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BOL DE RIZ

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Joëlle du Fou de Kerdaniel nous ouvre grand le château de Bonabry pour l’occasion. Notre hôtesse offrant le riz, il faudrait de bonnes sauces et environ 15 desserts (découpés en parts si possible) dans un contenant pour simplifier le service! Le Lycéum offre les boissons !

Participation de 15€ par chèque à l’ordre du Lycéum pour financer un projet culturel ou social. Si nous n’êtes pas disponible ce jour là, vous pouvez également adresser un chèque à Mijo.


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ATELIER FEMMES PIONNIERES "JOSEPHINE BAKER"

Danseuse aux Folies Bergères, chanteuse de jazz, actrice, symbole sexuel, résistante et militante des droits civiques... Joséphine BAKER a tout fait, ou presque ! Marie-France Salliou animera cet atelier pour vous faire découvrir toutes les facettes de cette femme exceptionnelle:

- 1906-1925 : un premier apprentissage aux Etats-unis
- Une enfance pauvre à Saint-Louis dans le Missouri

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L'entrée dans le métier
- 1925 : La revue nègre à Paris
- 1926-1939 : Joséphine BAKER, star de Paris : Les Folies Bergère, le casino de Paris
- 1939-1945 : un engagement volontaire dans la résistance dans le 2è bureau où elle fait passer des informations écrites à l'encre sympathique sur ses partitions, est faite sous-lieutenant des troupes féminines auxiliaires de l'armée de l'air française, est décorée de la médaille de la résistance, de la légion d'honneur et de la croix de guerre avec palme.
- 1948-1953 : premier essor des Milandes, réfection de la propriété et aménagement d'un grand parc de loisirs, travaux ruineux
- 1954-1968 : les Milandes siège de la tribu Arc en ciel, Joséphine adopte 12 enfants de couleurs et de religions différentes, elle veut faire des Milandes "la capitale de la fraternité" participe aux Etats-unis à la grande marche de Washington en faveur de l'égalité des droits civiques aux côté du pasteur Martin Luther King
- 1969-1975 : une résurrection artistique, la tribu arc-en-ciel et l'entretien des Milandes, obligent Joséphine à remonter sur scène, les Milandes sont vendus en 1964, elle et sa tribu seront relogés à Roquebrune avec l'aide de Grâce de Monaco et de la Croix Rouge.

Le 8 Avril 1975 elle fait un triomphe au Casino de Paris et elle s'éteint le surlendemain, elle sera enterrée à l'Eglise de la Madeleine où les honneurs militaires lui seront rendus.


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JOURNEES MULTICLUBS

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Mardi 17 Mars : accueil des Lycéennes. Déjeuner au Vacanciel à Binic puis après-midi de travail et d’échanges ; exposé de Michelle Brieuc sur Constance Smedley et présentation de la dimension internationale du Lycéum par Anne-
Marie d’Haucourt. Dîner au Vacanciel.

Mercredi 18 Mars : visite de Paimpol et de l’abbaye de Beauport. Déjeuner à l’Islandais. Départ et /ou visite de Tréguier pour les Lycéennes qui peuvent prolonger leur séjour.

A très bientôt !!!


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Marie-Antoinette, dernière reine de France

De Vienne à Versailles, de l’archiduchesse à la reine

Marie Antoinette est l’un des personnages les plus emblématiques de l’histoire de Versailles et la dernière reine à y avoir habité. Elle a imposé un style de vie à travers le monde. Des millions de visiteurs viennent chaque année retrouver à Versailles l’esprit de Marie Antoinette. Elle naît le 2 novembre 1755. Fille de François Ier de Lorraine, empereur du Saint Empire et de Marie-Thérèse de Habsbourg, Marie-Antoinette partage son enfance entre le palais de la Hofburg à Vienne et le château de Schönbrunn. Elle jouit d’une grande liberté dans une cour peu rigide. C’est une enfant enjouée, joueuse, insouciante. Marie-Thérèse est une mère aimante mais autoritaire, exigeante. Le mariage de ses très nombreux enfants est utilisé comme arme diplomatique pour nouer des alliances aux quatre coins des cours européennes. Aussi accueille-t-elle avec grande satisfaction la demande en mariage de Marie-Antoinette par Louis XV pour le futur Louis XVI.
Le mariage est célébré le 16 mai 1770, en grande pompe à Versailles donnant lieu à de fastueuses festivités. Le dauphin est alors âgé de 16 ans, Marie-Antoinette de 14 ans. La jeune dauphine parle mal le français, méconnaît ou néglige les convenances et l’étiquette. Elle est jugée trop frivole par sa mère qui lui adresse de nombreuses lettres de remontrances et lui prodigue ses conseils. Marie-Thérèse s’inquiète d’autant plus que le mariage n’est pas consommé durant 7 ans. De nombreux pamphlets très hostiles à la Dauphine circulent déjà. On appelle Marie-Antoinette « l’Autrichienne » ou « l’Etrangère », d’autant plus qu’il existe un lourd passif historique entre la France et l’Autriche.marie-antoinette-2.jpg
Louis XV meurt en 1774. Louis XVI et sa jeune reine sont en pleurs et terrifiés : « Mon Dieu, guidez nous, protégez nous, nous régnons trop jeunes ».
Un premier enfant naît enfin en 1778 puis trois autres, dont deux garçons. La succession est assurée. Cette maternité rétablit quelque peu le statut de la jeune reine. De très beaux tableaux exécutés par Mme Vigée Le Brun mettent en scène Marie-Antoinette entourée de ses enfants. Le roi aime à se retrouver en famille et le couple est soudé par une solide affection.
La reine organise de nombreuses fêtes, des spectacles, des concerts. Elle joue beaucoup, notamment au jeu de pharaon, très en vogue, où elle perd beaucoup d’argent. Dotée d’un goût exquis, elle se fait habiller par Rose Bertin. Son coiffeur Léonard échafaude pour elle les coiffures les plus extravagantes et sophistiquées. Toutes les cours européennes veulent imiter celle de France. De nombreux meubles, vaisselles et objets sont commandés pour Versailles, notamment à l’ébéniste Riesener au menuisier Jacob, à la manufacture de Sèvres. Ces commandes participent grandement au rayonnement de la France. Cependant la reine subit d’acerbes critiques pour ces dépenses somptuaires alors que l’État est appauvri.

Celle qu’on appelle déjà « Madame Déficit » lance à partir de 1775, de grands travaux d’aménagements du Petit Trianon construit par Louis XV. Elle y séjourne de plus en plus, désertant la cour et ses contraintes, entourée de ses favoris, notamment la princesse de Lamballe et la comtesse de Polignac, ce qui n’est pas sans créer un grand ressentiment chez les autres courtisans délaissés. Puis elle fait construire le
« Hameau de la Reine » où elle mène avec ses enfants, une vie bucolique. Le roi se prête avec grande indulgence à toutes ces fantaisies. Les critiques se font de plus en plus vives. Un flot de pamphlets circule, déversant contre la reine haine et rancoeur, l’accusant même des débauches les plus odieuses. La propre tante et les frères du roi ne sont pas en reste dans ce domaine !
L’année 1789 met fin au bonheur de la famille royale. En juin le dauphin meurt. C’est donc le deuxième fils du couple royal qui devient dauphin, le futur Louis XVII. Le chagrin est immense: «Je ne cesse de dévorer mes larmes» écrit Marie-Antoinette.
En octobre c’est le départ de Versailles pour les Tuileries où la famille royale est gardée sous haute surveillance par La Fayette. Cette épreuve resserre les liens familiaux.marie_antoinette.jpg
En juin 1791, le danger croissant, c’est la tentative de fuite à l’étranger, avec la complicité notamment d’Axel de Fersen, du couple royal, de leurs enfants et de Madame Elisabeth, sœur du roi. Arrêtée à Varennes, la famille royale regagne Paris. Les conséquences politiques de cette fuite sont majeures.
En août 1792 la monarchie est abolie et c’est la réclusion au Temple, très éprouvante.
En janvier 1793, le roi est séparé de sa famille, les adieux sont déchirants. Louis « Capet » est jugé puis exécuté le 21 janvier : « Je pardonne à tous mes ennemis le mal qu’ils m’ont fait ». En Août, la reine est elle-même séparée de ses enfants pour séjourner à la conciergerie. La souffrance morale est atroce : « Mes yeux n’ont plus de larmes pour pleurer pour vous, mes pauvres enfants ». Mais elle fait preuve d’une grande dignité et d’un admirable courage face à l’adversité. Celle qu’on appelle « Madame veto » passe devant un expéditif simulacre de jugement, au tribunal révolutionnaire. Accusée de haute trahison et de nombreuses turpitudes, la « veuve Capet » est guillotinée le 16 octobre, après avoir refusé de se confesser à un prêtre assermenté. Sa dépouille est enterrée au cimetière de la Madeleine et sera transférée en 1815 à Saint Denis. II a été retrouvé une lettre de la reine écrite avant sa mort à Madame Elisabeth : « Je suis calme comme on l’est quand on a la conscience tranquille ». Marie-Antoinette est de nos jours une figure emblématique. Sa vie à la brillante cour de France et son triste destin ont inspiré de nombreux livres et films. Le prix des objets lui ayant appartenu atteint des sommets faramineux en salle des ventes !
Un grand merci à Michelle Brieuc pour cette belle évocation !


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MARIE-ANTOINETTE DERNIERE REINE DE FRANCE

De Vienne à Versailles, de l’archiduchesse à la reine

Marie Antoinette est l’un des personnages les plus emblématiques de l’histoire de Versailles et la dernière reine à y avoir habité. Elle a imposé un style de vie à travers le monde. Des millions de visiteurs viennent chaque année retrouver à Versailles l’esprit de Marie Antoinette. Elle naît le 2 novembre 1755. Fille de François Ier de Lorraine, empereur du Saint Empire et de Marie-Thérèse de Habsbourg, Marie-Antoinette partage son enfance entre le palais de la Hofburg à Vienne et le château de Schönbrunn. Elle jouit d’une grande liberté dans une cour peu rigide. C’est une enfant enjouée, joueuse, insouciante. Marie-Thérèse est une mère aimante mais autoritaire, exigeante. Le mariage de ses très nombreux enfants est utilisé comme arme diplomatique pour nouer des alliances aux quatre coins des cours européennes. Aussi accueille-t-elle avec grande satisfaction la demande en mariage de Marie-Antoinette par Louis XV pour le futur Louis XVI.
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Le mariage est célébré le 16 mai 1770, en grande pompe à Versailles donnant lieu à de fastueuses festivités. Le dauphin est alors âgé de 16 ans, Marie-Antoinette de 14 ans. La jeune dauphine parle mal le français, méconnaît ou néglige les convenances et l’étiquette. Elle est jugée trop frivole par sa mère qui lui adresse de nombreuses lettres de remontrances et lui prodigue ses conseils. Marie-Thérèse s’inquiète d’autant plus que le mariage n’est pas consommé durant 7 ans. De nombreux pamphlets très hostiles à la Dauphine circulent déjà. On appelle Marie-Antoinette « l’Autrichienne » ou « l’Etrangère », d’autant plus qu’il existe un lourd passif historique entre la France et l’Autriche.
Louis XV meurt en 1774. Louis XVI et sa jeune reine sont en pleurs et terrifiés : « Mon Dieu, guidez nous, protégez nous, nous régnons trop jeunes ».
Un premier enfant naît enfin en 1778 puis trois autres, dont deux garçons. La succession est assurée. Cette maternité rétablit quelque peu le statut de la jeune reine. De très beaux tableaux exécutés par Mme Vigée Le Brun mettent en scène Marie-Antoinette entourée de ses enfants. Le roi aime à se retrouver en famille et le couple est soudé par une solide affection.
La reine organise de nombreuses fêtes, des spectacles, des concerts. Elle joue beaucoup, notamment au jeu de pharaon, très en vogue, où elle perd beaucoup d’argent. Dotée d’un goût exquis, elle se fait habiller par Rose Bertin. Son coiffeur Léonard échafaude pour elle les coiffures les plus extravagantes et sophistiquées. Toutes les cours européennes veulent imiter celle de France. De nombreux meubles, vaisselles et objets sont commandés pour Versailles, notamment à l’ébéniste Riesener au menuisier Jacob, à la manufacture de Sèvres.
Ces commandes participent grandement au rayonnement de la France. Cependant la reine subit d’acerbes critiques pour ces dépenses somptuaires alors que l’État est appauvri.marie_antoinette-2.jpg
Celle qu’on appelle déjà « Madame Déficit » lance à partir de 1775, de grands travaux d’aménagements du Petit Trianon construit par Louis XV. Elle y séjourne de plus en plus, désertant la cour et ses contraintes, entourée de ses favoris, notamment la princesse de Lamballe et la comtesse de Polignac, ce qui n’est pas sans créer un grand ressentiment chez les autres courtisans délaissés. Puis elle fait construire le « Hameau de la Reine » où elle mène avec ses enfants, une vie bucolique. Le roi se prête avec grande indulgence à toutes ces fantaisies. Les critiques se font de plus en plus vives. Un flot de pamphlets circule, déversant contre la reine haine et rancoeur, l’accusant même des débauches les plus odieuses. La propre tante et les frères du roi ne sont pas en reste dans ce domaine !
L’année 1789 met fin au bonheur de la famille royale. En juin le dauphin meurt. C’est donc le deuxième fils du couple royal qui devient dauphin, le futur Louis XVII. Le chagrin est immense: «Je ne cesse de dévorer mes larmes» écrit Marie-Antoinette.
En octobre c’est le départ de Versailles pour les Tuileries où la famille royale est gardée sous haute surveillance par La Fayette. Cette épreuve resserre les liens familiaux
En juin 1791, le danger croissant, c’est la tentative de fuite à l’étranger, avec la complicité notamment d’Axel de Fersen, du couple royal, de leurs enfants et de Madame Elisabeth, sœur du roi. Arrêtée à Varennes, la famille royale regagne Paris. Les conséquences politiques de cette fuite sont majeures.
En août 1792 la monarchie est abolie et c’est la réclusion au Temple, très éprouvante.
En janvier 1793, le roi est séparé de sa famille, les adieux sont déchirants. Louis « Capet » est jugé puis exécuté le 21 janvier : « Je pardonne à tous mes ennemis le mal qu’ils m’ont fait ». En Août, la reine est elle-même séparée de ses enfants pour séjourner à la conciergerie. La souffrance morale est atroce : « Mes yeux n’ont plus de larmes pour pleurer pour vous, mes pauvres enfants ». Mais elle fait preuve d’une grande dignité et d’un admirable courage face à l’adversité. Celle qu’on appelle « Madame veto » passe devant un expéditif simulacre de jugement, au tribunal révolutionnaire. Accusée de haute trahison et de nombreuses turpitudes, la « veuve Capet » est guillotinée le 16 octobre, après avoir refusé de se confesser à un prêtre assermenté. Sa dépouille est enterrée au cimetière de la Madeleine et sera transférée en 1815 à Saint Denis. II a été retrouvé une lettre de la reine écrite avant sa mort à Madame Elisabeth : « Je suis calme comme on l’est quand on a la conscience tranquille ». Marie-Antoinette est de nos jours une figure emblématique. Sa vie à la brillante cour de France et son triste destin ont inspiré de nombreux livres et films. Le prix des objets lui ayant appartenu atteint des sommets faramineux en salle des ventes !

Un grand merci à Michelle Brieuc pour cette belle évocation !


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CONFERENCE SUR MARIE-ANTOINETTE

Au restaurant Les 4 Saisons, Michelle Brieuc évoquera « Notre dernière reine à Versailles » à l’occasion de la Journée de la Femme.
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Rares sont les personnages historiques qui traversent les époques comme dans un roman. Le lourd destin de Marie-Antoinette n’a pas seulement marqué l’histoire de la France, il continue de nourrir l’imaginaire du monde entier. Il fascine aussi bien les historiens et les écrivains que les peintres et les cinéastes.


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EXPOSITION VELICKOVIC ET VISITE DE MORLAIX

Exposition de la Fondation Leclerc à Landerneau

Vladimir Velickovic est un peintre d’origine serbe. Né à Belgrade en 1935, il meurt en août 2019 à Split, en Croatie. Sa carrière s’effectue en majeure partie à Paris où il acquiert la nationalité française. Son œuvre est de renommée internationale et ses toiles sont exposées sur les cimaises de tous les continents. Cet artiste appartient au «grand style» qui consiste, selon la formule de Nietzsche, à « mépriser la beauté petite et brève ».expo_landerneau_3.jpg
Le peintre a subi, dans son enfance, l’intense traumatisme des atrocités commises par les nazis, et plus tard l’horreur de la fratricide guerre en Yougoslavie. Douloureux souvenirs qui vont forger son regard, hanté par la violence de l’humanité. Ces tableaux, souvent de grand format, se veulent être les « cicatrices de mémoire » de ce que l’homme peut faire à l’homme, le cri des suppliciés et des opprimés. La nature est absente, les paysages sont des champs de bataille en feu. Les corps sont torturés, sans tête ou sans visage, victimes anonymes.expo_morlaix_2-r90.jpg
Les seuls animaux sont des chiens féroces, des rats, et tout particulièrement de sinistres nuées de corbeaux. Le talent du peintre est majeur. La puissance évocatrice de ses toiles est immense. Cette exposition impressionne, dérange, choque, mais aussi passionne.

Déjeuner aux « Bains - Douches » à Morlaix
Ce riant et sympathique restaurant, situé au bord de la rivière, apaise nos émotions de la matinée. Trois maris nous ont honorées de leur présence et nous font bien rire.

Visite commentée de Morlaix
La ville a occupé très tôt une position d’importance, sur le plan militaire et commercial, en raison de sa situation géographique, ce qui explique son riche patrimoine. Les familles nobles et les marchands on fait ériger de belles demeures. Malheureusement la ville, située en bord de mer et au confluent de deux rivières, est fréquemment victime d’inondations.
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Notre guide nous trace l’historique de Morlaix et commente l’architecture de certains bâtiments. Nous admirons notamment la Maison Penanault, manoir urbain du XVIe siècle. Nous pénétrons dans l’une des fameuses « Maisons à pondalez » où sont exposées quelques toiles orientalistes. Ces maisons à pans coupés, typiquement morlaisiennes, sont uniques au monde. Elles ont été construites au XVIe siècle. Un grand escalier intérieur à vis est enrichi de belles sculptures. Des galeries, les " ponts d’allée », desservent les étages, au nombre de trois le plus souvent.
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Morlaix s’enorgueillit également de l’immense et majestueux viaduc qui la traverse.


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EXPOSITION VELICKOVIC LANDERNEAU ET MORLAIX

Rendez- vous à 10h50 à la Fondation Leclerc pour une visite commentée d’une heure de l’exposition Velickovic, peintre, graveur, dessinateur, « artiste tragique ».
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Puis déjeuner à Morlaix au Restaurant Les Bains Douches. L’après-midi à 15h, rendez-vous avec un guide de l’Office de Tourisme à la superbe maison à pondalez pour une courte exposition de tableaux orientalistes «Voyages rêvés ou réalisés en Orient », suivie d’une visite guidée du centre historique de Morlaix. Retour à 17h.


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REGARDS SUR LE LIBAN

GEOGRAPHIE
Le LIBAN est un petit pays encerclé par la Syrie et Israël. 230 km du nord au sud ; 80km d'est en ouest ; 6 millions d'habitants ; 27% de chiites ; 27% de sunnites ; 21% de maronites ; 5% d'arméniens ; 5% de druzes ; 8% de grecs orthodoxes ; 6,5% coptes etc ....sont inclus dans ces chiffres 1 300 000 réfugiés Syriens qui fuient la guerre. C’est le pays du miel et du lait, associé à la richesse et à la profusion. De nombreuses sources font de la montagne libanaise le château d'eau du levant. Le Mont Liban, cette grande arête parallèle au littoral, c'est de là que prennent naissance de nombreux cours d'eau. L'eau est partout. Mais la guerre, la reconstruction, l'urbanisation, le rejet des eaux usées, les pesticides et le non-respect des individus qui jettent leurs déchets dans la nature, ont accéléré l'altération des cours d'eau dépotoirs. 126.jpg
La plaine de la BEKAA, un don du ciel, longue de 120 km sur 10 à 15 km. C'est le grenier du LIBAN .On y cultive blé, vigne, légumes, l'eau est partout; depuis 1970 on y cultive aussi pavot et hachich .....Mais un programme gouvernemental tend à éliminer cette culture. La très belle lumière qui inonde le pays a sans doute amorti la violence des conflits successifs. Difficile à croire au danger sous un ciel aussi bleu et dans une telle douceur de vivre !

HISTOIRE DU LIBAN
Le LIBAN est inclus dans ce que l'on nomme « le croissant fertile ». C'est dans ce croissant que sont nées les premières civilisations; celles de la domestication, de la vie en société et de l'écriture vers -3200 ans. Byblos est considérée comme la plus ancienne ville bâtie en pierre Les Libanais sont des Phéniciens descendants des Cananéens. L'originalité de ce peuple réside dans leur dynamisme. Ils égrenèrent la côte de cités marchandes autonomes. Ces cités étaient dirigées par 1 roi, toutes indépendantes les unes des autres comme Batroum, Byblos, Beyrouth , Sidon ou Saïda, Tyr, Arados, Ugarit en Syrie, Sebaste en Turquie etc... Ces Phénitiens se sont illustrés par la diffusion de l'alphabet; ce système de 22 signes ; il convient de rappeler ici que ce sont les Syriens les initiateurs de cette graphie, reprise et diffusée par les phénitiens de Byblos -1300/1200 ans A V J C. Puis les ils subissent la domination des Assyriens, et des Babyloniens au 7 siècle avant Jésus Christ, avec le siège de TYR pendant 13 ans par Nabuchodonosor.
De - 555 à - 332: domination Perse par Cyrius, Darius .....puis en -332 Alexandre le Grand envahit la Perse. La ville de TYR résiste 7 mois, elle payera sa résistance par le massacre de sa population. -323 mort : d'Alexandre le Grand : ses disciples se partagent le territoire. Le LIBAN tombe dans les mains des Séleucides Au premier siècle après Jésus Christ le LIBAN tombe dans les mains des romains
L'empire romain est alors partagé en pars occidentalis avec Rome comme capitale, et en pars orientalis avec Byzance comme capitale
De 395 à 63 : domination Byzantine. C'est l'époque ou le christianisme se propage mais où apparaissent également des dissensions entre chrétiens, maronites, Melkites, Nestoriens.... 36.jpg
La région se couvrit d'églises, de monastères. Mais comme il fallait s'y attendre les persécutés chrétiens devinrent des persécuteurs; les idoles païennes furent abandonnées et renversées comme BAALBECK et Héliopolis. Les vieilles croyances bédouines furent ridiculisées comme le culte de la pierre noire. Ce culte a perduré en ARABIE comme en témoigne « la pierre noire » de la Mecque respectée par les musulmans. En 551 un séisme ravage la côte méditerranéenne faisant de nombreuses victimes et détruisant la plupart des temples et constructions, et pendant que les chrétiens débattaient de la nature du Messie et s'épuisaient en querelles byzantines, un séisme idéologique couvait dans les sables du désert d'Arabie : l'ISLAM, cette nouvelle religion révélée à MAHOMET. Cette nouvelle religion se
voulait universelle, elle appela tous les chrétiens, les juifs, et tous les croyants à se réunir : « la Umma ». Mais l'osmose ne se réalisa pas. Les musulmans eurent recours au « JIHAD » guerre religieuse
660 - 750: la conquête par les arabes fut foudroyante . Les Byzantins furent éprouvés par les razzias lancées par les cavaliers musulmans ; puis les musulmans durent affronter l'hérésie et les luttes intestine, la succession du prophète provoqua un schisme, la communauté musulmane se divisa en sunnites et chiites, les seconds persécutés par les premiers. 750 -977 les byzantins récupérèrent leurs anciennes possessions. Il récupèrent le littoral libanais mais ne parviennent pas à libérer le tombeau du Christ à Jérusalem. Ce sera la raison invoquée par l'église pour organiser les croisades.

LES CROISADES
1098 -1291 : Le pape URBAIN II en 1095 lance un appel à la chrétienté afin de venir en aide aux frères d'Orient. Ce fut le début d'une grande aventure qui dura 2 siècles. L'empreinte des croisés est partout au LIBAN : l'église St JEAN à Beyrouth transformée en mosquée ; le château ST GILLES à TRIPOLI. Chaque port du Liban a son château ou sa citadelle construite par les croisés.
Les croisés comptaient de petites centaines de chevaliers qui tout au long de leur aventure hasardeuse devaient conduire, encadrer, nourrir, protéger une multitude de « pèlerin » hommes , femmes, enfants. Chaque année plusieurs flottes de grosses galères et de navires d'Italie , de Provence, de Catalogne amenaient des centaines de pèlerins qui, bien souvent, se battaient aux côtés des chevaliers et des hommes de pieds ou aidaient à la construction des châteaux . Anglais , Flamands, Allemands, Scandinaves ont armé des flottes pour la guerre et apporter leur aide aux Francs de terre sainte. Cette entreprise fut un échec. Les pertes en homme et en argent furent considérables !

LES MAMELOUKS et LES TURCS
En se libérant des Francs les Arabes ne pensaient pas tomber sur un ennemi redoutable : les Mamelouks : milice composée d'esclaves des turcs, des slaves, des tcherkesses originaires du Caucase. Ils ne remirent pas en question le commerce des ports du Liban. Au contraire ils le favorisèrent, en leur permettant de construire des entrepôts où l'on pouvait trouver tout ce dont l'Orient était demandeur: fer, bois, laine, poix ; et inversement on expédiait vers l'Occident : or, épices, porcelaines, soieries, gaze de GAZA , mousseline de Mossoul, le damas de Damas , le baldaquin de Bagdad ......

LES OTTOMANS
En 1516 sous le règne de SELIM I le LIBAN est annexé à l'empire OTTOMAN. 1590 – 1630 : l'émir FAKR ed DINE unifie la montagne libanaise. Reprise par les Turcs 1788 -1840 : l'émir Béchir II allié avec l'Egypte parvient à son tour à unifier le Liban. Mais la fin de son règne est marquée par des affrontements communautaires entre Druzes et Chrétiens. 1860 : nouveaux affrontements et massacres de Chrétiens. La FRANCE décide d'intervenir en tant que protecteur autoproclamée des Maronites, sous Napoléon III La première guerre mondiale met fin à l'empire OTTOMAN En 1920: les alliés se partagent les dépouilles de l'empire Ottoman Les Anglais s'installent en Mésopotamie, Irak, Palestine Les Français reçoivent l'administration de la Syrie et du LIBAN

LE MANDAT FRANCAIS
L'administration coloniale s'employa à tracer les frontières et à créer un état communautaire. En 1926 la constitution libanaise stipulait que les communautés seraient équitablement représentées dans les emplois publics et dans les ministères. En 1946 la FRANCE se retire. 14-2.jpg
En 1943: proclamation de l'indépendance. Béchara el Khoury et SOLH posent les grandes lignes du pacte national qui établissent l'égalité entre les communautés : à savoir : chiites, sunnites, maronites. 1958 : guerre civile et intervention Américaine sur demande du président Camille CHAMOUN Il faut reconnaître au pays des cèdres le mérite d'avoir accueilli tout ce que la région comptait comme réfugiés ou exilés: Arméniens (1916) Palestiniens (1948 ) à la création de l'état d'ISRAEL , Syriens, Kurdes etc ...

LES GUERRES AU LIBAN
Il est difficile de résumer la guerre qui éclata en 1975. Ses causes, ses manifestations sont multiples. Elle fut sûrement l'expression du rapport de force entre notamment la Syrie, Israël, le Liban et l'O L P et sur le plan interne, entre les communautés, partis, leaderships politiques avec toujours au centre la question palestinienne. Le problème palestinien se greffait sur un clivage communautaire interne à la société libanaise en crise. Le clientélisme et la corruption de la classe politique, mais aussi l'instabilité régionale achevaient de miner le terrain libanais. La triste guerre du LIBAN a constamment changé de forme, de protagonistes et d'enjeux. Il y a transposition de tous les conflits de la région sur le sol libanais et les différentes communautés sont appuyées par des pays extérieurs. Le HEZBOLLAH, chiite est soutenu par l'IRAN. L'ARABIE Saoudite soutient les SUNNITES.
La constitution libanaise ne favorise pas l'entente entre les différentes communautés :
- Le président doit être chrétien maronite il est élu pour 6 ans - Le chef des armées doit être maronite - Le premier ministre est sunnite - Le président de l'assemblée est chiite - Le vice-président du conseil des ministres est grec orthodoxe - Les députés sont au nombre de 124 répartis entre : sunnites, chiites , maronites, arméniens ,
druzes. Ils sont élus pour 4 ans.
Il faut savoir que votre appartenance à tel communauté et votre confession sont indiquées sur votre carte électorale. Ces notifications apparaissaient également sur votre pièce d'identité, mais cela a été supprimé il y a seulement quelques années.

LE LIBAN D'AUJOURD 'HUI
Fait face à une crise politique, économique et humanitaire. Le gouvernement est partisan d'une dissociation vis à vis du conflit Syrien. Il estime que le Liban ne doit pas prendre parti ni pour Bachar al Assad, ni pour l'opposition syrienne. C'est la participation active du Hezbollah au conflit syrien qui divise la population et la classe politique; le parti chiite et les chrétiens sont convaincus que la présence du Hezbollah en Syrie permet de sécuriser les frontières du LIBAN, face aux tentatives d'entrée sur le territoire des combattants djiadistes. Les adversaires du Hezbollah, quant a eux, lui reproche d'exporter le conflit syrien sur le territoire libanais. Avec 1.300.000 syriens sur le territoire, le liban est confronté à une crise humanitaire et économique : 30% de chômage .Le pays est au bord de la faillite.

ART ET CULTURE AUX PAYS DES CEDRES
Situé aux portes de l'orient, le Liban a de tout temps été très visité. Son patrimoine historique est riche et abondant : Phéniciens, Perses, Grecs, Romains, Croisés, Ottomans, Français etc... autant de peuples ou d'armées, d'envahisseurs ou d'alliés, dont les libanais ont conservés la mémoire et dont les nombreux sites archéologiques témoignent. Mais le pays des Cèdres est aussi un Etat moderne. Par son « génie » allié à un esprit d'entreprise et un fort dynamisme, il a pu se relever des années sombres de son histoire Beyrouth a également su restaurer son pouvoir de séduction : lieux branchés ou alternatifs ont redonné aux nuits levantines leur éclat d'autrefois et les visiteurs du jour n'ont que l'embarras du choix entre musées galeries, parcours historiques et complexes touristiques ultramodernes.

En dehors des centres urbains de nombreux sites sont à découvrir :
- BYBLOS: avec ses vestiges romains, amphithéâtre, temple d'ADONIS et château fort et église construits par les croisés - TRIPOLI : château de SAINT-GILLES construit par le comte de Toulouse ; Mosquée de TAYNAL ; Bécharré : Musée GIBRAN
- VALLEE DE KADISHA : avec de nombreux monastères maronites - SAÏDA ou SIDON : château de la mer des croisés transformé en mosquée - TYR : avec 2 temples romains, voie romaine, amphithéâtre, arc de triomphe, arènes, thermes, nécropoles ..... - BAALBECK: le site le mieux conservé avec ses 3 temples fut construit par les romains.

LE LIBAN ET LA FRANCE
De nombreux poètes, romanciers, hommes de lettres, hommes politiques, présidents ont été fasciné par le LIBAN. On peut citer : LAMARTINE qui est venu au LIBAN pour sa fille atteinte de la tuberculose et qui pensait que le climat lui serait bénéfique, mais malheureusement elle est décédée 2 mois après son arrivé. Il a sillonné le LIBAN et nous a laissé de belles descriptions de BAALBECK....Gérard de Nerval... Françoise SAGAN ... Le président CHIRAC : pour son décès il a fait la une de l'Orient du jour « l'ami des jours difficiles » et une journée de deuil national a été décrétée.

Christiane André

Documents joints


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REGARDS SUR LE LIBAN

GEOGRAPHIE
Le LIBAN est un petit pays encerclé par la Syrie et Israël. 230 km du nord au sud ; 80km d'est en ouest ; 6 millions d'habitants ; 27% de chiites ; 27% de sunnites ; 21% de maronites ; 5% d'arméniens ; 5% de druzes ; 8% de grecs orthodoxes ; 6,5% coptes etc ....sont inclus dans ces chiffres 1 300 000 réfugiés Syriens qui fuient la guerre. C’est le pays du miel et du lait, associé à la richesse et à la profusion. De nombreuses sources font de la montagne libanaise le château d'eau du levant. Le Mont Liban, cette grande arête parallèle au littoral, c'est de là que prennent naissance de nombreux cours d'eau. L'eau est partout. Mais la guerre, la reconstruction, l'urbanisation, le rejet des eaux usées, les pesticides et le non-respect des individus qui jettent leurs déchets dans la nature, ont accéléré l'altération des cours d'eau dépotoirs. La plaine de la BEKAA, un don du ciel, longue de 120 km sur 10 à 15 km. C'est le grenier du LIBAN .On y cultive blé, vigne, légumes, l'eau est partout; depuis 1970 on y cultive aussi pavot et hachich .....Mais un programme gouvernemental tend à éliminer cette culture. La très belle lumière qui inonde le pays a sans doute amorti la violence des conflits successifs. Difficile à croire au danger sous un ciel aussi bleu et dans une telle douceur de vivre ! 126-3.jpg
HISTOIRE DU LIBAN
Le LIBAN est inclus dans ce que l'on nomme « le croissant fertile ». C'est dans ce croissant que sont nées les premières civilisations; celles de la domestication, de la vie en société et de l'écriture vers -3200 ans. Byblos est considérée comme la plus ancienne ville bâtie en pierre Les Libanais sont des Phéniciens descendants des Cananéens. L'originalité de ce peuple réside dans leur dynamisme. Ils égrenèrent la côte de cités marchandes autonomes. Ces cités étaient dirigées par 1 roi, toutes indépendantes les unes des autres comme Batroum, Byblos, Beyrouth , Sidon ou Saïda, Tyr, Arados, Ugarit en Syrie, Sebaste en Turquie etc... Ces Phénitiens se sont illustrés par la diffusion de l'alphabet; ce système de 22 signes ; il convient de rappeler ici que ce sont les Syriens les initiateurs de cette graphie, reprise et diffusée par les phénitiens de Byblos -1300/1200 ans A V J C. Puis les ils subissent la domination des Assyriens, et des Babyloniens au 7 siècle avant Jésus Christ, avec le siège de TYR pendant 13 ans par Nabuchodonosor.
De - 555 à - 332 Domination Perse par Cyrius, Darius .....puis en -332 Alexandre le Grand envahit la Perse. La ville de TYR résiste 7 mois, elle payera sa résistance par le massacre de sa population. -323 mort : d'Alexandre le Grand : ses disciples se partagent le territoire. Le LIBAN tombe dans les mains des Séleucides Au premier siècle après Jésus Christ le LIBAN tombe dans les mains des romains
L'empire romain est alors partagé en pars occidentalis avec Rome comme capitale, et en pars orientalis avec Byzance comme capitale
De 395 à 634 : domination Byzantine. C'est l'époque ou le christianisme se propage mais où apparaissent également des dissensions entre chrétiens, maronites, Melkites, Nestoriens....
La région se couvrit d'églises, de monastères. Mais comme il fallait s'y attendre les persécutés chrétiens devinrent des persécuteurs ; les idoles païennes furent abandonnées et renversées comme BAALBECK et Héliopolis. Les vieilles croyances bédouines furent ridiculisées comme le culte de la pierre noire. Ce culte a perduré en ARABIE comme en témoigne « la pierre noire » de la Mecque respectée par les musulmans. En 551 un séisme ravage la côte méditerranéenne faisant de nombreuses victimes et détruisant la plupart des temples et constructions, et pendant que les chrétiens débattaient de la nature du Messie et s'épuisaient en querelles byzantines, un séisme idéologique couvait dans les sables du désert d'Arabie : l'ISLAM, cette nouvelle religion révélée à MAHOMET. Cette nouvelle religion se
voulait universelle, elle appela tous les chrétiens, les juifs, et tous les croyants à se réunir : « la Umma ». Mais l'osmose ne se réalisa pas. Les musulmans eurent recours au « JIHAD » guerre religieuse
660 - 750 la conquête par les arabes fut foudroyante . Les Byzantins furent éprouvés par les razzias lancées par les cavaliers musulmans ; puis les musulmans durent affronter l'hérésie et les luttes intestine, la succession du prophète provoqua un schisme, la communauté musulmane se divisa en sunnites et chiites, les seconds persécutés par les premiers. 750 -977 les byzantins récupérèrent leurs anciennes possessions. Il récupèrent le littoral libanais mais ne parviennent pas à libérer le tombeau du Christ à Jérusalem. Ce sera la raison invoquée par l'église pour organiser les croisades 14-4.jpg
LES CROISADES
1098 -1291 : Le pape URBAIN II en 1095 lance un appel à la chrétienté afin de venir en aide aux frères d'Orient. Ce fut le début d'une grande aventure qui dura 2 siècles. L'empreinte des croisés est partout au LIBAN : l'église St JEAN à Beyrouth transformée en mosquée ; le château ST GILLES à TRIPOLI. Chaque port du Liban a son château ou sa citadelle construite par les croisés.
Les croisés comptaient de petites centaines de chevaliers qui tout au long de leur aventure hasardeuse devaient conduire, encadrer, nourrir, protéger une multitude de « pèlerin » hommes , femmes, enfants. Chaque année plusieurs flottes de grosses galères et de navires d'Italie , de Provence, de Catalogne amenaient des centaines de pèlerins qui, bien souvent, se battaient aux côtés des chevaliers et des hommes de pieds ou aidaient à la construction des châteaux . Anglai , Flamands, Allemands, Scandinaves ont armé des flottes pour la guerre et apporter leur aide aux Francs de terre sainte. Cette entreprise fut un échec. Les pertes en homme et en argent furent considérables !
LES MAMELOUKS et LES TURCS
En se libérant des Francs les Arabes ne pensaient pas tomber sur un ennemi redoutable : les Mamelouks : milice composée d'esclaves des turcs, des slaves, des tcherkesses originaires du Caucase. Ils ne remirent pas en question le commerce des ports du Liban. Au contraire ils le favorisèrent, en leur permettant de construire des entrepôts où l'on pouvait trouver tout ce dont l'Orient était demandeur: fer, bois, laine, poix ; et inversement on expédiait vers l'Occident : or, épices, porcelaines, soieries, gaze de GAZA , mousseline de Mossoul, le damas de Damas , le baldaquin de Bagdad ......
LES OTTOMANS
En 1516 sous le règne de SELIM I le LIBAN est annexé à l'empire OTTOMAN. 1590 – 1630 : l'émir FAKR ed DINE unifie la montagne libanaise. Reprise par les Turcs 1788 -1840 : l'émir Béchir II allié avec l'Egypte parvient à son tour à unifier le Liban. Mais la fin de son règne est marquée par des affrontements communautaires entre Druzes et Chrétiens. 1860 : nouveaux affrontements et massacres de Chrétiens. La FRANCE décide d'intervenir en tant que protecteur autoproclamée des Maronites, sous Napoléon III La première guerre mondiale met fin à l'empire OTTOMAN En 1920: les alliés se partagent les dépouilles de l'empire Ottoman Les Anglais s'installent en Mésopotamie, Irak, Palestine Les Français reçoivent l'administration de la Syrie et du LIBAN
LE MANDAT FRANCAIS
L'administration coloniale s'employa à tracer les frontières et à créer un état communautaire. En 1926 la constitution libanaise stipulait que les communautés seraient équitablement représentées dans les emplois publics et dans les ministères. En 1946 la FRANCE se retire.
En 1943: proclamation de l'indépendance. Béchara el Khoury et SOLH posent les grandes lignes du pacte national qui établissent l'égalité entre les communautés : à savoir : chiites, sunnites, maronites. 1958 : guerre civile et intervention Américaine sur demande du président Camille CHAMOUN Il faut reconnaître au pays des cèdres le mérite d'avoir accueilli tout ce que la région comptait comme réfugiés ou exilés: Arméniens (1916) Palestiniens (1948 ) à la création de l'état d'ISRAEL , Syriens, Kurdes etc
LES GUERRES AU LIBAN
Il est difficile de résumer la guerre qui éclata en 1975. Ses causes, ses manifestations sont multiples. Elle fut sûrement l'expression du rapport de force entre notamment la Syrie, Israël, le Liban et l'O L P et sur le plan interne, entre les communautés, partis, leaderships politiques avec toujours au centre la question palestinienne. Le problème palestinien se greffait sur un clivage communautaire interne à la société libanaise en crise. Le clientélisme et la corruption de la classe politique, mais aussi l'instabilité régionale achevaient de miner le terrain libanais. La triste guerre du LIBAN a constamment changé de forme, de protagonistes et d'enjeux. Il y a transposition de tous les conflits de la région sur le sol libanais et les différentes communautés sont appuyées par des pays extérieurs. Le HEZBOLLAH, chiite est soutenu par l'IRAN. L'ARABIE Saoudite soutient les SUNNITES.
La constitution libanaise ne favorise pas l'entente entre les différentes communautés :
- Le président doit être chrétien maronite il est élu pour 6 ans - Le chef des armées doit être maronite - Le premier ministre est sunnite - Le président de l'assemblée est chiite - Le vice-président du conseil des ministres est grec orthodoxe - Les députés sont au nombre de 124 répartis entre : sunnites, chiites , maronites, arméniens ,
druzes. Ils sont élus pour 4 ans.
Il faut savoir que votre appartenance à tel communauté et votre confession sont indiquées sur votre carte électorale. Ces notifications apparaissaient également sur votre pièce d'identité, mais cela a été supprimé il y a seulement quelques années.
LE LIBAN D'AUJOURD 'HUI
Fait face à une crise politique, économique et humanitaire. Le gouvernement est partisan d'une dissociation vis à vis du conflit Syrien. Il estime que le Liban ne doit pas prendre parti ni pour Bachar al Assad, ni pour l'opposition syrienne. C'est la participation active du Hezbollah au conflit syrien qui divise la population et la classe politique; le parti chiite et les chrétiens sont convaincus que la présence du Hezbollah en Syrie permet de sécuriser les frontières du LIBAN, face aux tentatives d'entrée sur le territoire des combattants djiadistes. Les adversaires du Hezbollah, quant a eux, lui reproche d'exporter le conflit syrien sur le territoire libanais. Avec 1.300.000 syriens sur le territoire, le liban est confronté à une crise humanitaire et économique : 30% de chômage .Le pays est au bord de la faillite.
ART ET CULTURE AUX PAYS DES CEDRES
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Situé aux portes de l'orient, le Liban a de tout temps été très visité. Son patrimoine historique est riche et abondant : Phéniciens, Perses, Grecs, Romains, Croisés, Ottomans, Français etc... autant de peuples ou d'armées, d'envahisseurs ou d'alliés, dont les libanais ont conservés la mémoire et dont les nombreux sites archéologiques témoignent. Mais le pays des Cèdres est aussi un Etat moderne. Par son « génie » allié à un esprit d'entreprise et un fort dynamisme, il a pu se relever des années sombres de son histoire Beyrouth a également su restaurer son pouvoir de séduction : lieux branchés ou alternatifs ont redonné aux nuits levantines leur éclat d'autrefois et les visiteurs du jour n'ont que l'embarras du choix entre musées galeries, parcours historiques et complexes touristiques ultramodernes.
En dehors des centres urbains de nombreux sites sont à découvrir :
- BYBLOS: avec ses vestiges romains, amphithéâtre, temple d'ADONIS et château fort et église construits par les croisés - TRIPOLI : château de SAINT-GILLES construit par le comte de Toulouse ; Mosquée de TAYNAL ; Bécharré : Musée GIBRAN
- VALLEE DE KADISHA : avec de nombreux monastères maronites - SAÏDA ou SIDON : château de la mer des croisés transformé en mosquée - TYR : avec 2 temples romains, voie romaine, amphithéâtre, arc de triomphe, arènes, thermes, nécropoles ..... - BAALBECK: le site le mieux conservé avec ses 3 temples fut construit par les romains.
LE LIBAN ET LA FRANCE
De nombreux poètes, romanciers, hommes de lettres, hommes politiques, présidents ont été fasciné par le LIBAN. On peut citer : LAMARTINE qui est venu au LIBAN pour sa fille atteinte de la tuberculose et qui pensait que le climat lui serait bénéfique, mais malheureusement elle est décédée 2 mois après son arrivé. Il a sillonné le LIBAN et nous a laissé de belles descriptions de BAALBECK....Gérard de Nerval... Françoise SAGAN ... Le président CHIRAC : pour son décès il a fait la une de l'Orient du jour « l'ami des jours difficiles » et une journée de deuil national a été décrétée.