DIJON AU TEMPS DE NAPOLÉON, 1800 -1815

C’est le lundi 21 juin 2021 que nous avons pu nous retrouver pour la 1ère réunion ’’en présentiel’’ depuis février 2020 ! Pour sa 6ème conférence donnée au Lyceum, Alain PIGEARD, éminent spécialiste des armées napoléoniennes, nous a livré un aperçu du contenu de son 73ème livre paru en 2020, consacré à sa ville natale, un livre qui n’a d’autre but que de nous la faire découvrir sous ses multiples aspects en cette période si mouvementée du Consulat et de l’Empire.

Après une présentation de la ville à cette époque, à l’aide de plans et de vues des rues et des édifices, il nous a régalées d’anecdotes et de détails piquants.

En voici quelques exemples que je livre sous forme de questions pour celles qui n’ont pu venir (réponses à découvrir dans l’ouvrage ou auprès des amies présentes !) : où se trouvaient alors l’Hôtel de la Cloche, le 1er lycée, le 1er théâtre, la foire aux pains d’épices ? Où couchèrent le Premier Consul en mai 1800, l’empereur d’Autriche François 1er en octobre 1814, le maréchal NEY en mars 1815 ? Où se produisit le spectacle équestre du célèbre cirque FRANCONI en février 1806 ? Par où passait la ’’chaîne’’ des forçats ? Qui décida d’installer la préfecture dans l’hôtel BOUHIER de LANTENAY, ancien hôtel de l’Intendance ? Pourquoi la statue de la Vierge de Notre-Dame est-elle noire ? etc…

Notre conférencier nous confia que la plus belle découverte qu’il fit au cours de ses recherches fut ce magnifique plafond du 1er étage de l’ancien restaurant Le Marais, situé au-dessus de l’actuel magasin de chaussures Bloch, rue Musette (cliché de la page 178).

Après sa conférence, il dédicaça cet ouvrage, ainsi que son 72ème livre : Côte d’Or : Dictionnaire des officiers de Napoléon 1er, qui lui demanda 30 ans de recherches et lui fournit la matière de près de 700 pages !

Voici deux illustrations présentées pendant cette conférence, choisies parmi tant d’autres : LARMIER et GOISSET sont mentionnés dans l’annexe 7 du livre, consacrée à la biographie des personnages liés à l’histoire de Dijon de 1800 à 1815.

Napoléon BONAPARTE Buste réalisé en 1800 par Pierre LARMIER lors du passage du Premier Consul en 1800. (Réserves du MBA de Dijon, cliché A. PIGEARD). Un café sous l’Empire Le café-restaurant Quinconce, ouvert par le sieur GOISSET en 1801 sur l’actuel Bd de Sévigné. (coll. privée).

Françoise VILLAUME


JOURNEE AUXOIS MORVAN

24 lycéennes se sont retrouvées le 10 juin pour la première fois depuis l’automne, et c’est avec un soleil radieux que les églises des contreforts du Morvan ont été découvertes.

Après Brianny et sa danse macabre du 15° siècle (chapelle Sainte Apolline)

ce fut l’église romane Saint Cyr et Sainte Julitte de Clamerey qui a permis à certaines de prouver que le lyceum est jeune et aventureux !

Déjeuner agréable à Vitteaux, puis visite de l’église Saint Germain de cette commune, édifice gothique du 13 ° siècle renfermant entre autres trésors un retable de 1600, et des stalles entièrement sculptées.

La journée s’est terminée par un point de vue sur la plaine et le Morvan depuis Thorey sous Charny et Charny.

Les explications et commentaires de monsieur Jean-Marie Sanchez, docteur en architecture, et très apprécié pour sa conférence sur Léonard de Vinci quelques jours auparavant, ont permis au groupe de mieux appréhender ce patrimoine méconnu mais passionnant.

M Maire


LÉONARD DE VINCI, PEINTRE OU ARCHITECTE : LE POINT SUR LA QUESTION

Visioconférence de Monsieur Jean-Michel SANCHEZ,docteur en Histoire de l’Art et enseignant à l’université Aix-Marseille, le 17 mai 2021


Conférence Zoom de Monsieur Olivier MIGNON

PRISONNIERS DES GLACES : SHACKLETON ET L’ODYSSÉE DE L’ENDURANCE

A la fin du XIXe siècle la grande aventure consistait en la conquête des pôles. Ainsi en 1895 un congrès de géographie se tint à Londres où l’on encouragea les expéditions polaires. Pourtant le premier homme à faire un hivernage en Antarctique est le Belge Adrien de Gerlache. Puis un Norvégien, Roald Amundsen, est le premier à atteindre le pôle Sud, le 14 décembre 1911.

Shackleton sélectionne ses équipiers. A bord on trouve des scientifiques notamment un biologiste marin, un physicien et un géologue. Franck Worsley est le capitaine de l’Endurance mais à bord on trouve aussi les deux amis de Shackleton, Franck Wild et Tom Crean ainsi que le photographe australien Franck Hurley. Ce dernier joue un rôle important car c’est grâce à ses clichés que nous avons des témoignages visuels de cette expédition.

Le 8 août 1914, l’Endurance, nommée ainsi en référence à la devise familiale de Shackleton « Par l’endurance, nous vaincrons ». quitte Plymouth. Après de multiples péripéties, 2 hivers, le bateau bloqué puis brisé sous la pression des glaces, les hommes mettent à l’eau trois chaloupes et arrivent enfin en Géorgie du Sud le 9 mai 1916.

Les Britanniques un peu piqués au vif, lancent trois expéditions pour conquérir le pôle Sud. Finalement c’est en 1914 que part celle de Shackleton avec l’Endurance, qui prendra une tournure bien particulière et aura un retentissement international.

Shackleton voulait être le premier à avoir traversé le continent antarctique, il y aura à peine mis le pied. L’expédition telle qu’il l’avait pensée est un échec total, mais il aura réussi à ne pas perdre un seul homme de son groupe de l’Endurance, ce qui en fait un véritable exploit. Voilà pourquoi l’Endurance et ses hommes ont fait la une de tous les journaux

.

L’odyssée de l’Endurance est avant tout un bel exemple de courage et de solidarité entre les hommes. C’est aussi l’apogée de Shackleton comme meneur d’hommes. Fasciné par l’Antarctique, il retournera au pôle sud en 1921 avec l’expédition Shackleton-Rowett dans l’intention de mener à bien un programme scientifique et des explorations. Quelques heures après avoir jeté l’ancre dans l’anse de Grytviken en Géorgie du Sud, Shackleton mourra d’une crise cardiaque dans sa goélette. A la demande de sa femme, il sera enterré sur place. Trois des hommes de l’Endurance s’enrôleront dans l’armée britannique et mourront au combat lors de la Grande Guerre.

Conseils de lecture :

« L’odyssée de l’Endurance », Ernest Shackleton, Payot.

« Histoire d’une survie » Edition du Chêne.

« L’aventure des pôles », Claude Laurius, Gallimard.

Chantal Lapostolle


Conférence Zoom de Mme Geneviève HAROCHE BOUZINAC

  1. Louise de Vilmorin, Une vie de bohème

Comment connaître quelqu’un dont les yeux changent de couleur selon les interlocuteurs ? Ceux de Louise de Vilmorin sont pailletés de vert pour le peintre Jean Hugo, violets selon Paul Morand, ou encore gris-bleu pour ses amis. La célèbre romancière s’en est toujours amusée, elle qui aimait brouiller les pistes, accentuer ses contradictions et construire

sa légende. « Inconstante, je suis fidèle... » répétait-elle à l’envi.
Née en 1902 dans une illustre famille de botanistes, Louise a raconté son enfance mélancolique à l’ombre d’une mère peu aimante, auprès de quatre frères joueurs et veillant sur elle. D’une maladie qui lui imposa une longue convalescence,

elle conservera un déhanchement qui accentuera son charme et lui donnera

le goût de rêver.Après une enfance chaotique, un désert affectif maternel,

sa vie amoureuse connaît des remous. Ses fiançailles avec  Saint Exupéry sont éphémères.

Mariée à l'Américain Henry Leigh-Hunt, elle souffre du mal du pays, et dépérit. Trois enfants sont nés de cette union mais elle s’en désintéresse, comme l’avait fait sa mère auparavant et en perd la garde.
Son retour en France lui permet de rencontrer des personnes influentes.

Elle multiplie les liaisons. Coco Chanel l’habille gracieusement. Elle est reçue dans les salons de Blanche de Polignac, fille de Jeanne Lanvin. Elle écrit des poèmes pour Poulenc. Sa rupture avec Gaston Gallimard la laisse désespérée. « Au secours ! » est sa devise.

Elle propose à Louis Cartier de créer des bijoux fantaisie, écrit dans Vogue…

Elle s’éprend d’un comte hongrois, Paul Palffy et l’épouse en 1938. Cette même année, les Allemands entrent dans Vienne, et Louise s’inquiète pour ses quatre frères et sa sœur.

Un officier allemand lui apprend que ses frères sont vivants ; il a glissé dans sa missive un trèfle à quatre feuilles qui restera l’emblème de Louise

Après avoir quitté Palffy, elle retrouve la France.

Elle accueille ses amis à Verrières le Buisson, et y reçoit l’ambassadeur d’Angleterre en France, Duff Cooper et son épouse Diana, une ancienne actrice. Ils lui rendent l'invitation et Louise entame une liaison échevelée avec l’ambassadeur, sous l’oeil consentant de Diana, devenue sa confidente et amie.

Elle mène une vie mondaine, reçoit les artistes et écrit des récits de voyages et romans. Femme de lettres, elle reçoit la consécration littéraire en 1951 avec Madame de et Julietta. Elle est capable de passer de romans oniriques à des textes satiriques. La poésie lui permet de surmonter sa vie fragmentée.

Pierre Seghers lui dit « tu es surnaturelle, saturnaturelle ». Elle flirte avec le désespoir, la peur de la solitude.

Ses écrits sont adaptés au cinéma grâce à son sens du dialogue et à son écriture scénarique : « le cœur c’est le drame ». Au début des années 60, elle règne sur le « salon bleu », centre de rencontres artistiques : Léo Ferré, Jean d’Ormesson, Guy Béart et bien d’autres. A partir de 1968 elle vit avec André Malraux, et elle meurt subitement la veille de Noël 1969 d’un arrêt cardiaque dans leur appartement du Palais Royal. Lui finira ses jours à Verrières.

Que fut sa vraie personnalité ? Un château de cartes dont elle aimait le symbolisme. Avec 15 romans, 4 recueils de poèmes, 2 autobiographies, plus d’une centaine d’articles de presse, sa vie fut aussi pleine de créativité que surprenante.

La biographie écrite et présentée ainsi par Madame Haroche-Bouzinac « Louise de Vilmorin, une vie de bohème », est le fruit de recherches approfondies et de rencontres avec les descendants de Louise, ainsi que le résultat d’examen de correspondances récemment retrouvées.

Chantal Lapostolle


Le coin de l'archiviste n 9

Le coin de l’archiviste n° 9, janvier 2021
Historique de notre jumelage avec le club de Genève (1985-2020)
Notre présidente nationale, Isabelle BERTRAND, ayant récemment demandé à toutes les présidentes des clubs de France de lui donner des informations sur leurs jumelages passés, présents et à venir, je me suis replongée dans nos archives pour pouvoir la renseigner. D’où l’idée de vous faire part également de ce coup d’œil sur le seul club avec qui nous entretenons toujours des relations amicales : le club de Genève. Voici donc le résultat de mes recherches, complétées par les informations que j’ai pu recueillir auprès de nos anciennes présidentes. Qu’elles en soient ici vivement remerciées.
Présidence de Jeannette LE LOUS

Dans notre bulletin de septembre 1984 Jeannette LE LOUS écrivait : « A présent, je suis heureuse de vous faire savoir que le Lyceum club de Genève a demandé à être notre club-contact. Nous avons accepté avec plaisir ce jumelage. En effet, beaucoup de points communs nous rapprochent de la Suisse dans sa province francophone, et par ailleurs, le côté touristique, et même gastronomique, sont certains d’éveiller, l’un notre curiosité artistique, et l’autre… nos papilles gustatives ! Nous répondons en plus, au vœu de notre Présidente Internationale, qui souhaitait jeter des ponts d’amitié par-dessus les frontières ». Et dans sa lettre du 10.9.1984, adressée à la présidente du club de Genève, elle précisait : « … je passe la présidence à ma première vice-présidente : Madame Feuillée, que vous connaissez, et qui rentrera en fonction à notre assemblée générale le 24 octobre. C’est donc cette excellente amie qui vous contactera, et en accord avec vous-même et le bureau de notre comité, prendra les décisions qui nous permettront de mieux nous connaître, et donc de nous apprécier de mieux en mieux… ». C’est en effet à notre amie et past présidente Françoise FEUILLÉE que nous devons la concrétisation de ce projet le 30 mai 1985 à Genève, qui officialisait les relations amicales qui avaient été nouées dès 1982. En voici les étapes.

Présidence de Françoise FEUILLÉE

2 juin 1986 : Clarisse TOUSSAINT, écrivain, spécialiste du Japon (et responsable au club de Genève des relations avec notre club), nous donne une conférence sur Kyushu, l’Ile des Traditions. Nos archives conservent 2 lettres de remerciements de C. TOUSSAINT à F. FEUILLÉE pour la qualité de l’accueil qui lui fut réservé.

15 et 16 octobre 1986 : notre club se rend à Genève, reçu par la présidente Mme Nelly TURTACH. Programme préparé par Clarisse TOUSSAINT. Le 15 à Lausanne : déjeuner avec le club invitant dans un chalet restaurant au bord du lac ; exposition des peintres espagnols (Goya, Picasso…) ; à Genève, diner dans un restaurant typique de la vieille ville, concert donné par la célèbre hautboïste genevoise Ayser VANCIN. Le 16 à Genève : au choix : musée de l’horlogerie, ou musée Baur (céramiques d’Orient), ou exposition La femme dans l’Egypte des pharaons. Déjeuner chez les Genevoises ; au choix : Bibliotheca Bodmeriana ou visite guidée de la vieille ville avec visite de la collection Zoubov (meubles européens du XVIIIème, tableaux, porcelaines, émaux…) ; réception dans les salons du club.

26-27 mai 1988 : notre club reçoit le club de Genève. Le 26 : la municipalité de Dijon lui offre un vin d’honneur dans le Salon Apollon. Suite de la journée ? Le 27 : château de Commarin, déjeuner à l’Hostellerie de Châteauneuf-en-Auxois, visite d’une cave de Vosne-Romanée. (environ 30 personnes).

17 octobre 1988 : Madeleine BRESSLER, membre du club genevois, nous donne une conférence après notre AG, pour présenter et dédicacer son livre : La carrière d’une romancière. « Cet écrivain qui allie la profondeur de l’analyse romanesque et les sentiments les plus délicats, nous présentera ses livres, ses héros » (notre bulletin du 10.1988).

10 à 12 décembre 1989 : notre club est invité à assister aux somptueux défilés costumés des Fêtes de l’Escalade, célébrant ’’ la miraculeuse délivrance de Genève en 1602 contre les Savoyards ’’. Réception de notre délégation, accompagnée par l’adjointe au maire de Dijon, Mme JEANNIN-NALTET, par le maire de Genève lors d'un cocktail à l'Hôtel de ville (environ 30 personnes).

Présidence de Marie-José WILKENING

22-23 mai 1991 : notre club reçoit le club de Genève. Le 22 : diner chez les lycéennes. Le 23 : matin : Dijon : Musée Grévin et Puits de Moïse, déjeuner au restaurant de la Toison d’Or, rue Ste-Anne, a-m : visite commentée du Salon des Antiquaires. (environ 8 personnes, dont la présidente Carla ORTELLI).

Présidence d’Yvonne FOUILLAND

17-18 mai 1993 : notre club reçoit le club de Genève avec sa présidente Carla ORTELLI. Le 17 : Dijon : déjeuner à la C.B.D.O (rue Ste-Anne), visite commentée de la collection GRANVILLE du MBA ; diner chez les lycéennes. Le 18 : Dijon : Chartreuse de Champmol avec la lycéenne Simone AUPECLE ; déjeuner au Relais Arcade ; a-m : visite libre du Salon des Antiquaires.

Présidence de Huguette RENARD-ROUFFET

11 mai 1995 : notre club est invité et rencontre, à cette occasion, le club de Lucerne. Coppet : visite du château de Madame de Staël, déjeuner à la rôtisserie de l’Hôtel du Lac ; Genève : l’échiquier géant de la promenade du Bastion, autres visites ?

7 décembre 1995 : notre club, en voyage à Lausanne, y rencontre le club de Genève. Accueillies par Marcelle GILLARD, présidente du club de Lausanne, et Carla ORTELLI du club de Genève, accompagnée de lycéennes genevoises qui partageront cette journée avec les dijonnaises. Matin : visite de l’église St-François récemment restaurée. Déjeuner dans une brasserie. A-m : exposition Jean-Louis FORAIN (1852-1911) au MBA de l’Hermitage.

20 octobre 1996 : Dijon : le club de Genève participe au concert donné dans le salon Napoléon III de l’Hôtel de La Cloche. Concert suivi d’un goûter.

Présidence de Claude BRUN

19-20 juin 2003 : notre club est invité par la présidente Carla ORTELLI. Programme non retrouvé. (25 à 30 participantes).

Présidence de Claude THIERRY

21-22 septembre 2005 : notre club répond à l’invitation de France MAJOIE, membre du club de Genève et fille de Jeannette LE LOUS. Le 21 : Genève : musée de la Croix-Rouge, déjeuner à l’école hôtelière, musée de la porcelaine Ariana ; Crans : dégustation dans les caves du château ; Dully : chez France MAJOIE à La Châtaigneraie : concert de flûte de pan et cocktail dinatoire. Le 22 : Romainmôtier-Envy (qui fait partie de l’association Les plus beaux villages de Suisse) : visite et déjeuner à l’abbaye œcuménique, visite de la ville et de ses environs (28 participantes).

Présidence de Jany PÉCHINOT

23-24 septembre 2011 : notre club reçoit le club de Genève. Le 23 : Dijon : diner-débat (ouvert aux conjoints, parents et amis) animé par Henri REVOL, sénateur honoraire et président du Haut comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire (HCTISN) sur le thème Le citoyen français face au risque nucléaire. Le 24 : Dijon : Musée Magnin, déjeuner à l’lbis Central, visite guidée de la ville (15 participantes).

Présidence de Brigitte CHARVOLIN

24-25 novembre 2012 : notre club est invité aux 100 ans du club de Genève et aux 30 ans de son jumelage avec notre club. Le 24 : déjeuner au restaurant du Parc des Bastions, concert ’’ Vous avez dit Compositrices ? Les voilà ! ’’ au Palais de l’Athénée (œuvres de nos amies genevoises), banquet du Centenaire à l’Hôtel de la Paix précédé par une aubade au violon, invités d’honneur : M. Rémi PAGANI, maire de Genève, et Mme Micheline CALMY-REY, ancienne présidente de la Confédération Suisse. Le 25 : visite du site archéologique de la cathédrale St-Pierre, déjeuner de clôture. Trois dijonnaises y participent : Brigitte CHARVOLIN, Françoise FEUILLÉE et Jany PÉCHINOT.

Présidence de Martine PATOUILLET

28-29 juin 2016 : notre club est invité. Le 28 : Dully : déjeuner chez France MAJOIE avec 5 lycéennes genevoises dont la présidente du club Verdiana GROSSI ; Coppet : château de Mme de Staël ; Genève : diner à La Demi-Lune avec quelques lycéennes genevoises, soirée au club avec récital de piano suivi d’un buffet. Le 29 : Genève : musée Ariana de la céramique et du verre, embarquement au port du Pâquis pour une croisière sur le lac et déjeuner à bord, visite commentée de la vieille ville avec les Genevoises. (10 participantes et 1 accompagnant).

Présidence de Sandrine BRIOT

22 novembre 2019 : château de Marsannay-la-Côte : diner de gala pour le 40ème anniversaire de notre club. 8 membres du club de Genève (dont Antoinette KALISZEWSKI, co-présidente, et France MAJOIE) et 4 accompagnants nous ont honorés de leur présence.

Présidence de Marie-Odile MAIRE

2021 : Bien que nous puissions actuellement continuer nos échanges via Internet en ces temps de pandémie, nous espérons vivement que cette année nous permettra d’organiser une nouvelle rencontre avec nos amies genevoises !

Françoise VILLAUME


Club lecture "les liseuses"

Début février, chez Monique, nous avions lu « Le dernier hiver du Cid » de Jérôme Garcin, gendre de Gérard Philipe.
L'auteur rend un vibrant hommage à cet acteur magnétique qui eut une brève et fulgurante carrière au TNP (Ruy Blas, Le Cid, le prince de Hombourg) et au cinéma (Les grandes manœuvres, Les belles de nuit, Fanfan la tulipe entre autres...).
Terrassé par une maladie que jamais ne lui révéla sa femme afin qu'il continue à lire et à rêver à ses futurs rôles, il mourut à l'âge de 36 ans.
En refermant ce livre se pose la douloureuse question : doit-on la vérité à un patient ?
Nous devions nous retrouver...le 22 mars en ayant lu "Les oubliés du dimanche" de Valérie Perrin et pour l'été "Quand chantent les écrevisses" de Délia Owens.
Nous nous reverrons un jour ou l'autre...dès que possible !
Nicole Peltier


Le coin de l'archiviste numéro 7

Le coin de l’archiviste n°7, septembre 2020

Nos archives et nous

Plus de trois ans après avoir pris en charge les archives du Lyceum, il m’a paru intéressant de vous rendre compte de leur importance et de mon travail d’archiviste.
Lorsque, en présence de Martine PATOUILLET, alors présidente, notre amie Marie-Thérèse SADON m’a transmis ces archives, elles se composaient de deux gros classeurs contenant les bulletins d’information depuis 1979, et quelques chemises de documents divers.
Certaines pages des bulletins étaient détériorées ou manquantes, mais j’ai pu en retrouver une bonne partie grâce aux archives des past-présidentes Françoise FEUILLÉE, Claude BRUN, Brigitte CHARVOLIN et Martine PATOUILLET, cependant malgré mes appels à l’aide, il reste encore quelques pages à retrouver. Et c’est aussi grâce au fonds de Françoise FEUILLÉE que j’ai pu découvrir la précieuse liste des lycéennes de la première heure ! Et j’ai plaisir à souligner que nos 16 amies, fidèles lycéennes depuis 1979, ont donc entre leurs mains le 354ème bulletin du Lyceum !
Les documents concernant le fonctionnement des organes nationaux et internationaux du Lyceum et de notre propre club ont été aussi considérablement enrichis par les dons des past-présidentes citées. J’ai reçu également de Marie-Claude GUYON, qui fut notre trésorière de fin 2005 à fin 2014, la comptabilité du club de cette période.
En ce qui concerne cette comptabilité, la Fédération conseille de ’’désherber’’ les pièces ayant plus de 5 ans ou plus de 10 ans. Pour nos propres archives, nous avons choisi de les conserver depuis 2009, mais pour les années antérieures, il était intéressant néanmoins de garder nos bilans financiers, ce qui fut fait.
En m’appuyant sur les conseils donnés par la Fédération, j’ai créé un plan de classement alphanumérique qui comprend 2 grandes classes : l’administration nationale et internationale (11 sous-classes, 0,25m de long), et celle de notre club (41 sous-classes, 1m de long). Chaque document porte sa cote, écrite au crayon afin de pouvoir la modifier en cas de nécessité (erreur ou évolution des rubriques du plan de classement). Mais un certain nombre restent non classés, soit parce qu’ils ne sont pas datés, soit, et c’est souvent le cas pour les correspondances, parce qu’ils ne sont signés que par le seul prénom de leur auteur. Là encore, Françoise m’a beaucoup aidée dans l’identification de certaines de ces pièces.
C’est la richesse de ce fonds qui m’a donné l’envie de raviver des pages de son histoire et de ses activités remarquables, d’où la naissance du Coin de l’archiviste dans nos bulletins depuis juin-juillet 2008.
Nos archives continuent de s’enrichir par vos apports. En voici un exemple : dans notre bulletin de février-avril 2020, j’ai appris de Janine NANEIX, past-présidente, un détail intéressant relatif au voyage à Strasbourg des 7-8 mai 1981 qui permit aux participantes d’assister à une session du Parlement européen : le déjeuner des lycéennes au restaurant du Parlement avec son organisateur Charles DELATTE, avait été présidé par Simone VEIL en personne ! Aucun bulletin ne mentionnait cette présence mémorable ! Voilà donc un témoignage qui a pris place dans nos archives.
La longue période de confinement vous a peut-être donné l’occasion de faire des rangements dans vos archives. Vous me voyez preneuse de tout ce qui concerne notre club, et je vous en remercie vivement par avance.
Françoise VILLAUME


Le coin de l'archiviste numéro 6

Le coin de l’archiviste n°6, janvier 2020

Pour ce nouvel article consacré à Jeannette LE LOUS, je vous donne lecture des propos qu’elle adressait aux lycéennes lors du déjeuner des vœux du 18 janvier 1988 à l’hôtel du Chapeau Rouge à Dijon, et publiés dans le bulletin de février suivant. Outre l’intérêt que présente ce discours pour la vie passée de notre club, son message reste, à plus de 30 ans de distance, d’une actualité surprenante.
Voici ce document, dont j’ai photographié le début et la fin pour vous donner le plaisir d’admirer l’écriture nette et ferme de cette belle personne.

Mes chères amies, Je remercie Françoise, notre Présidente, qui a bien voulu m'accorder la parole quelques instants. Je voudrais vous faire part d'un souci qui grandit au fur et à mesure que grossit son objet, qui, insidieusement, nous envahit, et qui finirait par empoisonner notre vie, si nous ne disions ’’stop’’. Je veux parler du pessimisme, qui se manifeste sans arrêt, sous de multiples facettes. Qu’on l’appelle ’’réalisme’’ – il faut être réaliste – combien de fois n’avez-vous pas entendu ces doctes paroles ? et, remarquez-le bien, toujours pour quelque chose de désagréable ! Ou alors, le propos commence par ’’si’’ et là aussi, le ton n’est pas dubitatif, mais tout à fait absolu, ignorant qu’avec un si, Paris serait mis en bouteille ! Et généralement ce sont nos chers ’’ils’’ qui attachent le grelot, n’importe quand, avec n’importe qui : n’y a-t-il pas, toujours, quelque part, sujet de plainte ? tout cela, accumulé pendant toute une journée, n’ouvre pas la porte sur des paroles exaltantes, sur un peu d’enthousiasme, sur une bouffée d’air qui revigore. Non. Paysage plat et morne…
Alors que l’antidote est dans nos mains. Il s’appelle l’Optimisme. Bien entendu, il ne s’agit pas du tout de coller des paillettes brillantes sur des faits attristants. Ce serait de la sottise pure, et je n’aurais jamais ouvert la bouche sur semblable insanité. Mais si les paroles de Jeannette Le Lous n’ont qu’une portée de dix mètres, celles d’Alain, notre philosophe français connu partout, dont les théories sont décortiquées dans toutes les langues, ont une autre audience quand il affirme : ’’Le pessimisme est d’humeur, l’optimisme est de volonté’’.
Je me sens donc confortée dans mon propos en m’appuyant sur ce penseur qui ne fut pas ’’un petit rigolo, marchant à côté de ses pompes’’ comme s’exprimeraient mes petits-fils avec vigueur !
Or donc, si l’optimisme est une question de volonté, ne pouvons-nous pas, nous les Femmes, remettre un peu d’air dans tout ce que nous entendons ? Non, tout n’est pas si mal ; les détracteurs ont rarement raison ; il faut, obstinément chercher si les choses n’ont pas, aussi, un bon côté. Et elles en ont. C’est l’histoire du verre à moitié vide, qui est, en même temps un verre à moitié plein. C’est le ’’si’’ que l’on refuse quand il est négatif, le ’’oui, mais…’’ débilitant, refusé de même.
Notre club est apolitique ; mais la politique envahit tout, et pointe son nez dans le moindre propos. Cependant, si le chômage a cessé d’augmenter, mais que, mieux que cela, six cent mille jeunes aient trouvé un emploi, n’est-ce pas réconfortant, non ? Alors, disons-le bien haut, politique ou pas.
Ce sera mon seul exemple, mais il en a bien des milliers d’autres.
Voilà ! C’est tout.
Alors "bonne année" parce qu'elle sera pour une grande part, ce que nous la ferons !

Jeannette Le Lous
Dijon le 18 janvier 1988


Club lecture "au fil des pages"

« La tresse » de Laetitia Colombani
Pour confectionner une tresse, il faut trois mèches de cheveux, trois fils. Dans son livre, Laetitia Colombani tresse la vie de trois femmes, trois lieux, trois vies différentes pour une histoire de chevelure. L’idée lui est venue en accompagnant une amie atteinte d’un cancer.
C’est leur soif de liberté, leur désir de prendre leur destinée en main, de refuser ce que leur imposent au quotidien la famille, la religion, les coutumes qui les relient.
Ce livre, plein d’humanité et d’espoir est dédié à toutes les femmes qui se battent tous les jours pour rester libres et dignes.
Françoise Soulier