Oculus 7 janvier 2023

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Programme janvier février mars 2023

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Exposition Baignol au Four des Casseaux

Visite du Four des Casseaux du 12 janvier 2023.

Environ 35 Lycéennes ont écouté les talents de narrateur et d’historien de Thomas Hirat au sein de ce monument historique de Limoges. L’exposition intitulée « Baignol, père et fils, pionniers de la porcelaine de Limoges » est disposée au milieu des fours .

Étienne Baignol( 1750- 1822), ancien tourneur de la manufacture Royale de Limoges est le 1er grand artisan d’art de la porcelaine. Il fonde la manufacture des Augustins en 1797 dans un ancien couvent ( route de Paris) qui sera la plus prolifique de la ville. Spécialiste des arts de la table de haut niveau, sa porcelaine est remarquable notamment par son blanc très pur.

François, ( 1791-1875) suit les pas de son père en digne héritier. Homme de son temps, il répond aux demandes plus industrielles et s’installe à St Brice sur Vienne.

Camille et Evariste, 3eme génération tentent l’aventure à l’international dans le pays basque mais les affaires ne prennent pas et s’arrêtent à la fin du 19eme. Une centaine de pièces de collections privées sont exposées, magnifiques, témoins historiques de grande qualité et de prouesses techniques provenant de ces pionniers de la porcelaine.

Résumé : Brigitte Bigot

photos : Anne Marie Dumas


Repas de Noël 2022 à l'Hôtel de Commandement

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Sortie culturelle à Paris : deuxième journée

L'INSTITUT DU MONDE ARABE : sur les routes de Samarcande , merveilles de soie et d'or

Situé sur la légendaire « Route de la Soie », l’Ouzbékistan, héritier de royaumes et d’empires puissants, est marqué par les pratiques et cultures zoroastriennes, musulmanes, arabes et islamiques. Samarcande et Boukhara sont devenues des villes au commerce prospère et des centres florissants de production artisanales. Ce nœud caravanier sujet aux nombreuses querelles de pouvoir connait une émulation forte avec le Grand Timour dit Tamerlan (1336-1405), œuvrant pour l’unité des peuples et dont la signature sociale sera le tissage qui connaitra un essor au XIXème siècle.

300 pièces sont présentées dont le manteau talismanique ou Chapan. Ils sont généralement portés par les personnes de haut rang, émirs ou khans, selon une technique mariant la soie, le coton ciré épais et l’or. Ils servaient de protection contre les agressions, les maladies, « le mauvais œil ». Etait également richement orné tout l’harnachement dédié aux chevaux (selles, crinière …)

Le chapan pour femme ne porte pas d’or, mais le code vestimentaire est très codifié : rouge pour les jeunes femmes, vert ou bleu pour les plus de 30 ans et beige pour les plus âgées.

Les Suzani de Boukhara, connus pour la richesse des motifs et des couleurs, rappellent les tapis persans. C’était un travail collectif. Brodés par bandes, ces tissus protecteurs faisaient partie du patrimoine familial, tout comme les tapis de laine tissés par les femmes.

Enfin une grande collection de bijoux est présentée, gage de protection et de bonheur. Ils font partie intégrante du costume traditionnel de la femme. La majorité est en argent ou en alliage et est ornée de pierres semi-précieuses comme la cornaline ou le corail, venant d’Inde ou d’Europe.

MUSEE YVES SAINT LAURENT : Les ors d'Yves Saint Laurent

Le musée Yves saint Laurent rend compte aussi bien du génie créatif du couturier que du processus de création des collections de haute couture.Mais plus qu'un musée monographique, il se veut également le témoin de l'histoire du XXième siècle et d'une haute couture qui accompagnait un certain art de vivre aujourd'hui disparu.

LE STUDIO

Time to shine

A la fin des années 1960, paris voit émerger des lieux de fête "branchés"qui révolutionnent le monde de la nuit.

YVES SAINT LAURENT est un habitué des nuits parisiennes. Cette ambiance festive est l'une des sources d'inspiration du couturier et l'or, par son aspect brillant et clinquant, y trouve naturellement sa place.

Merci à Anne Marie Dumas,Corinne Bordas, Brigitte Martin et Brigitte Pénicaud pour les photos et commentaires


Sortie culturelle à Paris : journée du 30 novembre

Une vingtaine de lycéennes se sont donné rendez-vous pour deux journées culturelles dans la capitale, avec un programme riche et varié , particulièrement bien organisé et finalisé par Josette Lapouge .

LE MUSEE DE CLUNY

Seul Musée National en France consacré au Moyen Age , il est le lieu incontournable pour découvrir la civilisation médiévale.

Après plus de 10 ans de travaux, le Musée « Nouvelle Génération » est sorti de son étui un peu « poussiéreux » pour  entrer dans le XXIe siècle.

Plus accessible, plus visible, plus lisible, grâce à une nouvelle muséographie menée avec le souci de préserver les atouts du Musée : site à taille humaine, grande proximité avec les œuvres et harmonie entre bâtiments et collections.

 La refonte du circuit permet d’appréhender l’époque médiévale chronologiquement et de découvrir la diversité des œuvres artistiques , principalement européennes sur un temps long de plus de 1000 ans.

Le circuit commence par le premier Moyen-Age, avec les collections gauloises et romaines

Il se poursuit par le Moyen -Age central où l’on aborde  la période romane, le 1ergothique, avec les sculptures de Notre Dame et la Sainte Chapelle, jusqu’aux années 1320.

La salle appelée «l’ Œuvre de Limoges »présente une quantité impressionnante de chasses , d’émaux et autres œuvres des « arts et du feu » des XII et XIII e siècles.

Tout l’étage est consacré au XIVe et XVe siècle : dans ces espaces dédiés au Moyen Age tardif ,on peut admirer les différentes œuvres de l’Art Italien , de l’Europe du Nord, de l’Art Français du XVe, entre Moyen âge et Renaissance.

La salle dédiée aux tentures de la Dame à la Licorne reste le chef-d’œuvre absolu des collections du Musée et a été conservée dans son écrin premier.

Le circuit se termine par un espace mettant en scène un chœur d’église de la fin du moyen âge avec les stalles de Saint Lucien de Beauvais et des tapisseries représentant les scènes de la vie de Saint Étienne

SOIREE THEATRE

"Une situation délicate"au théatre EDOUARD VII

ALAN AYCKBOURN, auteur anglais le plus joué dans son pays après Shakespeare, anime ce chassé-croisé férocement drôle.

une pièce merveilleusement servie par des acteurs de talent : Elodie NAVARRE, Clotilde COURAU, Max BOUBLIL et Gérard DARMON

                                                                                                                                                

Dans cette pièce très rythmée , les malentendus et les  quiproquos s’enchaînent                                                                                             

 L’intrigue amoureuse est délirante et le spectateur rit énormément , entraînant  les acteurs eux -même dans un fou rire.                                                                     

La catastrophe n’est jamais loin. Et bientôt tous vont se retrouver dans une situation .. très délicate ! 


Exposition Francis Chigot : Un monde de lumières

La ville de Limoges , «  ville des arts et du feu », souligne l’importance de l’œuvre de Francis Chigot , célèbre maître verrier limougeaud du XX ième siècle,et met en valeur les vitraux produits par l’artiste grâce à une mise en scène particulièrement réussie    

Francis Chigot est né à Limoges en 1879 et il y meurt en 1960. Premier prix de l’école des Arts Décoratifs de Limoges , il installe en 1907 son atelier de peinture sur verre en plein centre ville. Pour se faire connaître il participe à de nombreux salons à Paris où son travail qui va du paysage chatoyant de style Art nouveau aux lignes graphiques Art Déco , le fait remarquer.

"l'émailleuse" est la première oeuvre présentée à Paris

Son succès fut autant national , avec la réalisation de vitraux pour de nombreux  édifices religieux : Églises des Saints Anges et Saint Paul -Saint louis  et des édifices civils avec les magnifiques verrières de la gare de Limoges ou des clients privés, qu’international avec de grands chantiers au Canada,Etats-Unis, Haïti ou encore Algérie.

Après la guerre ,on observe une forte demande liée aux besoins de la reconstruction et à l’explosion des villes d’Eaux

Une sélection de quarante vitraux et d’une centaine de documents( maquettes, cartons, esquisses) retracent cinquante trois années d’activité de l’artiste et de son atelier.A travers son œuvre , on peut observer  les différentes tendances artistiques du 20ième siècle.

Les œuvres exposées permettent de montrer la diversité des créations et le talent de Francis Chigot qui, à la manière d’un peintre utilise  « le plomb comme pinceau et le verre comme palette. »

Deux groupes de lycéennes ont effectué la visite de cette magnifique exposition , guidées par Martine Tandeau de Marsac , petite fille de Francis Chigot .


Crozant - Eguzon le 23 novembre 2022

Nous n’étions que six ce mercredi 13 novembre pour découvrir, de Crozant à Eguzon, trois femmes artistes, dont les talents exceptionnels ont rayonné dans la première moitié du 20ème siècle, ont été oubliées et sont heureusement réhabilitées en cette année 2022.

C’est dans l’hôtel de Lepinat, qui de 1850 à 1925 accueillait les peintres de la Vallée, qu’est présentée la rétrospective des œuvres du peintre Clémentine Ballot (1879-1964), originaire du Limousin,  les œuvres sont  choisies par son petits fils.

Dès 1910, Clémentine rencontre Léon Detroy à Gargilesse puis en 1920 à Crozant, Armand Guillaumin, fidèle du groupe des impressionnistes.

Outre les paysages de Fraysseline, Gargilesse etCrozant, nous découvrons les ruines de Grimaud, Saint Martin en Ré, les Andelys, ou encore l’entrée du Trieux . Car dès 1926, la construction du barrage d’Eguzon a mis fin à l’âge d’or des peintres de la Vallée de la Creuse qui doivent trouver ailleurs la source de leur inspiration.

Aussi les critères de choix de ses tableaux sont plus géographiques qu'esthétiques!!!

Décorée de la Légion d’honneur, Clémentine a fait l’objet d’une rétrospective à Londres – avant que le Limousin la redécouvre.

Après une sympathique pause déjeuner, nous partons à la découverte de l’exposition

« La sculpture en partage » au Musée de la Vallée de la Creuse à Eguzon.

Là,  sont présentées les œuvres de Thérèse et Anna Quinquaud – mère et fille sculpteurs de grand talent.
Thérèse, la mère, fréquenta l’atelier d’Alfred Boucher, avec Camille Claudel puis celui de Rodin. Veuve très jeune, la sculpture alimentaire lui permet d’offrir, en multipliant les commandes, une vie heureuse à ses quatre enfants.

Quant à Anna, (1890-1984) après avoir obtenu un second grand prix de Rome,elle renonce à un séjour à la Villa Médicis de Rome pour découvrir l’Afrique en 1926 et 1932. « Je voulais voir Tombouctou la mystérieuse" puis Madagascar.
On lui doit les Anges de la cathédrale de Dakkar, les Piroguiers  sur le Niger, les Foulahs du Fouta  Djallon en Guinée.

Elle veut être dans la modernité,  sa sculpture est stylisée. Elle cherche la vérité de l’instant. C’est en 1940 que sa célébrité est à son apogée.
Sa « femme Maure » orne le parvis du Musée d’Art moderne de Paris. Elle réalise aussi les portraits de ses petites nièces. C’est en Creuse, à Lafat, dans le domaine familial hérité de son père, qu’elle se ressourcera jusqu’à la fin de ses jours à 96 ans !

Texte: Monique Leboeuf

Photos: Anne Marie Dumas


Le Masque de Fer était-il Limousin

Une nombreuse assistance s'est réunie à la salle Simone Veil ce 17 novembre 2022 , curieuse de connaître la réponse à cette étonnante question :

"Le Masque de fer était-il Limousin ?" posée par le Professeur Lionel de Lumley .

Résumé par Soizick de Lumley:

L'homme au masque de fer est une des grandes énigmes de l'Histoire de France. Il est certain que sous le règne de Louis XIV un prisonnier inconnu et masqué a été emprisonné  successivement à Pignerol, à Exilles, sur l'île Sainte-Marguerite et enfin à la Bastille.

En quatre siècles, aucun historien n’a réussi à identifier avec certitude le personnage dissimulé derrière cette appellation. Qui était l’homme au masque de fer ? Pourquoi a-t-il été incarcéré ?  Le mystère reste entier. On a pris pour le garder des précautions extraordinaires. À Pignerol et jusqu’à son transfert à Exilles, il n’est pas fait mention du port d’un masque. Il semble plus probablement avoir porté un masque de velours lors des transferts notamment entre Sainte Marguerite et la Bastille, pour éviter d’être identifié. Après Louis XIV, Louvois et son fils Barbezieux, le secret de l’identité de l’homme masqué a été confié au Régent, qui l'aurait transmis à Louis XV.

Certains auteurs limousins qui ne sont jamais à la traine pour placer leur province au centre de l’ « Histoire » ont imaginé que l’homme masqué était originaire de Saint Yrieix. Leur  récit pourtant  habile ne résiste pas à l’analyse des faits (1)

 L’hypothèse la plus majoritairement admise est celle avancée par Jean-Christian Petitfils. Eustache Danger, valet d’Henriette d’Angleterre, aurait pu être mis à l’isolement absolu pour éviter la diffusion d’un lourd secret d’Etat (2).

L’hypothèse d’un fils métis, non légitimé de Louis XIV, enfermé pour des raisons dynastiques, parait suffisamment documentée pour certains. Elle justifierait l’acharnement de Saint Mars à affirmer jusqu’au bout l’importance du personnage (3)

Références :
1-VERNADEAU Pierre. Le médecin de la Reyne, ed : Denoël et Steele, Paris, 1934.
2-PETITFILS Jean-Christian, le masque de fer entre Histoire et Légende, Paris, Perrin, 2003; coll. "Tempus", 2004, nouvelle édition ré-augmentée, 2011.
3-AROLES Serge : Archives secrètes du Vatican et archives de douze pays, ed : L’Harmattan, 2021, pp140,

Un très sympathique buffet a clôturé cette passionnante conférence et a permis à tout à chacun de prolonger ce bon moment par des échanges amicaux .


Une journée en Creuse

ESCAPADE DANS LA VALLEE DES PEINTRES

OU

LA NATURE MAGNIFIEE

Par une météo incertaine, une petite dizaine de lycéennes à l’âme bucolique se sont retrouvées vers 10 heures à l’arboretum de la Sédelle de Villejoint-Crozant, à l’occasion des journées des plantes .

Après une heure à flâner entre les stands à la découverte de végétaux, rares en jardineries, les coffres et les sièges « arrière » des voitures se sont remplis de trésors .

 A 11 heures, la cloche a sonné annonçant le départ de la visite guidée du site.

Quelle meilleure saison que l’automne pour visiter cet arboretum conservatoire d’érables ! alors que les arbres offrent leurs livrées lumineuses et flamboyantes. Dans ce vallon tout en descente chênes, érables, charmilles créent des espaces aux ambiances différentes qui se succèdent et s’achèvent sur les rives de La Sédelle, rivière  typiquement limousine courant sur des chaos de granit roulés par d’anciens glaciers dans son lit.

Cette visite botanique commentée par un jeune guide passionnant et passionné nous a permis  de connaître ou de revoir les gestes nécessaires à la conservation des biotopes, loin de nos habitudes de jardinières citadines.

Que de beautés à découvrir au cours de cette promenade : sans cesse le regard plonge vers des perspectives magnifiques. Nous avons dû renoncer à arpenter la lande car une remontée ardue et d’autres surprises nous attendaient !

Après un déjeuner fort généreux et sympathique chez « les artistes du confluent » à Fresselines, prolongeant notre journée consacrée à la nature, nous nous sommes rendues à l’espace Monet Rollinat (EMR) pour voir l’exposition temporaire consacrée au dernier peintre paysagiste de l’école de Crozant : Gaston Thiery,méconnu de la plupart d’entre nous .

Diplômé de l’école des Beaux Arts de Lille, fuyant la guerre, il quitte en 1940 le Nord pour se réfugier à 18 ans à Fresselines. Il y restera toute sa vie !
       Il y fait la connaissance de Léon Detroy qui décèle ses qualités artistiques et l’encourage à poursuivre ses travaux. Gaston Thiery, amoureux fou de la nature exalte dans son oeuvre les paysages creusois sauvages ou romantiques, avec des palettes riches et variées pour évoquer chaque saison. 
          A partir de 1965 il crée des cartons de tapisserie pour la manufacture Andraud. Outre des sujets classiques, il réalise des modèles floraux plein de charme, de poésie et de sérénité .

    Les yeux tout  émerveillés, nous sommes reparties enchantées et enrichies par tant de découverte au cours de cette journée où la pluie, contre toute attente, nous a épargnées !!

texte : Annie Foussat

photos : Annie Foussat ; Anne Marie Dumas