FRANCK ZAL ou la révolution d’un ver marin

Tout commence avec le commandant Cousteau auquel Kranck Zal enfant vouait une grande admiration. Lors de ses études en biologie il rencontre son idole qui lui conseille de faire de l’océanologie. Il s’intéresse à des environnements extrêmes dans les eaux pacifiques pour l’étude d’un ver géant de 4 mètres avant d’arpenter les plages de Roscoff pour observer un ver plus petit, celui-là, l’arénicole dont l’hémoglobine à des capacités impressionnantes. Elles lui permettent de respirer à la fois sous l’eau et dans l’air, de résister aux changements de température et de lier quarante fois plus d’oxygène que la nôtre, alors qu’elle est deux cent cinquante fois plus petite qu’un globule rouge !

En 2007, il quitte le CNRS et crée sa propre société, Hemarina à Morlaix. Il met au point un transporteur d’oxygène thérapeutique issu de l’hémoglobine extracellulaire d’Arenicola marina. Sa première application, c’est Hemo2life, un additif qui augmente considérablement la durée de vie des greffons car jusqu’alors, la moitié des organes disponibles étaient perdus à cause du manque de temps ou d’un rejet des receveurs. Les essais cliniques menés en 2016-2018 s’avèrent concluants.

Début 2018, le Pr Lantieri utilise son produit pour une greffe totale du visage. Le succès de cette exceptionnelle opération fait le tour du monde. "Je ne ferai plus jamais de transplantation sans ce produit" déclare le chirurgien de l’hôpital Georges Pompidou à Paris. Quant au Pr Carpentier, l’inventeur du premier cœur artificiel Carmat - qui a lui aussi utilisé Hemo2life - il reconnaît que c’est une révolution dans le monde médical!

Hémarina continue de compter sur ses vers, élevés désormais dans sa ferme marine à Noirmoutier.

Franck Zal et ses chercheurs planchent notamment sur plusieurs autres applications : un pansement oxygénant pour mieux cicatriser, une solution pour soigner la drépanocytose, les victimes d’accident vasculaire cérébral, d’infarctus du myocarde ou encore en cancérologie.

PHOTO CLAUDE PRIGENT / LE TELEGRAMME. MORLAIX (29) : Hemarina est une entreprise privée basée à Morlaix et spécialisée dans les biotechnologies et axée sur la recherche et le développement de transporteurs d'oxygène pour des applications médicales . Hemarina veut proposer une solution permettant de pallier la pénurie des dons sanguins grace à l' hémoglobine extracellulaire du petit ver marin nommé Arenicola marina . Société de biotechnologie Hemarina . Arenicola marina , ver marin à partir duquel est fabriqué un substitut sanguin destiné à remplacer le sang ou assurer une meilleure conservation des organes avant transplantation , sang , laboratoire .

Il nous a également confié combien la recherche fondamentale est ingrate et que toute innovation est taxée soit de « ridicule », de « dangereuse » ou de «  tu n’es pas le premier à y avoir pensé !». Et de nous citer quelques exemples comme l’ARN messager, trouvé il y a 36 ans, et appliqué seulement aujourd’hui ou encore la pénicilline, découverte dans les années 20 par Fleming qui n’a reçu le prix Nobel qu’en 1943 !

Une chose est sûre : nous ne verrons plus jamais de la même façon les tortillons des arénicoles sur la plage .

Un immense merci à ce « grand monsieur », qui nous a nous a laissées admiratives par la modestie avec laquelle il parle de sa découverte et de ses applications, ainsi que pour la grande clarté qui a émaillé sa conférence !

Marie-France Delahaye


GENEVIEVE DE GAULLE-ANTHONIOZ, UNE VIE DE RESISTANCE

Nièce du général de Gaulle, résistante rescapée de Ravensbrück, mère de famille, présidente d'ATD Quart Monde…, Geneviève de Gaulle-Anthonioz (1920-2002) a mené une vie de combat, de résistance, de passion pour l’humain, pour la justice.

25 octobre 1920 Geneviève de Gaulle naît dans une famille aisée et cultivée. Son père, Xavier de Gaulle, frère du Général de Gaulle, lui communique l’« atypisme » de la famille de Gaulle. La perte de sa mère, en 1925, est la première grande douleur de Geneviève. Son père épouse à Rennes en seconde noces le 22 décembre 1930, une petite-cousine de sa première femme, Armelle Chevallier-Chantepie, avec qui il a deux enfants.

Lorsque la Sarre devient allemande, la famille de Gaulle quitte Metz pour habiter Rennes, 10 rue de Robien,jusqu’en juin 1938 où Geneviève est étudiante en histoire. Elle est repliée à Paimpont avec sa grand-mère quand arrivent les 1ers soldats allemands à Rennes. L'armistice du 22 juin 1940, préconisé par Pétain contredit en tout point sa vision de l'honneur, elle décide de faire « quelque chose ». L'action de son oncle à compter du 18 juin 1940 la conforte dans son engagement au sein de la résistance, où elle s'emploiera à faire connaître son action. 

À Rennes, elle déchire les affiches de l’occupant, fabrique des petites croix de Lorraine et arrache, du pont de la Vilaine, un fanion nazi qu’elle rapporte chez elle comme trophée.

1941à Paris, étudiante à la Sorbonne, elle rejoint le réseau du Musée de l’homme, un des premiers mouvements de la Résistance française à l'occupation allemande. Elle rejoint le réseau Défense de la France (1943) dont l’activité est centrée sur la diffusion d’un journal clandestin, créé en juillet 1941 par un groupe d'étudiants parisiens.

20 juillet 1943Geneviève tombe dans un piège tendu 68 rue Bonaparte, à la librairie Au Vœu de Louis XIII, lieu de résistance anti-nazie. Après 6 mois à la prison de Fresnes, elle est transférée au camp de Compiègne, antichambre de la déportation. 

3 février 1944 après 3 jours d’un atroce voyage, elle arrive au camp de femmes de Ravensbrück, à 80 km au nord de Berlin, créé par l’Allemagne nazie en 1939. Geneviève se voit attribuer le matricule 27 372. Une expérience qui la marquera profondément et longtemps elle ressentira crûment la douleur pour pouvoir la traduire en mots. 

27 et 28 avril 1945, les SS ordonnent à toutes les prisonnières d’évacuer le camp, c’est la marche de la mort. 3000 femmes malades et complètement exténuées restent au camp. Geneviève est remise à la frontière suisse, à son père, devenu consul général de France à Genève. Elle rentre des camps pratiquement aveugle et ne pesant plus que 44kg.

À Genève, elle rencontre Bernard Anthonioz, résistant savoyard, éditeur et ami d’Aragon, proche d’André Malraux. Il lui fait découvrir l'art contemporain. 

Très vite après la Libération, Geneviève crée l’Association des Anciennes Déportées et Internées de la Résistance avec Marie-Claude Vaillant-Couturier, et elle y noue d’indéfectibles amitiés avec des camarades de toutes opinions.

1958une rencontre fait bifurquer sa nouvelle existence. Au cours d’un dîner, Geneviève de Gaulle-Anthonioz fait la connaissance du Père Joseph Wresinski fondateur de ATD (Aide à Toute Détresse). Elle s’engage à fond contre la déshumanisation à l’œuvre chez les plus pauvres comme chez les déportés et en 1964 elle est propulsée à la tête du mouvement en France.

9 juin 1987, fidèle à ce devoir vis-à-vis de nos camarades qui, elles, étaient mortes, elle témoigne sur Ravensbrück au procès de Klaus Barbie dans la salle des assises de Lyon.

A la mort du Père Wresinski, en 1987, Geneviève de Gaulle-Anthonioz reprend seule le combat du fondateur d’ATD Quart-Monde, pour une loi de lutte contre l’exclusion

16 février 1998 Geneviève de Gaulle-Anthonioz, titulaire de la Croix de guerre et de la Médaille de la Résistance, devient la 1ère femme à recevoir la dignité de Grand-Croix de la Légion d’honneur. Elle invite à la cérémonie sa famille, ses compagnes de Résistance et les pauvres du quart monde.

9 juillet 1998, elle se retire et demande à devenir Volontaire permanente du mouvement. 

Septembre 1998, elle abandonne la présidence d’ATD Quart-Monde.

Elle décède à Paris, à l’âge de 81 ans, jeudi 14 février 2002, d'une longue maladie.

Sa mort entraîne une réaction unanime de tristesse et de regret. Chacun pressent indistinctement qu'une personnalité exceptionnelle vient de disparaître, dont l'action fut lumineuse et universellement reconnaissable. 

Elle n'avait pas souhaité de manifestations trop officielles pour ses funérailles. Selon son vœu, elle repose dans un petit cimetière de Haute Savoie, près de son mari. 

27 mai 2015 Geneviève Anthonioz de Gaulle, 13 ans après sa mort, entre au Panthéon.

Résistante et déportée, elle a été une militante des droits humains jusqu’au bout de sa vie, et même au-delà à travers l’héritage qu’elle nous lègue. Femme d’exception qui a toujours refusél’inacceptable.

« Moi, une héroïne ? Sûrement pas. Les héros et les héroïnes sont des gens d’exception, j’appartiens à ce qu’on peut appeler les braves gens, je suis une brave femme, pas beaucoup plus ». Geneviève de Gaulle-Anthonioz

Michelle Brieuc


Mosaïques d’Odorico et Martin Parr

Jeudi 15 octobre, un convoi se dirige vers Rennes : 12 lycéennes, masquées et déterminées, exceptionnellement accompagnées de 3 valeureux maris. Le but de l’expédition : Odorico, ou l’Italie en Bretagne.

Odorico, c’est l’histoire d’une dynastie de mosaïstes sur deux générations : 1882-1914 d’une part et 1914-1945 d’autre part. Deux frères, Vincent et Isidore Odorico, deux artisans mosaïstes talentueux, quittent Séquals, leur village du Frioul, pour la France, terre vierge de mosaïque, fuyant le marasme économique de leur région. Ils participent à la construction de l’Opéra Garnier à Paris sous la direction de leur compatriote, le réputé mosaïste Facchina. Celui-ci a remporté le chantier grâce à sa nouvelle technique : la céramique inversée, nettement plus rapide et donc moins onéreuse.

Après l’inauguration de l’Opéra, qui a fait connaître la mosaïque et leur savoir-faire, les deux frères travaillent à Tours pendant un an chez Novello, puis s’associent pour créer leur entreprise à Rennes en 1882. Ils excellent dans la reproduction d’œuvres classiques et bénéficient de l’essor du tourisme en Bretagne ainsi que la prise de conscience de l’hygiène. Ils savaient incorporer de petites pates de verre qui font ressortir les couleurs en jouent sur la lumière. Les commandent affluent. Quoi de plus facile que de lessiver ces surfaces à grande eau … Auprès des particuliers d’abord « paillassons » et couloirs des maisons, des magasins pour les sols et les façades, notamment boucheries et poissonneries, les salles de bain qui s’installent dans les maisons, les bains-douches, les piscines…Mais aussi les blocs-opératoires !

A partir de 1914, Isidore fils transforme l’artisanat en mosaïque artistique et industrielle : il a fréquenté l’école des Beaux-Arts de Rennes et voyagé en Europe centrale, où l’Art Déco est très en vogue. En 1992, il épouse Marcelle Favret, fille du mosaïste Pietro Favret. Ensemble ils participent à de nombreux chantiers, en collaboration avec des architectes et des artistes. L’entreprise compte alors jusqu’à 140 ouvriers, avec des succursales à Nantes, Angers, Dinard. Dans le grand Ouest, on répertorie 122 villes possédant des œuvres d’Odorico.

Mais la mosaïque devient peu à peu désuète, remplacée par le carrelage, le linoléum et la moquette. En 1945, Isidore Odorico décède et lui succède Pierre Janvier, un contremaitre, jusqu’à la fermeture de l’entreprise en 1978. Ce dernier a fait don au Musée de Bretagne de 999 dessins, esquisses, calques créés par la famille Odorico et ses successeurs.

Sous la houlette de notre guide passionné, nous avons déambulé dans le centre de Rennes pour découvrir d’abord les paillassons des maisons, la magnifique façade de l’ancienne épicerie Valton, rue d’Antrain. Autour de la place de la mairie, le sol sobre du Panthéon, les couleurs chatoyantes des sols des magasins avec leurs motifs en cercles, les tesselles des façades des magasins aux tons dégradés rappelant les pixels d’aujourd’hui. Petite « mise en bouche avant la découverte de la piscine St Georges, inaugurée en 1926, classée aux Monuments Historiques en 2016 et toujours en activité, pour le sport mais aussi comme lieu de festivités. Ses murs sont tapissés de dégradés de bleus, ses bassins de vert, jaune et marron. En 2017, elle fit déclarée 8ème plus belles piscine du monde à l’occasion d’une exposition temporaire : c’est la Lune géante de Luke Jerram.

Nous terminons notre visite dans le quartier St Helier devant la maison d’Odorico, construite en 1939 dans le style Art Déco, sur l’emplacement de l’ancien atelier.

Si vous voulez illustrer et/ou poursuivre cette aventure, taper « Odorico » sur le moteur de recherche et vous aurez la surprise de découvrir moultes articles et vidéos passionnantes. Sinon, de jolies balades à pieds à St Brieuc, Etables, Erquy, St Quay ou Dinard, pour re-découvrir ces œuvres près de chez vous.

Encore éblouis par la lumière des mosaïques, nous quittons le centre minéral de Rennes pour son faubourg arboré de Beauregard et le FRAC. Magnifique Musée contemporain, dessiné par Odile Decq, née à Laval en 1955, et inauguré en 2012. Le bâtiment juxtapose l’œuvre monumentale d’Aurélie Nemours : « L’alignement de XXI°siècle »de 72 stèles. L’unique sculpture de l’artiste, sa dernière œuvre et sa conclusion. Elle décède en 2015 à l’âge de 94 ans.

Le FRAC a pour orientation l’abstraction au sens large, la réflexion sur le statut de l’image contemporaine. Nous avons découvert l’exposition du britannique Martin Parr, photographe chroniqueur de notre temps

. Ses photographies aux couleurs criardes sont originales et divertissantes, bienveillantes ou acerbes. C’est un tour du monde qui nous monter de manière perspicace la façon dont nous visons, nous présentons aux autres et à quoi nous donnons de l’importance : loisirs, consommation et communication. Humour et désolation…

Chantal Martin


Mosaïques d’Odorico et Martin Parr

Jeudi 15 octobre, un convoi se dirige vers Rennes : 12 lycéennes, masquées et déterminées, exceptionnellement accompagnées de 3 valeureux maris. Le but de l’expédition : Odorico, ou l’Italie en Bretagne.

Odorico, c’est l’histoire d’une dynastie de mosaïstes sur deux générations : 1882-1914 d’une part et 1914-1945 d’autre part. Deux frères, Vincent et Isidore Odorico, deux artisans mosaïstes talentueux, quittent Séquals, leur village du Frioul, pour la France, terre vierge de mosaïque, fuyant le marasme économique de leur région. Ils participent à la construction de l’Opéra Garnier à Paris sous la direction de leur compatriote, le réputé mosaïste Facchina. Celui-ci a remporté le chantier grâce à sa nouvelle technique : la céramique inversée, nettement plus rapide et donc moins onéreuse.

Après l’inauguration de l’Opéra, qui a fait connaître la mosaïque et leur savoir-faire, les deux frères travaillent à Tours pendant un an chez Novello, puis s’associent pour créer leur entreprise à Rennes en 1882. Ils excellent dans la reproduction d’œuvres classiques et bénéficient de l’essor du tourisme en Bretagne ainsi que la prise de conscience de l’hygiène. Ils savaient incorporer de petites pates de verre qui font ressortir les couleurs en jouent sur la lumière. Les commandent affluent. Quoi de plus facile que de lessiver ces surfaces à grande eau … Auprès des particuliers d’abord « paillassons » et couloirs des maisons, des magasins pour les sols et les façades, notamment boucheries et poissonneries, les salles de bain qui s’installent dans les maisons, les bains-douches, les piscines…Mais aussi les blocs-opératoires !

A partir de 1914, Isidore fils transforme l’artisanat en mosaïque artistique et industrielle : il a fréquenté l’école des Beaux-Arts de Rennes et voyagé en Europe centrale, où l’Art Déco est très en vogue. En 1992, il épouse Marcelle Favret, fille du mosaïste Pietro Favret. Ensemble ils participent à de nombreux chantiers, en collaboration avec des architectes et des artistes. L’entreprise compte alors jusqu’à 140 ouvriers, avec des succursales à Nantes, Angers, Dinard. Dans le grand Ouest, on répertorie 122 villes possédant des œuvres d’Odorico.

Mais la mosaïque devient peu à peu désuète, remplacée par le carrelage, le linoléum et la moquette. En 1945, Isidore Odorico décède et lui succède Pierre Janvier, un contremaitre, jusqu’à la fermeture de l’entreprise en 1978. Ce dernier a fait don au Musée de Bretagne de 999 dessins, esquisses, calques créés par la famille Odorico et ses successeurs.

Sous la houlette de notre guide passionné, nous avons déambulé dans le centre de Rennes pour découvrir d’abord les paillassons des maisons, la magnifique façade de l’ancienne épicerie Valton, rue d’Antrain. Autour de la place de la mairie, le sol sobre du Panthéon, les couleurs chatoyantes des sols des magasins avec leurs motifs en cercles, les tesselles des façades des magasins aux tons dégradés rappelant les pixels d’aujourd’hui. Petite « mise en bouche avant la découverte de la piscine St Georges, inaugurée en 1926, classée aux Monuments Historiques en 2016 et toujours en activité, pour le sport mais aussi comme lieu de festivités. Ses murs sont tapissés de dégradés de bleus, ses bassins de vert, jaune et marron. En 2017, elle fit déclarée 8ème plus belles piscine du monde à l’occasion d’une exposition temporaire : c’est la Lune géante de Luke Jerram.

Nous terminons notre visite dans le quartier St Helier devant la maison d’Odorico, construite en 1939 dans le style Art Déco, sur l’emplacement de l’ancien atelier. L’intérieur, que nous n’avons pas pu voir, est entièrement revêtu de mosaïques avec notamment une magnifique salle de bains. Et bien sûr l’immeuble Poirier, du nom de l’architecte, à l’angle de la rue Janvier, dont la façade grise et or scintille sous le soleil breton. La rénovation de cette façade a été confiée en 2016/2017 à l’entreprise Patrizzio de Marseille ; l’arrière grand-père était lui aussi originaire de Séquals et contemporain d’Isidore Odorico père.

Si vous voulez illustrer et/ou poursuivre cette aventure, taper « Odorico » sur le moteur de recherche et vous aurez la surprise de découvrir moultes articles et vidéos passionnantes. Sinon, de jolies balades à pieds à St Brieuc, Etables, Erquy, St Quay ou Dinard, pour re-découvrir ces œuvres près de chez vous.

Encore éblouis par la lumière des mosaïques, nous quittons le centre minéral de Rennes pour son faubourg arboré de Beauregard et le FRAC. Magnifique Musée contemporain, dessiné par Odile Decq, née à Laval en 1955, et inauguré en 2012. Le bâtiment juxtapose l’œuvre monumentale d’Aurélie Nemours : « L’alignement de XXI°siècle »

de 72 stèles. L’unique sculpture de l’artiste, sa dernière œuvre et sa conclusion. Elle décède en 2015 à l’âge de 94 ans.

Le FRAC a pour orientation l’abstraction au sens large, la réflexion sur le statut de l’image contemporaine. Nous avons découvert l’exposition du britannique Martin Parr, photographe chroniqueur de notre temps. Ses photographies aux couleurs criardes sont originales et divertissantes, bienveillantes ou acerbes. C’est un tour du monde qui nous monter de manière perspicace la façon dont nous visons, nous présentons aux autres et à quoi nous donnons de l’importance : loisirs, consommation et communication. Humour et désolation…

Chantal Martin


QUENTIN AUX CHANDELLES

        Cette jolie petite cité médiévale a connu une importante prospérité , tout particulièrement aux XVIIe et XVIIIe siècle, avec le tissage et le commerce de fines toiles de lin que divers ports exportaient ,notamment Saint-Malo  , essentiellement vers les colonies espagnoles d’Amérique du Sud ; cette prospérité explique la richesse architecturale de la ville
         Nous commençons notre visite guidée par le tympan de la Basilique Notre-Dame de Délivrance , construite au 19ème siècle, à l’emplacement d’une ancienne collégiale : il représente  le patriarche de Jérusalem offrant à Geoffroy Botherel 1 er, seigneur de Quintin, la relique de la Ceinture de la Vierge, ramenée dans la ville au retour de la 7ème croisade avec St Louis . La vierge trône en majesté entre les deux personnages. Cette tradition a fait l’objet d’un culte très important durant plusieurs siècles, animé de nombreux pèlerinages et s'étendant à travers toute la Bretagne. Ce culte persiste encore lors des fêtes mariales.        

  Nous nous dirigeons, par  la Porte-Neuve, vers  les derniers vestiges d’anciennes fortifications et  vers la Tour des Archives ,menaçant de s’écrouler , mais dont la restauration imminente, grâce aux fonds du «loto du patrimoine » de Stéphane Bern, est un grand soulagement pour les  propriétaires du château  et une grande fierté pour les Quintinais.
   Nous déambulons dans le quartier des anciens bâtiments religieux, nombreux à Quintin, admirant au passage les belles demeures et hôtels particuliers de riches négociants :
              - La Chapelle St Yves
             -  Le couvent des Ursulines, maintenant transformé en logements sociaux.  Les Ursulines se consacraient à l’éducation des jeunes filles et aux soins des malades.
La Chapelle du couvent va être restaurée par son actuel  propriétaire.
            -  Le parc Roz Maria, richement arboré, des Pères  Carmes, arrivés en 1621, dont la vocation principale était de contrer un protestantisme très implanté dans la ville et d’éduquer la population à la religion catholique.  Les bâtiments et la moitié du parc sont actuellement une propriété privée transformée en chambres d’hôtes.
            - Par de petites ruelles et venelles, nous arrivons à l’hôtel de ville et à  la place 1830, date à laquelle furent détruites les Halles. Il faut imaginer cette place aux belles maisons à  pans de bois,  fourmillant  autrefois d’une intense activité commerciale.      

      Quintin était également un centre important de haute, moyenne et basse justice.
       Nous retournons vers la basilique. La statue de la Vierge de Délivrance et les ex-voto rappellent  l’intense ferveur avec laquelle les jeunes femmes enceintes venaient prier pour une délivrance heureuse.  Quatre fresques illustrent le don de la ceinture de la vierge, son retour à Quintin et l’incendie de la collégiale.
      Enfin, nous sommes accueillies au château par sa propriétaire, la comtesse de Bagneux. Ce château  est en fait constitué de deux châteaux. Le premier, construit au 17ème siècle est resté inachevé. Au 18ème siècle, le marquis de la Moussaye, beau- frère de Turenne, a construit l’actuel château à partir des communs et des écuries. Ce lieu a vu défiler, au fil des siècles, un long cortège de nombreux personnages de la haute aristocratie. Il accueille actuellement de nombreux visiteurs et des manifestations culturelles permettant le financement de travaux de restauration. Le remplacement de toutes les fenêtres est prochainement envisagé.       

Après une agréable promenade dans le parc,  l’exposition permanente  « les arts de la table » nous permet d’admirer une vaisselle et une argenterie d’époques  diverses. Nous prenons plaisir à  découvrir un  amusant jeu de quiz sur « L’art de bien recevoir », proposé au visiteur à chaque vitrine de l’exposition.
Un apéritif nous est servi dans le parc, puis le dîner aux chandelles, dans une grande salle du château. 

(photo soirée aux chandelles)
Nous terminons la soirée, sous la houlette de la belle-fille de la propriétaire, par la visite de pièces du château, richement meublées. Nous admirons tout particulièrement une charmante collection d’éventails.
Un  « Concours d’ateliers d’art de France »  s’est tenu au château. L’œuvre primée nous a amusées, intriguées, laissées un peu perplexes ...
Merci  à Marie-France, Maryvonne, Christiane, pour l’organisation de cette visite

Béatrice Delafargue


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MARIE-ANTOINETTE DERNIERE REINE DE FRANCE

De Vienne à Versailles, de l’archiduchesse à la reine

Marie Antoinette est l’un des personnages les plus emblématiques de l’histoire de Versailles et la dernière reine à y avoir habité. Elle a imposé un style de vie à travers le monde. Des millions de visiteurs viennent chaque année retrouver à Versailles l’esprit de Marie Antoinette. Elle naît le 2 novembre 1755. Fille de François Ier de Lorraine, empereur du Saint Empire et de Marie-Thérèse de Habsbourg, Marie-Antoinette partage son enfance entre le palais de la Hofburg à Vienne et le château de Schönbrunn. Elle jouit d’une grande liberté dans une cour peu rigide. C’est une enfant enjouée, joueuse, insouciante. Marie-Thérèse est une mère aimante mais autoritaire, exigeante. Le mariage de ses très nombreux enfants est utilisé comme arme diplomatique pour nouer des alliances aux quatre coins des cours européennes. Aussi accueille-t-elle avec grande satisfaction la demande en mariage de Marie-Antoinette par Louis XV pour le futur Louis XVI.
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Le mariage est célébré le 16 mai 1770, en grande pompe à Versailles donnant lieu à de fastueuses festivités. Le dauphin est alors âgé de 16 ans, Marie-Antoinette de 14 ans. La jeune dauphine parle mal le français, méconnaît ou néglige les convenances et l’étiquette. Elle est jugée trop frivole par sa mère qui lui adresse de nombreuses lettres de remontrances et lui prodigue ses conseils. Marie-Thérèse s’inquiète d’autant plus que le mariage n’est pas consommé durant 7 ans. De nombreux pamphlets très hostiles à la Dauphine circulent déjà. On appelle Marie-Antoinette « l’Autrichienne » ou « l’Etrangère », d’autant plus qu’il existe un lourd passif historique entre la France et l’Autriche.
Louis XV meurt en 1774. Louis XVI et sa jeune reine sont en pleurs et terrifiés : « Mon Dieu, guidez nous, protégez nous, nous régnons trop jeunes ».
Un premier enfant naît enfin en 1778 puis trois autres, dont deux garçons. La succession est assurée. Cette maternité rétablit quelque peu le statut de la jeune reine. De très beaux tableaux exécutés par Mme Vigée Le Brun mettent en scène Marie-Antoinette entourée de ses enfants. Le roi aime à se retrouver en famille et le couple est soudé par une solide affection.
La reine organise de nombreuses fêtes, des spectacles, des concerts. Elle joue beaucoup, notamment au jeu de pharaon, très en vogue, où elle perd beaucoup d’argent. Dotée d’un goût exquis, elle se fait habiller par Rose Bertin. Son coiffeur Léonard échafaude pour elle les coiffures les plus extravagantes et sophistiquées. Toutes les cours européennes veulent imiter celle de France. De nombreux meubles, vaisselles et objets sont commandés pour Versailles, notamment à l’ébéniste Riesener au menuisier Jacob, à la manufacture de Sèvres.
Ces commandes participent grandement au rayonnement de la France. Cependant la reine subit d’acerbes critiques pour ces dépenses somptuaires alors que l’État est appauvri.marie_antoinette-2.jpg
Celle qu’on appelle déjà « Madame Déficit » lance à partir de 1775, de grands travaux d’aménagements du Petit Trianon construit par Louis XV. Elle y séjourne de plus en plus, désertant la cour et ses contraintes, entourée de ses favoris, notamment la princesse de Lamballe et la comtesse de Polignac, ce qui n’est pas sans créer un grand ressentiment chez les autres courtisans délaissés. Puis elle fait construire le « Hameau de la Reine » où elle mène avec ses enfants, une vie bucolique. Le roi se prête avec grande indulgence à toutes ces fantaisies. Les critiques se font de plus en plus vives. Un flot de pamphlets circule, déversant contre la reine haine et rancoeur, l’accusant même des débauches les plus odieuses. La propre tante et les frères du roi ne sont pas en reste dans ce domaine !
L’année 1789 met fin au bonheur de la famille royale. En juin le dauphin meurt. C’est donc le deuxième fils du couple royal qui devient dauphin, le futur Louis XVII. Le chagrin est immense: «Je ne cesse de dévorer mes larmes» écrit Marie-Antoinette.
En octobre c’est le départ de Versailles pour les Tuileries où la famille royale est gardée sous haute surveillance par La Fayette. Cette épreuve resserre les liens familiaux
En juin 1791, le danger croissant, c’est la tentative de fuite à l’étranger, avec la complicité notamment d’Axel de Fersen, du couple royal, de leurs enfants et de Madame Elisabeth, sœur du roi. Arrêtée à Varennes, la famille royale regagne Paris. Les conséquences politiques de cette fuite sont majeures.
En août 1792 la monarchie est abolie et c’est la réclusion au Temple, très éprouvante.
En janvier 1793, le roi est séparé de sa famille, les adieux sont déchirants. Louis « Capet » est jugé puis exécuté le 21 janvier : « Je pardonne à tous mes ennemis le mal qu’ils m’ont fait ». En Août, la reine est elle-même séparée de ses enfants pour séjourner à la conciergerie. La souffrance morale est atroce : « Mes yeux n’ont plus de larmes pour pleurer pour vous, mes pauvres enfants ». Mais elle fait preuve d’une grande dignité et d’un admirable courage face à l’adversité. Celle qu’on appelle « Madame veto » passe devant un expéditif simulacre de jugement, au tribunal révolutionnaire. Accusée de haute trahison et de nombreuses turpitudes, la « veuve Capet » est guillotinée le 16 octobre, après avoir refusé de se confesser à un prêtre assermenté. Sa dépouille est enterrée au cimetière de la Madeleine et sera transférée en 1815 à Saint Denis. II a été retrouvé une lettre de la reine écrite avant sa mort à Madame Elisabeth : « Je suis calme comme on l’est quand on a la conscience tranquille ». Marie-Antoinette est de nos jours une figure emblématique. Sa vie à la brillante cour de France et son triste destin ont inspiré de nombreux livres et films. Le prix des objets lui ayant appartenu atteint des sommets faramineux en salle des ventes !

Un grand merci à Michelle Brieuc pour cette belle évocation !


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EXPOSITION VELICKOVIC ET VISITE DE MORLAIX

Exposition de la Fondation Leclerc à Landerneau

Vladimir Velickovic est un peintre d’origine serbe. Né à Belgrade en 1935, il meurt en août 2019 à Split, en Croatie. Sa carrière s’effectue en majeure partie à Paris où il acquiert la nationalité française. Son œuvre est de renommée internationale et ses toiles sont exposées sur les cimaises de tous les continents. Cet artiste appartient au «grand style» qui consiste, selon la formule de Nietzsche, à « mépriser la beauté petite et brève ».expo_landerneau_3.jpg
Le peintre a subi, dans son enfance, l’intense traumatisme des atrocités commises par les nazis, et plus tard l’horreur de la fratricide guerre en Yougoslavie. Douloureux souvenirs qui vont forger son regard, hanté par la violence de l’humanité. Ces tableaux, souvent de grand format, se veulent être les « cicatrices de mémoire » de ce que l’homme peut faire à l’homme, le cri des suppliciés et des opprimés. La nature est absente, les paysages sont des champs de bataille en feu. Les corps sont torturés, sans tête ou sans visage, victimes anonymes.expo_morlaix_2-r90.jpg
Les seuls animaux sont des chiens féroces, des rats, et tout particulièrement de sinistres nuées de corbeaux. Le talent du peintre est majeur. La puissance évocatrice de ses toiles est immense. Cette exposition impressionne, dérange, choque, mais aussi passionne.

Déjeuner aux « Bains - Douches » à Morlaix
Ce riant et sympathique restaurant, situé au bord de la rivière, apaise nos émotions de la matinée. Trois maris nous ont honorées de leur présence et nous font bien rire.

Visite commentée de Morlaix
La ville a occupé très tôt une position d’importance, sur le plan militaire et commercial, en raison de sa situation géographique, ce qui explique son riche patrimoine. Les familles nobles et les marchands on fait ériger de belles demeures. Malheureusement la ville, située en bord de mer et au confluent de deux rivières, est fréquemment victime d’inondations.
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Notre guide nous trace l’historique de Morlaix et commente l’architecture de certains bâtiments. Nous admirons notamment la Maison Penanault, manoir urbain du XVIe siècle. Nous pénétrons dans l’une des fameuses « Maisons à pondalez » où sont exposées quelques toiles orientalistes. Ces maisons à pans coupés, typiquement morlaisiennes, sont uniques au monde. Elles ont été construites au XVIe siècle. Un grand escalier intérieur à vis est enrichi de belles sculptures. Des galeries, les " ponts d’allée », desservent les étages, au nombre de trois le plus souvent.
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Morlaix s’enorgueillit également de l’immense et majestueux viaduc qui la traverse.


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REGARDS SUR LE LIBAN

GEOGRAPHIE
Le LIBAN est un petit pays encerclé par la Syrie et Israël. 230 km du nord au sud ; 80km d'est en ouest ; 6 millions d'habitants ; 27% de chiites ; 27% de sunnites ; 21% de maronites ; 5% d'arméniens ; 5% de druzes ; 8% de grecs orthodoxes ; 6,5% coptes etc ....sont inclus dans ces chiffres 1 300 000 réfugiés Syriens qui fuient la guerre. C’est le pays du miel et du lait, associé à la richesse et à la profusion. De nombreuses sources font de la montagne libanaise le château d'eau du levant. Le Mont Liban, cette grande arête parallèle au littoral, c'est de là que prennent naissance de nombreux cours d'eau. L'eau est partout. Mais la guerre, la reconstruction, l'urbanisation, le rejet des eaux usées, les pesticides et le non-respect des individus qui jettent leurs déchets dans la nature, ont accéléré l'altération des cours d'eau dépotoirs. La plaine de la BEKAA, un don du ciel, longue de 120 km sur 10 à 15 km. C'est le grenier du LIBAN .On y cultive blé, vigne, légumes, l'eau est partout; depuis 1970 on y cultive aussi pavot et hachich .....Mais un programme gouvernemental tend à éliminer cette culture. La très belle lumière qui inonde le pays a sans doute amorti la violence des conflits successifs. Difficile à croire au danger sous un ciel aussi bleu et dans une telle douceur de vivre ! 126-3.jpg
HISTOIRE DU LIBAN
Le LIBAN est inclus dans ce que l'on nomme « le croissant fertile ». C'est dans ce croissant que sont nées les premières civilisations; celles de la domestication, de la vie en société et de l'écriture vers -3200 ans. Byblos est considérée comme la plus ancienne ville bâtie en pierre Les Libanais sont des Phéniciens descendants des Cananéens. L'originalité de ce peuple réside dans leur dynamisme. Ils égrenèrent la côte de cités marchandes autonomes. Ces cités étaient dirigées par 1 roi, toutes indépendantes les unes des autres comme Batroum, Byblos, Beyrouth , Sidon ou Saïda, Tyr, Arados, Ugarit en Syrie, Sebaste en Turquie etc... Ces Phénitiens se sont illustrés par la diffusion de l'alphabet; ce système de 22 signes ; il convient de rappeler ici que ce sont les Syriens les initiateurs de cette graphie, reprise et diffusée par les phénitiens de Byblos -1300/1200 ans A V J C. Puis les ils subissent la domination des Assyriens, et des Babyloniens au 7 siècle avant Jésus Christ, avec le siège de TYR pendant 13 ans par Nabuchodonosor.
De - 555 à - 332 Domination Perse par Cyrius, Darius .....puis en -332 Alexandre le Grand envahit la Perse. La ville de TYR résiste 7 mois, elle payera sa résistance par le massacre de sa population. -323 mort : d'Alexandre le Grand : ses disciples se partagent le territoire. Le LIBAN tombe dans les mains des Séleucides Au premier siècle après Jésus Christ le LIBAN tombe dans les mains des romains
L'empire romain est alors partagé en pars occidentalis avec Rome comme capitale, et en pars orientalis avec Byzance comme capitale
De 395 à 634 : domination Byzantine. C'est l'époque ou le christianisme se propage mais où apparaissent également des dissensions entre chrétiens, maronites, Melkites, Nestoriens....
La région se couvrit d'églises, de monastères. Mais comme il fallait s'y attendre les persécutés chrétiens devinrent des persécuteurs ; les idoles païennes furent abandonnées et renversées comme BAALBECK et Héliopolis. Les vieilles croyances bédouines furent ridiculisées comme le culte de la pierre noire. Ce culte a perduré en ARABIE comme en témoigne « la pierre noire » de la Mecque respectée par les musulmans. En 551 un séisme ravage la côte méditerranéenne faisant de nombreuses victimes et détruisant la plupart des temples et constructions, et pendant que les chrétiens débattaient de la nature du Messie et s'épuisaient en querelles byzantines, un séisme idéologique couvait dans les sables du désert d'Arabie : l'ISLAM, cette nouvelle religion révélée à MAHOMET. Cette nouvelle religion se
voulait universelle, elle appela tous les chrétiens, les juifs, et tous les croyants à se réunir : « la Umma ». Mais l'osmose ne se réalisa pas. Les musulmans eurent recours au « JIHAD » guerre religieuse
660 - 750 la conquête par les arabes fut foudroyante . Les Byzantins furent éprouvés par les razzias lancées par les cavaliers musulmans ; puis les musulmans durent affronter l'hérésie et les luttes intestine, la succession du prophète provoqua un schisme, la communauté musulmane se divisa en sunnites et chiites, les seconds persécutés par les premiers. 750 -977 les byzantins récupérèrent leurs anciennes possessions. Il récupèrent le littoral libanais mais ne parviennent pas à libérer le tombeau du Christ à Jérusalem. Ce sera la raison invoquée par l'église pour organiser les croisades 14-4.jpg
LES CROISADES
1098 -1291 : Le pape URBAIN II en 1095 lance un appel à la chrétienté afin de venir en aide aux frères d'Orient. Ce fut le début d'une grande aventure qui dura 2 siècles. L'empreinte des croisés est partout au LIBAN : l'église St JEAN à Beyrouth transformée en mosquée ; le château ST GILLES à TRIPOLI. Chaque port du Liban a son château ou sa citadelle construite par les croisés.
Les croisés comptaient de petites centaines de chevaliers qui tout au long de leur aventure hasardeuse devaient conduire, encadrer, nourrir, protéger une multitude de « pèlerin » hommes , femmes, enfants. Chaque année plusieurs flottes de grosses galères et de navires d'Italie , de Provence, de Catalogne amenaient des centaines de pèlerins qui, bien souvent, se battaient aux côtés des chevaliers et des hommes de pieds ou aidaient à la construction des châteaux . Anglai , Flamands, Allemands, Scandinaves ont armé des flottes pour la guerre et apporter leur aide aux Francs de terre sainte. Cette entreprise fut un échec. Les pertes en homme et en argent furent considérables !
LES MAMELOUKS et LES TURCS
En se libérant des Francs les Arabes ne pensaient pas tomber sur un ennemi redoutable : les Mamelouks : milice composée d'esclaves des turcs, des slaves, des tcherkesses originaires du Caucase. Ils ne remirent pas en question le commerce des ports du Liban. Au contraire ils le favorisèrent, en leur permettant de construire des entrepôts où l'on pouvait trouver tout ce dont l'Orient était demandeur: fer, bois, laine, poix ; et inversement on expédiait vers l'Occident : or, épices, porcelaines, soieries, gaze de GAZA , mousseline de Mossoul, le damas de Damas , le baldaquin de Bagdad ......
LES OTTOMANS
En 1516 sous le règne de SELIM I le LIBAN est annexé à l'empire OTTOMAN. 1590 – 1630 : l'émir FAKR ed DINE unifie la montagne libanaise. Reprise par les Turcs 1788 -1840 : l'émir Béchir II allié avec l'Egypte parvient à son tour à unifier le Liban. Mais la fin de son règne est marquée par des affrontements communautaires entre Druzes et Chrétiens. 1860 : nouveaux affrontements et massacres de Chrétiens. La FRANCE décide d'intervenir en tant que protecteur autoproclamée des Maronites, sous Napoléon III La première guerre mondiale met fin à l'empire OTTOMAN En 1920: les alliés se partagent les dépouilles de l'empire Ottoman Les Anglais s'installent en Mésopotamie, Irak, Palestine Les Français reçoivent l'administration de la Syrie et du LIBAN
LE MANDAT FRANCAIS
L'administration coloniale s'employa à tracer les frontières et à créer un état communautaire. En 1926 la constitution libanaise stipulait que les communautés seraient équitablement représentées dans les emplois publics et dans les ministères. En 1946 la FRANCE se retire.
En 1943: proclamation de l'indépendance. Béchara el Khoury et SOLH posent les grandes lignes du pacte national qui établissent l'égalité entre les communautés : à savoir : chiites, sunnites, maronites. 1958 : guerre civile et intervention Américaine sur demande du président Camille CHAMOUN Il faut reconnaître au pays des cèdres le mérite d'avoir accueilli tout ce que la région comptait comme réfugiés ou exilés: Arméniens (1916) Palestiniens (1948 ) à la création de l'état d'ISRAEL , Syriens, Kurdes etc
LES GUERRES AU LIBAN
Il est difficile de résumer la guerre qui éclata en 1975. Ses causes, ses manifestations sont multiples. Elle fut sûrement l'expression du rapport de force entre notamment la Syrie, Israël, le Liban et l'O L P et sur le plan interne, entre les communautés, partis, leaderships politiques avec toujours au centre la question palestinienne. Le problème palestinien se greffait sur un clivage communautaire interne à la société libanaise en crise. Le clientélisme et la corruption de la classe politique, mais aussi l'instabilité régionale achevaient de miner le terrain libanais. La triste guerre du LIBAN a constamment changé de forme, de protagonistes et d'enjeux. Il y a transposition de tous les conflits de la région sur le sol libanais et les différentes communautés sont appuyées par des pays extérieurs. Le HEZBOLLAH, chiite est soutenu par l'IRAN. L'ARABIE Saoudite soutient les SUNNITES.
La constitution libanaise ne favorise pas l'entente entre les différentes communautés :
- Le président doit être chrétien maronite il est élu pour 6 ans - Le chef des armées doit être maronite - Le premier ministre est sunnite - Le président de l'assemblée est chiite - Le vice-président du conseil des ministres est grec orthodoxe - Les députés sont au nombre de 124 répartis entre : sunnites, chiites , maronites, arméniens ,
druzes. Ils sont élus pour 4 ans.
Il faut savoir que votre appartenance à tel communauté et votre confession sont indiquées sur votre carte électorale. Ces notifications apparaissaient également sur votre pièce d'identité, mais cela a été supprimé il y a seulement quelques années.
LE LIBAN D'AUJOURD 'HUI
Fait face à une crise politique, économique et humanitaire. Le gouvernement est partisan d'une dissociation vis à vis du conflit Syrien. Il estime que le Liban ne doit pas prendre parti ni pour Bachar al Assad, ni pour l'opposition syrienne. C'est la participation active du Hezbollah au conflit syrien qui divise la population et la classe politique; le parti chiite et les chrétiens sont convaincus que la présence du Hezbollah en Syrie permet de sécuriser les frontières du LIBAN, face aux tentatives d'entrée sur le territoire des combattants djiadistes. Les adversaires du Hezbollah, quant a eux, lui reproche d'exporter le conflit syrien sur le territoire libanais. Avec 1.300.000 syriens sur le territoire, le liban est confronté à une crise humanitaire et économique : 30% de chômage .Le pays est au bord de la faillite.
ART ET CULTURE AUX PAYS DES CEDRES
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Situé aux portes de l'orient, le Liban a de tout temps été très visité. Son patrimoine historique est riche et abondant : Phéniciens, Perses, Grecs, Romains, Croisés, Ottomans, Français etc... autant de peuples ou d'armées, d'envahisseurs ou d'alliés, dont les libanais ont conservés la mémoire et dont les nombreux sites archéologiques témoignent. Mais le pays des Cèdres est aussi un Etat moderne. Par son « génie » allié à un esprit d'entreprise et un fort dynamisme, il a pu se relever des années sombres de son histoire Beyrouth a également su restaurer son pouvoir de séduction : lieux branchés ou alternatifs ont redonné aux nuits levantines leur éclat d'autrefois et les visiteurs du jour n'ont que l'embarras du choix entre musées galeries, parcours historiques et complexes touristiques ultramodernes.
En dehors des centres urbains de nombreux sites sont à découvrir :
- BYBLOS: avec ses vestiges romains, amphithéâtre, temple d'ADONIS et château fort et église construits par les croisés - TRIPOLI : château de SAINT-GILLES construit par le comte de Toulouse ; Mosquée de TAYNAL ; Bécharré : Musée GIBRAN
- VALLEE DE KADISHA : avec de nombreux monastères maronites - SAÏDA ou SIDON : château de la mer des croisés transformé en mosquée - TYR : avec 2 temples romains, voie romaine, amphithéâtre, arc de triomphe, arènes, thermes, nécropoles ..... - BAALBECK: le site le mieux conservé avec ses 3 temples fut construit par les romains.
LE LIBAN ET LA FRANCE
De nombreux poètes, romanciers, hommes de lettres, hommes politiques, présidents ont été fasciné par le LIBAN. On peut citer : LAMARTINE qui est venu au LIBAN pour sa fille atteinte de la tuberculose et qui pensait que le climat lui serait bénéfique, mais malheureusement elle est décédée 2 mois après son arrivé. Il a sillonné le LIBAN et nous a laissé de belles descriptions de BAALBECK....Gérard de Nerval... Françoise SAGAN ... Le président CHIRAC : pour son décès il a fait la une de l'Orient du jour « l'ami des jours difficiles » et une journée de deuil national a été décrétée.


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CONFERENCE INTERACTIVE ANNA PAVLOVA

Cette conférence interactive s’est composée des deux volets :
- Le premier étant la présentation de Anna Pavlova, danseuse-étoile d’origine russe, considérée comme l’une des meilleures danseuses classiques de tous les temps, elle a été la première à partir en tournée autour du monde avec sa propre compagnie.
- Le deuxième volet, plus interactif, disposait d’une saveur gastronomique. Joëlle de Fou de Kerdaniel, notre hôte, secondée par Françoise Marc, nous ont fait déguster un fameux dessert Anna Pavlova qui a était créé dans l’hémisphère sud (en Australie ou en Nouvelle Zélande) en honneur de notre héroïne.

Anna Pavlovna (Matveïevna) Pavlova (1881-1931) est une ballerine russe, connue en particulier pour son rôle dans le ballet créé pour elle, La Mort du cygne.
Considérée comme l’une des meilleures danseuses classiques de tous les temps, elle a été la première à partir en tournée autour du monde avec sa propre compagnie.anna.png
Anna Pavlova est née à Saint Pétersbourg dans une famille modeste. Impressionnée à l’âge de 6 ans par un ballet « La belle au bois dormant », elle a décidé de consacrer sa vie à la dance.Elève studieuse de l’Ecole Impériale de danse de Saint Pétersbourg, où elle rentre à l’âge de 9 ans, elle fait sa première apparition sur scène dans le ballet de grand Marius Petipa « Un conte de fées ». A la sortie de l’école Anna Pavlova devient rapidement une danseuse étoile du Théâtre Mariinsky. Elle y interprète les principaux rôles dans les ballets « Belle au bois dormant », « Paquita », « Bayadère », « Lac de cygne », « Corsaire », « Gisèle », « Raymonde », « Carmen ».
Dès 1908 elle commence ses tournées internationales qui composeront l’essentiel de sa carrière et l’emmèneront dans quelques 4 000 ville du monde entier.
Séduite par le projet de Serguei Diaghilev « Les ballets russes » elle le rejoint à Paris. Prévue pour la Mort du cygne de Mikhail Fokine, elle refuse car elle n’aime pas la partition d’avant-garde d’Igor Stravinsky et le rôle se voit confié à Tamara Karsavina. Tout au long de sa carrière elle préfèrera la mélodieuse musique dansante des anciens maitres tels que Cesare Pugni et Ludwig Mikus.
Les spectateurs parisiens applaudissent le talent d’Anna dans les Sylfides et Giselle avec Vaslav Nijinski. Mais Anna Pavlova est réellement entrée dans la légende grâce à son interprétation de La Mort du cygne, sur un extrait du Carnaval des animaux de Camille Saint-Saëns. Michel Fokine créa ce solo à sa demande, lors d'une répétition de l'année 1905, et avouera plus tard avoir été inspiré par la visite que lui avait rendue Isadora Duncan quelques mois auparavant.
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En 1914 Anna s’installe à Londres et crée même sa propre compagnie, afin de partager sa passion de la danse sur le plan international. En 22 ans d’activité sa compagnie a donné 9 000 spectacles dans 44 pays du monde.
En 1931, à La Haye, elle meurt d’une pleurésie. Il existe une légende qu’aux derniers moments de sa vie elle aurait demandé qu'on lui prépare son costume de cygne. Le soir de sa mort, à Saint-Pétersbourg, les violons de l'orchestre ont joué la musique de La Mort du cygne devant une scène vide, seulement éclairée par un projecteur.

Anna Pavlova aurait déclaré : « Je désire que mon message de beauté, de joie et de vie continue à être délivré après moi. J'espère que lorsque l'on aura oublié Anna Pavlova, le souvenir de sa danse restera dans le cœur des gens. Si je réussissais ne serait-ce que cela, je m'estimerais satisfaite. » La grande Margot Fonteyn, bien qu'elle n'eût pas connu Anna Pavlova, disait d'elle qu'elle était un « génie ».
Selon Keith Money, un biographe d'Anna, la Pavlova (dessert à base de meringue) fut créée par le chef d'un hôtel à Wellington en Nouvelle-Zélande en honneur de la danseuse, alors en tournée internationale.

Et ainsi nous passons au deuxième volet de notre conférence : la dégustation d’Anna PAVLOVA, préparée par notre hôte Joëlle de Fou de Kerdaniel.

Et en guise de dessert de ce compte-rendu vous avez une des recettes de PAVLOVA.
Bon appétit !

Marina ANDRE

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Recette de Pavlova

Ingrédients pour 6 personnes :
4 blancs d’œufs
200 g de sucre + 20 g de sucre
1 cuillère à café de vinaigre blanc
1 cuillère à soupe de Maïzena
20 cl de crème fleurette
1 barquette de fraises de 250 g
1 barquette de framboises de 100 g

 PRÉPARATION
1. Evidemment on ne chausse pas de pointes... ce ne serait pas forcément pratique ! Un tablier suffira. Préchauffez le four à 120°C. Mettez un saladier alu dans le congélateur... pour les habitués vous savez pourquoi, pour les autres, une surprise vous attend...

2. On fait la meringue géante ! Commencez par monter en neige vos 4 blancs avec la grosse goutte de vinaigre blanc. Ils commencent à prendre ? STOP ! Ajoutez la maïzena. Puis ajoutez le sucre petit à petit. Continuez à monter les blancs avec un batteur électrique pendant 4 minutes minimum. Vos blancs doivent devenir soyeux, brillants, denses. Sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé, étalez vos blancs, formez un grand rond épais de 2 cm environ.

3. Au four à 120°C pour 1 h 15. Une fois cuite, sortez la meringue du four et laissez-la refroidir (la meringue peut être faite à l’avance comme la veille pour le lendemain).

4. On la garnit maintenant ! Récupérez le saladier dans le congélateur. Versez-y la crème fleurette et hop, avec un fouet électrique montez une chantilly ! (Mettre le saladier au congélateur permet de monter plus facilement et mieux votre chantilly). Ajoutez les 20 g de sucre et continuez à monter jusqu’à ce que votre chantilly ait une belle texture. Lavez les fraises et les framboises. Étalez la chantilly sur la meringue et posez tous vos fruits rouges sur le gâteau (plus il y en aura, meilleur sera votre dessert). Servez immédiatement.

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SORTIE A PARIS

MERCREDI 21 JANVIER

Grande Mosquée de Paris
L’institut musulman de Paris comprend la Grande mosquée pour le culte et un bâtiment où est dispensé un enseignement arabo-islamique. L’ensemble, de style hispano- mauresque, a été inauguré en 1926, construit sur un terrain offert par la Ville de Paris et avec une subvention de l’État, en remerciement de la France aux nombreux soldats musulmans tombés au champ d’honneur lors de la première guerre mondiale. Notre guide nous fait, dans la bibliothèque, un rappel historique des sources de l’islam, de sa diffusion, du schisme sunnites-chiites.
Nous admirons tout particulièrement le Grand Patio richement décoré de zellidjs et dont la belle architecture est fortement inspirée de l’Alhambra. Pour finir un couscous vient agréablement nous réchauffer dans les jolis salons du restaurant.
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Ile Saint Louis
Au XIIIe siècle l’île est scindée en deux par un chenal, pour constituer l’Isle-Notre-Dame et l’Isle-aux-Vaches. Elles servent de pâturages ou de dépôts. Au XVIIe siècle, ces deux îles sont réunies en une seule, par comblement du chenal, pour former l’île Saint-Louis. De grands travaux d’urbanisation sont effectués, durant la régence de Marie de Médicis et surtout sous Louis XIII .Des quais cernent l’île. Deux ponts la relient aux rives de la Seine. De nombreux hôtels particuliers sont construits. L’île est alors appelée « île des palais ». Citons notamment l’hôtel de Lauzun et l’hôtel de Lambert qui appartient actuellement à la famille royale du Qatar. Trois autres ponts sont élaborés au XIXe siècle. De nombreuses personnalités d’horizons divers résident actuellement dans L’île Saint-Louis.
Accompagnées de notre guide, nous déambulons dans les ruelles, ne dédaignant pas de jeter un coup d’œil sur de jolies boutiques. Le vent glacial n’a pas refroidi notre enthousiasme. Malgré tout, une boisson chaude vient très agréablement clôturer cette visite

Pièce « Edmond » au théâtre du Palais Royal
Cette pièce d’Alexis Michalik a rencontré un vif succès. Jouée à guichets fermés depuis 2016, elle s’est vue récompensée de cinq Molières. Virevoltante, drôle, cette « pièce dans la pièce » met en scène les affres et les tourments du jeune Edmond Rostand pour mener à bien l’écriture de ce qui sera son chef-d’œuvre : Cyrano de Bergerac.
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JEUDI 22 JANVIER

Saint-Germain-des Prés
Vestiges de l’abbatiale de Saint Germain
Une basilique fut érigée en 542 par Childebert 1er, fils de Clovis, pour abriter les reliques de Saint Vincent. Un monastère abritait plus de 200 moines. Détruite par les Normands, la basilique fut reconstruite vers l’an 1000. Mais c’est surtout au XIIIe siècle que furent érigés de nombreux bâtiments : cloître, salle du chapitre, réfectoire etc.
Il fut également édifié une prison et un pilori, l’abbé de Saint-Germain ayant droit de haute justice.
Au XVIIe siècle, l’abbatiale était un important centre culturel de bénédictins. Elle dépendait directement du pape et non pas de l’évêque de Paris. À la révolution française, elle subit d’importants dégâts et de terribles massacres y furent perpétrés.
Il n’en subsiste plus, actuellement, que l’église et le palais abbatial :
- L’église de Saint-Germain des Prés
Rendue au culte en 1803, elle fait depuis lors office d’église paroissiale Elle est de style roman à choeur gothique. On y trouve de nombreuses œuvres dont celles de Flandrin et de Girardin. Elle a servi de nécropole aux rois mérovingiens jusqu’à la construction de la basilique Saint-Denis par Dagobert. Y sont également inhumées de nombreuses personnalités ecclésiastiques et civiles, Boileau et Descartes notamment.
- Le palais abbatial : imposante bâtisse de briques et de pierres, considéré au XVIIe siècle comme l’un des plus beaux palais de Paris . Onze cardinaux y ont séjourné. Cet édifice abrite maintenant des œuvres caritatives des Petites Sœurs de St Vincent de Paul. Une promenade dans les rues adjacentes nous mène à la Place Fürstenberg, l’une des plus charmantes de Paris. On y trouve le musée Delacroix, le peintre ayant séjourné en ces murs jusqu’à sa mort.
Enfin, nous allons admirer l’Eglise Saint Sulpice et plus particulièrement la décoration d’une chapelle décorée par le peintre.

Exposition « Toulouse Lautrec résolument moderne » au Grand Palais
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Cette exposition de plus de 200 œuvres invite à découvrir la force plastique et la liberté du regard de l’artiste. Toulouse Lautrec à ambitionné de traduire la réalité de la société contemporaine dans tous ses aspects, jusqu’aux moins « convenables ». Il a imposé son regard lucide, grave et drôle, sur le Paris des années 1890. C’est pourquoi il s’inscrit comme un précurseur.

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