DEUX JOURS A MOULINS

Nous voici à 21 en partance pour Moulins.
Nous étions attendus pour déjeuner au"Centre National du costume de scène et de la scénographie, agréables détente après la route.
Visite de la collection "Noureev". Univers de danseur mythique du XXème Siècle.
Puis, avec une conférencière, visite de l'exposition temporaire,
"Modes! à la ville, à la scène", Influences croisées entre l'histoire de la mode et celle du costume de scène duXVIII siècle aux années 2OOO.
Un pot au "Grand Café", de style Art Nouveau conclue cette journée.
Jeudi, dès le matin, nous avons rendez-vous à la cathédrale pour découvrir le
"Triptique du MAITRE de Moulins"
Fin XVème, début XVIème siècle
représentant une vierge tenant l'Enfant Jésus sur ses genoux, encadrée des donateurs:
Anne de Beaujeu et sa fille Suzanne, présentée par sa sainte patronne Anne et son époux, le duc Pierre II,présenté par St Pierre.
Oeuvre magistrale,de la fin du gothique dont l'auteur n'est pas encore confirmé avec certitude.A noter la finesse des traits des personnages, le réalisme des étoffes et des bijoux. fermé, le Tryptique présente une annonciation en grisaille.
Après un sympathique déjeuner,Souvigny,grand site cistertien.
Nous visitons, l'église prieurale St Pierre et St Paul, à noter l'orgue de François Henri Cliquot, de 1782 pratiquement non restauré,l'église et la chapelle funéraire des ducs de Bourbons
Sacristie,cloître,jardins, un bonheur...
Petit tour dans le village puis il faurt penser au retour
Deux jours d'und grabde richesse artistique,culturelle, amicale.
Merci à celle qui nous a concocté ces instants de bonheur.


CERCLE DE LECTURE

3livres ont été retenus par le cercle GEORGES SAND et résumés par Nicole Laurent Béchet
LA FEMME QUI DIT NON de Gilles Martin-Chauffier

Gilles Martin-Chauffier Editions Grasset Septembre 2014

Gilles Martin-Chauffier est né en 1954 à Neully, il est issu d’une famille Vannaise, dont la maison de famille à laquelle il est très attaché est située à l’Ile aux moines, dans le golfe du Morbihan.
Son Grand-père était rédacteur en chef du journal clandestin « libération » et l’un des fondateur du Comité National des Ecrivains, et du Comité National des Journalistes, dans la résistance. Son père, Louis, était rédacteur en chef au Figaro.
Il a fait ses études à Saint Jean de Passy et est diplômé de Sup de Co Paris. Dès 1980 alors qu’il a passé une partie de l’année à NY, il écrit son premier roman, et entre à Paris Match. (Il a écrit 14 romans et 2 essais)
L’auteur, fait parler sa truculente grand-mère à la 1ère personne, elle brosse à travers ses souvenirs, entre 1938 et 1968, le portrait grinçant d’une France abattue, mais jamais en manque de filouterie, et qui ne savait entre quel saint se vouer, entre un général isolé chez les Britanniques, (qu’elle écorche), un Maréchal parqué à Vichy, et des envahisseurs, parfois trop fréquentable ! Mais le problème de cette histoire viendra de ses amours.
L’histoire se passe à l’Ile aux Moines, que l’auteur nous fait découvrir avec amour, l’héroïne, une anglaise de 18 ans en 1938, est déjà une jeune fille « libre », doté d’un sacré caractère ! « J’ai su, au premier coup d’œil, que je ferais de lui ce que bon me plairait, et ce dont j’ai tout de suite rêvé, c’était de vivre à Kergantelec à l’Ile aux moines »
L’écriture est agréable, de l’humour, mais parfois un manque d’aération, certaine pages comportent souvent pas ou un seul paragraphe. Mais en revanche, l’auteur a un fort sens de la formule, en parlant de Pétain « Prendre une ruine pour un sauveur c’était confondre un esquimau Gervais avec le pôle Nord ! » et encore « s’il n’y a pas de solutions, faisons comme s’il n’y avait pas de problèmes ! » et pour terminer « on est toujours seul, et personne n’a inventé les cercueils à deux places ! » Un bon roman pour se détendre


CERCLE DE LECTURE GEORGES SAND

LA NUIT DE FEU
Eric-Emmanuel SCHMITT,

Eric Emmanuel Schmitt est né en 1960 à Sainte Foy les Lyon, après ses études au lycée du Parc à Lyon il intègre Normale Sup en 1980, en sort agrégé en philosophie.
En 1987 il soutient sa thèse de Doctorat « Diderot et la métaphysique », il a enseigné peu de temps, au Lycée de Cherbourg, à l’université de Chambéry. Tout va changer dans la nuit du 4 Février 1989, il a alors 28 ans.

Dans ce livre très personnel EE S nous entraine dans un grand voyage dans le sud Saharien. Il est accompagné du metteur en scène d’un film « A la rencontre du Père de Foucault » lui-même étant le scénariste. Mais c’est surtout un grand voyage spirituel.
Alors qu’il s’égare en descendant le Mont Tahor, sur la route de l’ASSEKREM, il perd son groupe, et son campement, seul sans eau ni vivres, épuisé et frigorifié il se recouvre de sable pour se protéger du froid, c’est alors qu’une force l’envahi dissipant toute angoisse et il éprouve un sentiment de plénitude, mais vous lirez cette inoubliable expérience au cours des chapitres 12,13, 14
Une métamorphose commence alors pour lui.

« la nuit de feu » n’est pas un récit de tout repos pour l’esprit, pourtant avec des mots simples, l’écriture, pleine de poésie d’ EE S nous transporte, nous envoute.

J’ai été d’autant plus émue en lisant la nuit de feu, pour avoir fait ce même voyage en 1977, j’ai retrouvé Gardahia, El Goléa, le Hoggar, le Bordj du Père de Foucault l’ermitage de l’Assekrem à 2000M d’altitude, la chapelle où nous avons assisté 6H du matin, après avoir vu le lever du soleil, à la messe dite par le Père Jean-Marie, ancien élève de Navale, camarade de promotion de J Y Cousteau , il vivait dans le petit ermitage et était chargé de faire parvenir les enregistrements papier de la station de climatologie située au sommet de l’ASSEKREM, sans oublier bien entendu le Bordj de Tamanrasset , les Touareg « vêtus de lin indigo », les petites bergères qui apparaissent alors que vous pensez être seul au monde, et que vous vous rafraichissez dans un oued, les huttes de roseau dans lesquelles nous avons dormi à Tamanrasset, à cette époque là, 12 ans avant EE S, pas de route goudronnées ni de sacs en plastique mais des caravanes de chameaux.
Pour conclure, je citerai LA CROIX : « l’extase mystique d’Eric Emmanuel SCHMITT, un livre court et puissant »
Si vous voulez rêver encore d désert, lisez «La montagne aux écritures » de R Frison Roche et « Méharées » de Théodore Monod.
Nicole LAURENT BECHET


CERCLE DE LECTURE GEORGES SAND

L’HOMME QUI FUYAIT LE NOBEL
Patrick TUDORET Editions GRASSET 2015
Patrick Tudoret est né en 1961 à Oran d’une famille originaire, d’une part de Bretagne et d’autre part de Franche Comté. Il passe son enfance dans le val de Loire, ado il vivait à la Rochelle et a fait ses études supérieures à la Sorbonne, il a fait un DEA de Sciences politiques, puis un doctorat. Il est ensuite devenu Maitre de Conférence , Chercheur en Anthropologie et Sociologie des médias. Il a enseigné à l’Université d’Etat de Pennsylvanie en 1999. Depuis 2005 il enseigne l’Art de l’argumentation et de la rhétorique dans la cadre de l’Union Européenne.
Il a écrit 15 livres, romans, essais, récits, et a collaboré à de nombreux journaux et magazines, et Revues Universitaires et Littéraires. Depuis 2010 il co-anime sur la Chaine 31 de la TNT l’émission littéraire, « Tambour battant »
Ce court roman, a la particularité d’être écrit soit à la troisième personne, soit à la première
C’est l’histoire d’un écrivain sexagénaire qui, panique, et s’en fuit, alors qu’il apprend sur les ondes que l’Académie Suédoise vient de lui délivrer le prix Nobel de Littérature.
Depuis la mort de sa très chère épouse Iseult, cinq ans plus tôt, une ancienne Première danseuse de l’Opéra de Paris, qui a été atteinte d’une maladie orpheline dégénérative du système nerveux, il n’a plus écrit, a refusé toute vie sociale. Il ne peut supporter cette distinction, la grande cérémonie à Stockholm, la couverture médiatique etc…
Il part en « cavale », sans argent, ou presque, se réfugie chez des amis à la campagne, cette « cache » ne sera pas suffisante, il se fait couper sa longue chevelure blanche reconnaissable, et part en Auvergne où il a de doux souvenirs avec sa très chère Iseult.
Par hasard, sans le vouloir, il emprunte le Chemin de saint Jacques.
C’est le roman d’un amour fou et éternel, d’un retour à la vie, un texte profond, émouvant, délicat, puissant prônant l’humilité
Une « échappée belle « propice à la reconstruction.
Nicole LAURENT BECHET


CERCLE DE LECTURE GEORGES SAND

LA NUIT DE FEU
Eric-Emmanuel SCHMITT,

Eric Emmanuel Schmitt est né en 1960 à Sainte Foy les Lyon, après ses études au lycée du Parc à Lyon il intègre Normale Sup en 1980, en sort agrégé en philosophie.
En 1987 il soutient sa thèse de Doctorat « Diderot et la métaphysique », il a enseigné peu de temps, au Lycée de Cherbourg, à l’université de Chambéry. Tout va changer dans la nuit du 4 Février 1989, il a alors 28 ans.

Dans ce livre très personnel EE S nous entraine dans un grand voyage dans le sud Saharien. Il est accompagné du metteur en scène d’un film « A la rencontre du Père de Foucault » lui-même étant le scénariste. Mais c’est surtout un grand voyage spirituel.
Alors qu’il s’égare en descendant le Mont Tahor, sur la route de l’ASSEKREM, il perd son groupe, et son campement, seul sans eau ni vivres, épuisé et frigorifié il se recouvre de sable pour se protéger du froid, c’est alors qu’une force l’envahi dissipant toute angoisse et il éprouve un sentiment de plénitude, mais vous lirez cette inoubliable expérience au cours des chapitres 12,13, 14
Une métamorphose commence alors pour lui.

« la nuit de feu » n’est pas un récit de tout repos pour l’esprit, pourtant avec des mots simples, l’écriture, pleine de poésie d’ EE S nous transporte, nous envoute.

J’ai été d’autant plus émue en lisant la nuit de feu, pour avoir fait ce même voyage en 1977, j’ai retrouvé Gardahia, El Goléa, le Hoggar, le Bordj du Père de Foucault l’ermitage de l’Assekrem à 2000M d’altitude, la chapelle où nous avons assisté 6H du matin, après avoir vu le lever du soleil, à la messe dite par le Père Jean-Marie, ancien élève de Navale, camarade de promotion de J Y Cousteau , il vivait dans le petit ermitage et était chargé de faire parvenir les enregistrements papier de la station de climatologie située au sommet de l’ASSEKREM, sans oublier bien entendu le Bordj de Tamanrasset , les Touareg « vêtus de lin indigo », les petites bergères qui apparaissent alors que vous pensez être seul au monde, et que vous vous rafraichissez dans un oued, les huttes de roseau dans lesquelles nous avons dormi à Tamanrasset, à cette époque là, 12 ans avant EE S, pas de route goudronnées ni de sacs en plastique mais des caravanes de chameaux.
Pour conclure, je citerai LA CROIX : « l’extase mystique d’Eric Emmanuel SCHMITT, un livre court et puissant »
Si vous voulez rêver encore d désert, lisez «La montagne aux écritures » de R Frison Roche et « Méharées » de Théodore Monod.
Nicole LAURENT BECHET


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cercle de Lecture La FONTAINE

Le cercle LA FONTAINE a retenu 1 livre: OUTRE TERRE de J.P.KAUFMAN
Catherine Jouvensal nous en donne de façon convaincante les origines et la tonalité.

  • J.P. Kaufmann nous a habitués à l’étrangeté et à la beauté de ses livres. Celui-ci est de la même veine. Après avoir été une 1ere fois en Prusse Orientale dans l’enclave russe de KALININGRAD, l’ancienne KONISBERG, il retourne avec sa famille dans le lieu étrange, situé entre Lituanie & Pologne, où se déroula en 1807 la bataille d’EYLAU. Que va-t-il chercher dans cette « OUTRE TERRE » ? . L’ombre du Chabert de Balzac, lui qui se vit comme un mort-vivant ? . Les traces de l’épopée Napoléonienne, où il aime se plonger à loisir, en disséquant indéfiniment le célèbre tableau de GROS représentant Napoléon sur le champ de bataille ? . La vérité sur cette bataille, vécue de part & d’autre comme une victoire ? . « la déglingue grise….. dislocation » p.186 . Ou bien encore comme il le dit à une interlocutrice locale qui lui demande : « que cherchez-vous à la fin ? ». « si je le savais moi-même… je cherche ce que je ne puis trouver . » p.244 Au total, un livre furieusement attachant au-delà de toutes les digressions sur cette bataille d’EYLAU.

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CLUB DE LECTURE LA FONTAINE

A la suite des lectures pratiqués depuis 2015, le club a retenu les 5 ouvrages suivants;

-La nuit de feu d'E.E.Schmitt
-Le Principe de J.Ferrari
-La Russie entre 2 mondes d'H. C.d'Encosse
-Soudain, seuls d'I.Autissier
-2084 de B.Sansal

Pour LE PRINCIPE de J.FERRARI voici 2 avis
"Le principe"s'articule autour de la figure complexe d'un des fondateurs de la mécanique quantique, le physicien Allemand Werner HEISEBERG qui annonça en1927 ce "principe d'incertitude" et qui poursuivitson enseignement et ses recherches sur l'atome au sein du IIIème Reich.
L'auteur a magnifiquement évoquer ce terrible sujet, le langage des poètes est bien le seul capable d'approcher le mystère de l'univers, il se justifie par une palettes
d'états d'âme,d'émotions et de sentiments plus ou moins contradictoires.
Style ample, intense,vibrant mais teinté d'humour.
Un bijou!
Maud Le Monnier

Méditation sur la façon dont l'homme utilise les outils qu'il crée par la science et la technique.L'intelligence Humaine confrontée à la morale et la responsabilité,le choix du bien et du mal, le choix de renoncer ou non à la violence.
A travers l'histoire de Werner HEISEBERG, physicien allemand. Ecriture remarquable
A offrir sans modération
Nicole Mamert et Edith Tillement


Domaine de la Grange - La Prévôté

Les origines de ce site patrimonial remontent au XIVe siècle, lorsque les terres étaient administrées par un prévôt.Le domaine n'a cessé de s'étendre jusqu'à son acquisition, le 25 novembre 1800, par le Général Bernadotte et son épouse Désirée Clary, futurs roi et reine de Suède, qui lui donnent un nouvel essor.
La ville de Savigny-le-Temple en a repris la gestion pour conduire un grand programme de rénovation et l'ouvrir, en 2006, "à la ville et à la vie"
Le parc de 13 hectares,conduit en gestion différenciée,est agrémenté de jardins"à la française" et" à l'anglaise" dans lesquels un parcours botanique ouvre à l'infinie diversité, des plantes ornementales.
L'activité du jardin potager est centrée sur la préservation et la mise en valeur de la biodiversité cultivée d'Île-de-France.
Différentes actions de jardinage sont mises en oeuvre: lien social, chantier d'insertion, traction avec âne, ateliers pour enfants,dispositif spécifique favorisant la thérapie par le jardinage


CLUB CINEMA

Compte rendu du film "LE PASSE"

Le passé"d'asghar Farhadi.

Aprés quatre années de séparation ,Ahmad revient à Paris pour finaliser son divorce avec Marie.

Lors de son bref séjour,il se trouve,malgré lui,temoin et acteur ,dans la situation ,tendue,que vivent marie,ses filles.
L'ainée surtout,son nouveau compagnon,le fils de celuici (merveilleux Fouad de Cinq ans..).

Entre ce qui a été,et ce qui n'est plus..les amours naissantes et les amours perdues,le cinéaste iranien a l'art de nous montrer la complexité des sentiments.

"Est ce que connaitre la vérité nous apporte plus de sérénité"
"Est ce qu'une explication arrange quoique ce soit à ce qui a été dit ou fait."

ce n'est pas un film triste,mais ce n'est pas un film gai non plus.C'est lent et brillant.
écrit par Marie Christine SIMEON