C’est à Bouvines que Christine Castelain et Véronique Isaert nous ont donné rendez-vous le 28 novembre. Au sommet du village, la petite église Saint Pierre a été conçue pour servir d’écrin aux  immenses vitraux qui retracent les faits marquants de la victoire de Philippe-Auguste en 1214.

             Ils sont l’œuvre d’Emmanuel Champigneulle,  et ont été réalisés à partir des cartons, des dessins, de Pierre Fritel, peintre et graveur, et ami proche de Charles Peguy.  Jean-Louis Pelon, guide et conférencier a su nous révéler  les mille détails  qui rendent chaque vitrail passionnant : les visages, le détail des armes, des vêtements, les mouvements d’une bataille, les hommes piétinés, les  cavaliers désarçonnés, les actes de bravoure et les lâchetés…  

    

Les 21 vitraux, dont la superficie atteint les 500 mètres carrés, retracent la bataille de Bouvines en 1214.

L’après midi fut consacrée à un tout autre domaine : la culture de l’endive chez Christophe Mazingarbe dont l’exploitation se situe parmi les 15 premières de France avec 96  hectares  pour une  production  annuelle de   25 000 tonnes. La culture de l’endive nécessite un savoir-faire technique très complexe et ce n’est pas sans raison que la profession la surnomme la « racine du diable » 

Nous avons pu suivre toutes les étapes de la production, depuis la récolte de la « racine » cultivée en
plein champ, son nettoyage, son stockage dans des palettes en bois, conservées pendant plusieurs
mois si besoin, dans d’immenses chambres froides. Les racines sont ensuite reprises pour être
rangées dans des bacs (opération entièrement manuelle et cadence soutenue) qui sont stockés
pendant trois semaines, dans d’immenses salles où règnent une bonne humidité, (arrosage
permanent) et une chaleur propices à la germination.

Passé ce délai, une fois l’endive arrivée à
maturité, les bacs sont sortis des salles, et des ouvriers mettent manuellement chaque endive dans
une sorte de couteau rotatif, qui permet de séparer la racine initiale, non comestible, de l ‘endive
que nous allons déguster.