primée nous a amusées, intriguées, laissées un peu perplexes ...
Merci  à Marie-France, Maryvonne, Christiane, pour l’organisation de cette visite

Béatrice Delafargue


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VISITE D'UN ATELIER VITRAIL

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Pour compléter la conférence du 8 avril une visite des ateliers Helmbold aux Corps Nuds près de Rennes est prévue pour découvrir une entreprise spécialisée dans la restauration de monuments historiques et la création de vitrail pour des particuliers.

Durée de la visite 1h30. Coût de l’entrée : 7,50€ par personne à régler sur place.


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CONFERENCE HISTOIRE DU VITRAIL

Marie-France Delahaye abordera « L’Histoire du vitrail, des origines à nos jours » : les grandes étapes de leur évolution jusqu’au renouveau de l’art sacré.

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Rendez-vous à Domitys, 15 rue de la Corderie à Saint-Brieuc. Un goûter suivra offert par le Lycéum.