FERNAND LEGER par Marie Castelain, historienne de l'Art

Après Picasso, Braque et Miro, c’est sur Fernand Léger « peintre humaniste » que Marie Castelain a attiré notre regard en cette belle matinée d’automne chez Christine Astruc.

Fernand Léger naît à Argentan en 1881. Fils unique, il n’a que quatre ans  quand meurt son père. Sa mère douce et attentive souhaite lui donner le meilleur mais Fernand est un mauvais élève, un chahuteur plus enclin à caricaturer ses maîtres et ses amis qu’à étudier sérieusement. Avisée, sa mère le place comme apprenti chez un architecte. Vers 1900, Fernand Léger s’installe à Paris,  échoue au concours d’entrée à l’Ecole des Beaux Arts mais suit les cours de Jean-Léon Gérôme et enfin réussit le concours des Arts Décoratifs. C’est la promesse d’une autre vie.

            De ses premières œuvres il ne reste presque rien. L’artiste les a détruites les estimant sans doute trop sentimentales et ne correspondant pas à la modernité qu’il voulait interpréter. Citons néanmoins Le Jardin de ma mère (1905) ou Gamins au soleil (1907). Un séjour en Corse l’hiver 1907-1908 – en raison de sa santé fragile -  lui fait  découvrir la lumière du midi. Ses peintures changent radicalement. En témoigne « Le compotier », œuvre déjà déconstruite et « La couseuse » aux formes géométriques, aux traits durs et sans douceur de sa mère.

Sa production, à partir de ce moment, évoque des mannequins, des robots. L’Homme devient pour lui une sorte d’objet. Pour transcrire le dynamisme de son époque, il développe une peinture basée sur les contrastes de formes et de couleurs.   Ces années 1907-1914 sont décisives : installé à la Ruche dans l’effervescence artistique de Montparnasse, il se lie d’amitié avec Robert Delaunay, Marc Chagall, Blaise Cendrars … En 1913, le marchand Daniel-Henry Kahnweiler lui propose un contrat d’exclusivité.

            Son départ pour la guerre en août 1914 marque une rupture brutale. Au front, Léger dessine sur des supports de fortune, avant d’être hospitalisé – il a été gazé -  puis réformé en 1917.  L’expérience de la guerre et la rencontre avec des hommes très différents de ceux qu’il fréquente habituellement lui font découvrir une vraie fraternité humaine.  A son retour le thème de la ville et de la machine et des ses rouages  - qui tout à la fois entrainent et broient - devient prépondérant. Une peinture « tubiste » comme il la  nomme. Parmi ses tableaux les plus connus citons « Le mécanicien » (1918) conservé au Musée d’Art moderne de Villeneuve d’Ascq.

Dans les années 20, Fernand Léger  s’ouvre à d’autres champs de création : la littérature,  l’architecture avec Le Corbusier… Fasciné par le cinéma, Léger travaille avec les réalisateurs Abel Gance et Marcel L’Herbier. (ci-dessous : « La Lecture » 1924)

            Au début de la seconde guerre, l’artiste s’installe à New York, « le plus formidable spectacle du monde ». Sa technique évolue. Il invente le principe de la couleur en dehors, par lequel il dissocie couleurs et formes. La guerre finie,  Fernand Léger adhère au parti communiste français et rentre en France. Il se lance alors  dans de nombreux projets monumentaux, pour des commandes d’art sacré (chapelle d'Assy, église du Sacré-Cœur d’Audincourt…). Ses peintures comme « La Grande Parade » et « La Partie de campagne » (ci-dessous) évoquent le monde des loisirs et les progrès sociaux.

            Fernand Léger meurt le 17 août 1955 à Gif‑sur-Yvette. En 1960, Nadia Léger, sa veuve, et Georges Bauquier, son assistant, inaugurent le musée national Fernand Léger, sur le terrain acheté par l’artiste, juste avant sa mort, au pied du village de Biot.

            La collection présentée au Musée national Fernand Léger rassemble près de 350 œuvres de l’artiste.

Ecoutons ce magnifique message que l’artiste nous a livré :

« Le Beau est partout, dans l’ordre de vos casseroles, sur le mur blanc de votre cuisine, plus peut-être que dans votre salon XVIIIe ou dans les musées officiels. Il est partout autour de nous, il fourmille, mais « il faut le voir », l’isoler, l’encadrer par l’objectif. »

Marie-Laure Cortot


CONFERENCE SUR LA DANSE par Véronique Mattéoli

En ce jeudi 19 mai nous étions enfin réunis pour écouter cette Conférence de Véronique Mattéoli, deux fois annulée en 2021 en raison du Covid. Nous connaissons tous Véronique grâce à notre Lyceum National où elle joua des rôles importants entre autres comme Présidente.

Si Véronique n’est pas née avec de jolis chaussons Repetto noués à ses chevilles, elle fut immergée dans la danse dès sa naissance grâce à ses parents : sa mère, Françoise Adret, artiste chorégraphe de 1950 à 2000, professeur, directrice de compagnie, inspectrice de la Danse au MAC fit rayonner la danse dans le monde entier. Et son père, François Guillot de Rode, professeur de philosophie, journaliste, écrivain, diplomate qui, entre autres récits, écrivit sur la danse.

Depuis toujours, quelles que soient les civilisations, la danse, aussi bien sacrée que profane, a valeur de rituel. Par la danse, l’homme s’exprime dans l’espace et le temps.

A la fin du 19ème siècle au courant romantique succède l’école académique avec Marius Petipa qui compose des ballets qui font partie du répertoire classique (Le Lac des cygnes », « La Belle au bois dormant », « Casse-noisette » ... Inventeur du tutu, il imposera une danse virtuose et formelle, proche de la féérie pure.

Le XXème siècle va être un siècle de nouveautés avec l’évolution du ballet

classique, la naissance de la danse moderne et de la danse contemporaine.

Ce sont d’abord les Ballets russes de Serge de Diaghilev qui vont faire découvrir au public de nouvelles esthétiques : chorégraphiques, musicales, théâtrales. Issu du ballet impérial de Saint Pétersbourg, Diaghilev favorisera l’essor de talents originaux, notamment Nijinski qui sera à l’origine de deux des scandales les plus retentissants liés aux Ballets russes, avec ses chorégraphies de L'Après-midi d'un faune (1912) et Le Sacre duprintemps (1913). La compagnie des Ballets Russes – qui disparaitra en 1939 - créera une soixantaine d’œuvres où la tradition côtoie les plus audacieuses

innovations.

Serge Lifar et Tamara Toumanouva, 1930

Dernier des prestigieux danseurs formés par Diaghilev, Serge Lifar (né à Kiev en 1905- 1986) sera une figure emblématique du ballet classique du 20ème siècle. Il imposera le style néo-classique à l’Opéra de Paris où il sera nommé maître de ballet de 1930 à 1944 et de 1947 à 1958. Il s'employa à restaurer le niveau technique du Balles pour en faire, depuis les années 1930 et jusqu'à aujourd'hui, l'un des meilleurs du monde.

Durant sa conférence, Véronique évoqua également la personnalité de Maurice Béjart (1927- 2007) fondateur et directeur de la compagnie Ballet du xxe siècle créée en 1960 à Bruxelles. Il est considéré comme l'un des principaux et des plus novateurs chorégraphes de danse moderne qu’il a contribué à promouvoir en France et en Belgique dans les années 1970, notamment grâce aux générations de chorégraphes formées à l'École Mudra.

Véronique a fait danser bien d’autres noms sous nos yeux : le Marquis de Cuevas, Rudolf Noureev, Roland Petit, Zizi Jeanmaire, Pina Bausch, Merce Cunningham…. Un grand moment !

Louise Brabant


« JOAN MIRO, UN POETE PARMI LES SURREALISTES » par Marie Castelain, historienne de l’Art

Pour devenir artiste, Miró dut surmonter de sérieux obstacles. Ce fut d’abord la colère et l’hostilité de ses parents. Ce fut ensuite l’opposition du monde artistique enfermé dans son académisme fulminant contre les jeunes peintres.

Juan Miró est né à Barcelone le 20 avril 1893 d’un père orfèvre-horloger à Tarragone. Dolorès Ferra, sa mère est la fille d’un ébéniste de Palma de Majorque. Enfant rêveur et renfermé, de santé fragile (il contractera le typhus), il se révèle être un élève médiocre que son père contraint à travailler dans le commerce.

Montjuic, la colline dominant l’ancienne ville et le port de Barcelone, est pour Miro un critère d’authenticité et il y cherche l’inspiration dans ses racines catalanes. A l’âge de 7 ans, il prend ses premiers cours de dessin et en 1907 à 14 ans, il s’inscrit à « La Escuela de la Lonja » où Pablo Picasso avait pris des cours neuf ans auparavant.

A 19 ans, il entre à l’école d’art de Gali à Barcelone et décide de se consacrer exclusivement à la peinture. Ses premières œuvres révèlent sa connaissance de l’art contemporain et du fauvisme. Matisse et Van Gogh eurent une grande influence sur sa peinture.

1920, il s’installe à Paris et rencontre Picasso qui lui apporte son soutien.

En 1921, il s’installe au 45 de la rue Blomet au cœur de Montparnasse. Son voisin est André Masson et ils vont former le premier noyau de ce que l’on appellera « Le Groupe de la rue Blomet » (Leiris, Desnos, Artaud, Prévert, Salacrou).

C’est là qu’il peindra une de ses œuvres majeures : « La Ferme ». Elle constitue à la fois l'œuvre maîtresse de période « détailliste » du peintre et sa première toile d'importance. Elle représente les éléments du mas familial de Miró à Mont- Roig. Parallèlement il signe un contrat avec Josep Dalmau, marchand d’art catalan, qui lui achète toutes ses toiles pour 1000 pesetas et s’engage à lui organiser des expositions.

En 1923, nouveau changement : Juan Miró crée un univers fantastique d’êtres et de symboles et il réalise l’année suivante « Paysage catalan » Il se marie en 1929 à Palma de Majorque avec Pilar Juncosa et s’installe rue François Mouton à Paris. L’année suivante naitra sa fille unique : Dolorès.

A partir de 1932, Miró explore d’autres moyens d’expression notamment des assemblages avecdes objets et des matières de toutes sortes et également des collages.

En 1933, il fait la connaissance de Kandinsky et se lie d’amitié l’année suivante avec Georges Braque. Commence alors, sa période dite des « Constellations » qui regroupe 23 œuvres, lesquelles seront exposées à la Galerie pierre Matisse de New York en 1945.

De nombreux prix viennent couronner son travail : le Grand prix international de gravure de la biennale de Venise, le Grand prix de la fondation Guggenheim pour ses peintures murales de l’UNESCO, le Prix Carnegie de peinture. Il peint également les trois Bleu I, Bleu II, Bleu III en 1961. Le 10 juin 1975, la fondation Miró est officiellement inaugurée.

En 1968, Joan Miró est nommé docteur Honoris Causa de l’université de Harvard. Ce fut son dernier voyage aux Etats-Unis.

Il inaugurera ensuite de nombreuses réalisations notamment la Fondation Joan Miró au Centre d’Etudes d’Art contemporain de Barcelone.

Avec Picasso et Dali, il fait partie des artistes contemporains d’origine espagnole ayant une renommée internationale. Surréaliste de la première heure, c’est seulement à partir des années 1970 que Miro connaitra la notoriété.

Miró meurt le 25 décembre 1983 à Palma de Majorque. Des obsèques solennelles seront célébrées au cimetière de Montjuic de Barcelone.

Parmi ses œuvres les plus célèbres :

Le Carnaval d’Arlequin (1925) considéré par les critiques d’art comme un récit de l’inconscient humain et le point culminant du style surréaliste personnel de Miro.

Bleu II (1961)Des espaces indéterminés et ponctués que Miró comparait à « l’éloquence du silence » ou à la

« musique muette ».

« Bien sûr, il ne m'a fallu qu'un instant pour tracer au pinceau cette ligne. Mais il m'a fallu des mois, peut-être des années de réflexion pour la concevoir ». Joan Miró

Emmanuelle David


RETABLES FLAMANDS ET "GIGOTTOS"

Jeudi 7 avril 2022

C'est par une belle journée ensoleillée et très venteuse qu'une vingtaine de Lycéennes et d'accompagnants se sont retrouvés dans les Flandres pour une escapade culturelle visant à découvrir les retables, véritables trésors de nos églises

Le retable (positionné à l’arrière de la table de l’autel), est un élément décoratif phare de l’aménagement liturgique au Moyen-Age et à la Renaissance qui compte parmi les témoignages fondamentaux de l’apogée de l’art chrétien d’occident. Destiné à attirer l’attention des fidèles il trouve son origine dans un changement du rituel de la messe décidé par le Concile de Latran en 1215.

Il est souvent composé de pierre ou de bois sculpté ou encore de matières précieuses et sa dimension ornementale est liée directement à sa fonction cultuelle, c’est-à-dire mettre en exergue la présence divine. Le rôle de l’image comme source d’enseignement en constitue alors un fondement.

Elément central de la piété médiévale, le retable a fait l’objet d’investissements esthétiques et artistiques considérables et, à la Renaissance, sa composition a pris la forme d’une véritable architecture.

Il connait son apogée notamment dans nos églises des Flandres grâce au « Concile de trente » (1542-1563) de l’église catholique romaine qui s’est tenu afin de contrer le développement de la Réforme protestante amorcée par Luther. Ce Concile a alors placé le retable au centre du dispositif liturgique.

La révolution française de 1 789 a mis un coup d’arrêt aux retables et les églises construites après cette date n’en possèdent plus.

Avec le Concile Vatican II (1962-1965), l’aménagement liturgique est redéfini et le prêtre doit désormais célébrer la messe face aux fidèles. L’utilisation des retables devient alors obsolète. Ils disparaissent parfois de l’environnement sacré par des actes de vandalisme.

Néanmoins, ces retables sont encore des pièces maîtresses du riche mobilier de nos églises et quasiment aucune région Française ne rivalise par la qualité et la densité de nos œuvres d’art.

Depuis quelques années, la place du retable dans le décor religieux se développe à nouveau et les retables des Flandres, dans nos églises du milieu rural, un temps négligés, font l’objet de campagnes de restauration soignées.

La plupart des retables des Flandres figurent ainsi au patrimoine des Monuments historiques

Cette visite nous a été commentée par notre guide, Madame Faes vraiment passionnante. Elle débute par :

Herzeele.      Eglise Notre Dame de l’Assomption

Elle est placée dans un enclos paroissial entourée de maisons et du cimetière. Construite en briques blondes au XVII ème siècle, c’est une église de type hallekerque, (un style typique des Flandres) constituée de 3 nefs accolées. Il faut remarquer l’exceptionnel mobilier, en particulier les confessionnaux, les stalles, le banc de communion, l’un des plus beaux de Flandres et le buffet d’orgue. Elle abrite par ailleurs 3 retables classés Monuments historiques depuis 1 980.

D ’une richesse iconographique exceptionnelle : le retable central en bois polychrome de 1 741 dédié à Notre Dame, le retable nord, de 1 738 dédié au Sacré Cœur, et le retable sud de 1 739, dédié à Saint Antoine. La chaire, remarquable, date de 1 765. La cuve repose sur la statue de Saint Joseph portant l’Enfant. Elle est ornée de bas reliefs séparés par

des angelots.

On y invoque Saint Antoine de Padoue contre la fièvre et les tentations.

Oudezeele.      Eglise Saint Jean-Baptiste

Le suffixe « zeele » signifie « la maison du Seigneur »

Au XIIème siècle, le comte de Flandre offrit les 2/3 du village à l’abbaye de Bergues, puis en 1 458, les moines guillelmites de l’ordre de Saint Guillaume occupèrent les lieux. L’église est construite en briques rouges, mais la maçonnerie présente un emploi conséquent de grès ferrugineux. Elle a été restaurée après un incendie en 1 727.

Elle possède 4 autels à retables classés aux Monuments historiques :

Le retable de Sainte Anne dont le tableau d’autel représente la famille terrestre et la famille céleste de Jésus et le retable de la vierge où le tableau d’autel représente le couronnement de Marie. A noter, une petite statue de la vierge de Pontmain apparue en 1871 pendant la guerre contre la Prusse.

Sur le vitrail patriotique attenant, (rare) cette vierge est représentée au sein d’une scène évoquant la guerre 14-18. Deux retables de pilier sont dédiés à Saint Joseph et au « Christ au lien ».La table de communion en bois sculpté de 1 780 comporte des symboles eucharistiques et des armoiries de la famille Frohad de Lamette (donatrice). 15 tableaux représentent les mystères du rosaire (5 mystères joyeux, 5 mystères douloureux, 5 mystères glorieux).

Après une pause déjeuner sympathique dans un typique estaminet d’Esquelbecq, « village du livre » nous sommes repartis vers : Zegerscappel

Qui Signifie « chapelle des Victorieux » et qui possède un riche patrimoine religieux.

L'église SaintOmer est inscrite au titre des Monuments Historiques depuis 2006.

C'est l'une des plus remarquables en Flandre. Sa tour est en pierres blanches calcaires et les murs sont constitués de grès ferrugineux et de briques.

L’édifice date du temps de Clovis. Détruit par les Gueux, il a été reconstruit plusieurs fois et finalement entièrement reconstruit en 1614, date que l'on peut lire à l'extérieur sur la nef nord.

Sa forme « hallekerque » comporte deux grandes nefs parallèles de dimensions à peu près égales. La troisième nef n'a pas été construite, par manque de finances, semble-t-il.

L'église est entourée du cimetière que la langue flamande

appelle du nom poétique de "kerhof" c'est à dire jardin de l'église... Sur les pignons, on trouve des dessins en briques plus foncées incrustées dans la maçonnerie. On parle assez souvent de runes qui comportent les marques des maçons.

Comme treize autres églises de Flandre, celle de Zegerscappel est dédiée à Saint Omer

Audomar (Omer) est né près du lac de Constance aux environs de l’an 600. Le roi Dagobert 1er le nomma évêque de Noyon-Tournai (627-640), puis évêque de Thérouanne. Il meurt aveugle en 670 à Wavrans-sur-l’Aa (62). Il est fêté le 9 septembre.

Dès que nous avons passé le hall d’entrée, nous avons pu admirer la tribune et le buffet d’orgue composé d’anciennes boiseries Renaissance Flamande du XVIIème siècle. L’instrument date de la fin du XVIIIème siècle Au centre de la tribune, la statue en bois de Sainte Cécile, patronne des musiciens est entourée de 5 anges musiciens.

Le retable nord est dédié à la vierge au manteau d’or, celui du sud est dédié au Sacré Cœur après l’avoir été à Saint Nicolas. La table de communion de 27 mètres de long est particulièrement remarquable avec ses bustes d’anges adorateurs.

Un très joli triptique de 1618 représente la pré-annonciation avec les donateurs figurant sur les panneaux latéraux. La chaire de vérité ainsi que sa rampe et les confessionnaux datent de 1 723 et sont merveilleusement sculptés.

A noter, un meuble assez rare de la confrérie du Saint Sacrement datant de 1 770 qui peut recevoir les noms de ses membres (600 cases). Enfin, on peut remarquer 2 vitraux :

Le premier comprend 3 lancettes : la 1ère représente Saint François d’Assise qui institue les tiers ordres masculin et féminin, la 2èmeSaint François qui reçoit les stigmates et la 3ème où l’on voit Saint Bonaventure qui protège l’église de Zegerscappel.

Le second où l’on voit Saint Gilles protégeant la biche poursuivie par des chasseurs. C’est lui qui arrête la flèche de la main.

Il s’agit là d’une verrière exceptionnelle par l’originalité de son décor et l’intensité de ses couleurs.

Nous avons terminé cette journée, déjà bien remplie, par la visite de « l’Atelier des GIGOTTOS » et nous y avons retrouvé notre âme d’enfant.

Cet atelier de création d'automates surprenants et rigolos contient une belle collection de personnages tous créés sur place par Bruno Dehondt, le propriétaire des lieux passionné et passionnant.

  • Ciboulette la biquette qui chante, conte et déambule. Emmanuelle David a même procédé à la traite de Ciboulette qui lui a donné du bon lait frais.
  • Félicifelle la Géante articulée qui se balade, danse du ventre et nettoie les vitres du 1er étage,

- Monsieur le curé qui a confessé Patrick Isaert.

- Rigobert le peintre caricaturiste, plutôt barbouilleur

- La Fanfare des Gigottos qui a déjà déambulé dans les carnavals parmi les plus prestigieux (Nice, Barcelone, Paris ...).

– Ou encore le cireur de chaussures, le jongleur, le ronfleur, le renard conteur de fables Célestine qui tricote et bien d'autres personnages stupéfiants !

Un beau moment de détente, de bonheur et d’amitié


LA CHINE

Conférence sur la Chine Par Arnauld Vandermersch

Un pays impossible à cerner, même pour les étudiants chinois.

Beaucoup de choses bougent depuis le XXème siècle : la population atteint 1 milliard 448 millions d’habitants ; l’économie est bondissante.

Trois parties :

  1. Décollage de la Chine
  2. Tensions intérieures
  3. Politique de coopération

1) Décollage

1911 : fin des dynasties, proclamation de la république

2021 : le Parti Communiste chinois fête ses 100 ans.

a) De 1949 à 1980, Mao Tse Toung met en place difficilement un communisme d’Etat, car il y a un écart entre la théorie et la pratique.

Deux périodes importantes :

  • Le grand bond en avant (1958 - 1960) : modernisation du pays
  • La révolution culturelle ((1966 - 1976), qui a provoqué une grande famine (15 à 30 millions de décès sur 600 millions d’habitants)

La politique de Mao est un échec.

b) Deng Xiaoping, secrétaire général du Parti, abandonne les théories du communisme et fait d’importantes réformes : industrie, commerce, éducation, agriculture (décollectivisation des terres, permettant profit et rentabilité).

1980 : création de la ZEE, zone économique exclusive, pour attirer les entreprises extérieures, notamment européennes. La Chine représente une main-d’œuvre colossale. Une classe moyenne se développe. Les produits « made in China » apparaissent.

Le 4 juin 1989, dans la volonté de démocratiser le pays, organisation d’élections (2800 élus).

2) Tensions intérieures

a) La population se répartit entre quelques mégalopoles de plusieurs dizaines de millions d’habitants chacune et la campagne (130 millions d’agriculteurs vivant avec moins d’1€ par jour).

3 classes sociales :

Une classe possédante, les Han (14 millions de millionnaires), vivant dans la « rivière des perles », dans le grand Est (Shangaï), dans le Nord-Est (Pékin) et 2 grandes villes du centre.

Une classe moyenne en expansion

Une classe pauvre en retrait : les agriculteurs.

b) Organisation administrative

22 régions + Taiwan + 5 régions autonomes dirigées par les Han (Tibet, Ouïghour, Ningxia, Mongolie intérieure, Guangxi). Les Ouïghours sont musulmans  et soutenus par Al Qaïda et les Talibans. On les enferme dans des centres de redressement où on les oblige à manger du porc et boire du vin.

c) Expansionnisme en mer : les Chinois bétonnent des ilots coraliens, les iles Spratley, en Mer de Chine, revendiquées aussi par Brunei, les Philippines, la Malaisie et le Vietnam.

3) Politique de coopération

Le 15 juin 2001, signature du Traité de Coopération de Shangaï : mise en œuvre de relations commerciales avec des pays d’Asie centrale pour exporter les produits chinois. En 2017, ouverture à l’Inde et au Pakistan.

En 2013, mise en place d’OBOR « One Belt, One Road » ou « nouvelles routes de la soie » : création d’infrastructures (ports, ponts, routes, chemins de fer) dans 64 pays en direction de l’Europe, de l’Asie, du Moyen-Orient et de l’Afrique. Une nouvelle route est créée en 2019 : le passage au Nord par l’Arctique, avec des arrêts en Russie pour récupérer des matières premières et écouler les produits chinois.

Conclusion

La Chine a un système communiste avec une politique économique libérale.

L’information reste verrouillée.

En passe de devenir le 1er pays du monde sur le plan économique. Elle possède beaucoup de matières premières sauf énergétiques.


Savoir faire d'exception au service de la création, les Maison d'art de Chanel

Talents, sens et enjeux : L'exemple de « Maison Michel » par Stéphanie Croccel ,Le 17 mars 2022

19M

Chanel a inauguré en Janvier 2022 19 M, un bâtiment dessiné par le célèbre architecte Ricciotti de 25.000 mètres carrés qui abrite onze artisans d’exception que ce soit des brodeurs, bottiers, plumassiers, gantiers, tisseurs, chapeliers, qui constituent une vitrine de l’excellence française

Le but est de préserver l’héritage de savoir faire traditionnel sans cesse réinventé, d’attirer les jeunes vers ces métiers. La maison Chanel s’est engagée à recruter 1200 personnes chaque année

Une partie de la création est destinée à Chanel mais aussi à d’autres maisons de haute couture ou à des créateurs de mode

LESAGE

  • LESAGE brodeur : « un défilé sans broderie est un 14 juillet sans feu d’artifice »
LEMARIE

Lesage possède la plus grande collection de broderies au monde.

Outre la broderie, la maison Lesage conçoit des tweeds pour la Haute Couture

  • Maison DESRUES parurier, créateur de somptueux bijoux, boutons, boucles de ceinture, fermoirs de sacs

  • Maison LEMARIE plumassier et fleuriste qui réalise entre autres les camélias fétiches de Chanel
MASSARO

  • le bottier MASSARO reçoit une clientèle internationale à la recherche de créations originales tout en se souciant du confort du client ; la maison a réalisé le moulage des pieds de beaucoup de célébrités afin de concevoir des chaussures sur mesure ; on retiendra l’escarpin bicolore de Chanel

  • le façonnier PALOMA spécialisé dans l’assemblage directement sur la personne et le moulage des modèles et le travail du flou.

  • le gantier CAUSSE fournit des modèles cousus main pour la haute couture ; la maison excelle dans le travail de l’agneau, du pécari, du python, de l’autruche etc…

  • le plisseur LOGNON qui réalise des plissés uniques dont la technique ancestrale utilise un moule en carton kraft

  • L’orfèvre GOSSENS qui crée des bijoux d’une audacieuse modernité avec une association subtile de matériaux bruts et de pierres uniques

  • La MAISON MICHEL dont notre conférencière est la directrice est la véritable référence en matière de chapeau et de l ‘accessoire de tête de luxe.
MAISON MICHEL

Le chapeau, c’est le marqueur social.

Les chapeaux s’adaptent à la vie moderne : chapeau waterproof, réversible, pliable

Le chapelier sculpte le feutre de lapin ou de laine pour créer notamment le Virginie qui est un Fedora à la calotte ornée d’une virgule ; les chapeaux sont façonnés sur des moules en bois.

Très prisés, les Panamas en paille tressée et la collection mariage.

Les célébrités et les influenceuses jouent un rôle important pour la publicité.

En conclusion

Avec 19 M, Chanel concrétise son engagement en faveur des métiers d’art .19 M est également un lieu d’expositions, de défilés, d’apprentissage et de conférences et comme l’a rappelé le président :
                        « Le luxe, la mode et les métiers d’art sont les fleurons de la France »

par Nicole DOUAY


EXPOSITION "JUSQUE-LÀ" au FRESNOY

VISITE DE L’EXPOSITION "JUSQUE-LÀ" AU FRESNOY STUDIO NATIONAL DES ARTS CONTEMPORAINS,

le 24 FEVRIER 2022

C’est gaiement que 17 d’entre nous se sont données rendez-vous au FRESNOY, pour découvrir  l’exposition « Jusque-là » co-production du FRESNOY et de PINAULT Collection.  

L’accrochage propose un dialogue entre les œuvres de l’artiste chilien : ENRIQUE RAMIREZ, qui a  étudié au Fresnoy et a été en résidence d’artiste Pinault au Louvre Lens en 2020, et les œuvres  d’artistes de la collection Pinault. 

Le sujet abordé et proposé est la traversée, traversée géographique, la mer, les frontières de pays,  les déplacements de population, s’appuient sur des traditions, souvenirs politiques pour aborder le  sens de l’existence.  

Cette exposition est riche, en couleurs, en sons,  chaque œuvre propose une réflexion profonde et est riche de sens : installation du bateau renversé :  « miror » de E R.

Au centre, dialogue avec les amas de bois, rejetés aussi par la mer, de Danh Vo artiste  vietnamien, un grand rideau de fines mèches de laine offre un arc en ciel coloré. Les vidéos de E.  Ramirez, arbre tri millénaire, lac salé à la frontière Bolivie-Chili, et de nombreuses vidéos, photos  sillonnent le parcours de l’exposition. 

C’est à chaque fois une histoire racontée, une  question existentielle posée.

par Véronique Wilhelem


EXPOSITION PAUL KLEE

EXPOSITION PAUL KLEE au LAM

Le jeudi 13 janvier, Lycéennes et quelques invités sont venus au LAM pour découvrir l’exposition Paul KLEE.

Paul KLEE est né le 18 décembre 1879 près de Berne. Il mort en 1940.

Son père est allemand, sa mère est suisse. Tous deux sont musiciens.

Il fait ses études aux Beaux-Arts de la Métropole Bavaroise, puis à KNIRA et enfin à l’Académie dans la classe de Frank STUCK.

Paul KLEE est un artiste libre et intuitif ; il est en quête des origines et des sources de l’Art.

Il joue avec et contre les règles de la création qu’il a lui-même contribuées à fixer ; il jongle avec différentes catégories artistiques.

On dit que Paul KLEE est à 4 temps : l’Art Asilaire, le Primitif, la Préhistoire, l’Art des enfants

Il a été le témoin d’un monde bouleversé et, tel un funambule, il est sans cesse en quête d’équilibre.

Il s’est attaché aux données les plus cachées de l’Homme et à sa complexité tant physique que psychique.

L’apparence extérieure est délaissée au profit d’une signification plus profonde de la Réalité, de la Nature et du Cosmos.

Sa création est prolifique et sans limite.

Son langage est original. Son engagement moral touche son activité entière et son acceptation même critique de la société et de la culture contemporaine.

Son expérience échappe aux limitations chronologiques et trouve sa justification dans l’histoire éternelle de l’humanité dont elle est l’un des aspects les plus grands.

On peut citer quelques-unes de ses œuvres :

  • FIGURE DU SOIR, aquarelle, 1935.
  • AVANT LE GEL, couleur à la colle sur papier, 1938.
  • BATARD, couleur à la colle, 1939.

Une découverte pour la plupart d’entre nous, un moment inattendu et original . . .


Conférence de Sabine Brunaux-Traens : Chœur de femmes

                Sabine Brunaux a partagé avec nous  le fil rouge qui l’a conduite à créer l’association « Chœur de femmes » à Roubaix.

                Cette histoire remonte à ses quinze ans quand elle voulait devenir esthéticienne, projet contrarié par ses parents.  Elle sera donc institutrice puis conseillère en cosmétiques naturels.

Restée seule après le deuil de son mari avec trois jeunes garçons elle crée un magasin de dépôt-vente pour maman et enfants puis une belle rencontre fera d’elle une maman d’une « famille nouvelle » avec les deux garçons de son mari en 1997. 

Trois ans plus tard elle réalise le vœu de ses quinze ans et devient socio-esthéticienne dans des centres sociaux, à  l’hôpital et dans une clinique de Roubaix.

                Elle y rencontre des femmes « battantes » qui veulent donner le meilleur à leurs enfants mais bougent peu de leurs quartiers.  Sabine est interpellée par ces mondes qui ne se rencontrent pas, car elle constate que ce cloisonnement nous questionne et exige qu’on aille plus loin.

Alors surgit le projet : « Comment les faire se rencontrer ? ».  Les femmes qu’elle découvre ont les mêmes valeurs de solidarité et souhaitent le « bien vivre ensemble ».  Sabine se sent ambassadrice et commence à organiser des rencontres à Roubaix. 

Chœur de femmes va naître. Il y a une date clé: mars 2016 avec la fête de la femme qui sera ensuite chaque année un temps fort ouvert à tous.  L’autre moment fort de l’année est en octobre ou novembre avec la journée « contre les violences faites aux femmes » et un déjeuner  ouvert à la Condition Publique à Roubaix.

Un autre projet permettra à Chœur de Femmes de mieux se faire connaître : l’agenda perpétuel avec les récits de 12 femmes « résilientes » qui ont traversé des épreuves et bâti quelque chose dans leur vie.  Aujourd’hui ces récits sont compilés dans les petits carnets dits de « respiration »

Aujourd’hui l’association regroupe 80 adhérentes dont 8 sont plus actives dans l’organisation et le bureau.  Une newsletter mensuelle appelée « Brêves »   annonce les événements et entretient le réseau.

Chœur de femmes s’adresse aux femmes de toute origine et de tout âge, surtout roubaisiennes.

                L’action première qui tisse le lien avec les adhérentes est le déjeuner-rencontre organisé chaque mois dans un restaurant de Roubaix avec une « invitée surprise » roubaisienne ayant une responsabilité dans la ville ou ayant créé quelque chose en lien avec les femmes de Roubaix.

Il y a des sorties promenades au parc Barbieux, des cinémas suivis de débats, des ateliers créatifs en lien avec la journée des violences faites aux femmes, la participation aux foulées du cœur, des séances de danse (gratuites) avec le Ballet du Nord, des événements avec les mal voyants, un défilé de mode, et d’autres initiatives qui naissent ponctuellement pour se retrouver ou agir ensemble. 

Cette année Chœur de Femmes et  la « Maison des Femmes » - créée à Roubaix pour un accueil de jour des femmes seules et en détresse – ont proposé  des ateliers communs.

La Mairie de Roubaix ne donne aucune subvention à l’association mais est attentive  et soutient de tout cœur ses propositions ainsi que le CCAS qui peut prêter occasionnellement du matériel pour les rencontres.

Sabine nous a ensuite parlé de  sa rencontre à Calais avec « Mamiechange », cette femme qui recharge les téléphones des jeunes migrants dans son garage et les nourrit. Nous avons évoqué aussi l’association « Migr’action » qui va chercher à Calais pour le week-end des jeunes migrants pour les héberger deux jours, recharger leur téléphone,  leur permettre de dormir au chaud, de laver leurs vêtements, de bien se nourrir.

Cette rencontre avec Sabine enthousiaste et généreuse nous a redonné espoir et vitalité.

                                                                           Sabine Brunaux-Traens, notre conférencière


Visite de la Faculté Catholique de Lille

Par un froid glacial du mois de décembre, nous nous sommes retrouvés, lycéennes et invités au 60 boulevard Vauban à Lille, haut lieu des études supérieures catholiques de Lille, « la Catho »

Cet édifice composé de 24  bâtiments, héberge 19 écoles, 5 facultés, des centres de recherche et un centre hospitalier soit un panel de choix pour les étudiants et un campus de 12.000 m2 comprenant également une résidence universitaire créée dès l’inauguration  en 1880 puisqu’à l’époque il était bien moins évident de se déplacer !

Le 12 juillet 1875, la loi relative à la liberté de l’enseignement supérieur était adoptée et promulguée le 26 juillet. Dès le 15 janvier 1877,  l’Université catholique de Lille voyait le jour, les cours étant dispensés à l’époque dans l’ancien hôtel de l’intendance rue Royale (aujourd’hui  l’Evêché !).

La même année, les fondateurs, le Baron Béthunes d’Ydewale et Monseigneur Hautcoeur acquièrent des terrains autour du boulevard Vauban, ayant le projet de créer une université sur le modèle des universités britanniques de style gothique.

Après plusieurs campagnes ce sera finalement l’architecte Louis Dutouquet qui établira les plans finaux de l’actuelle Catho. Trois grandes campagnes de construction auront lieu entre 1877 et l’inauguration finale en 1927.

Notre guide, Arnauld Vandermersch a commencé sa visite par la chapelle Saint Joseph patron de la Catho.  La première pierre date de 1913, puis l’édifice fut achevé en 1922 et inauguré en 1925.  Des modifications architecturales ont  été apportées suite à des querelles entre l’architecte Maillard et le recteur Monseigneur Hautcoeur.

Les vitraux de différentes périodes s’équilibrent de manière harmonieuse.

A gauche du cœur la rosace représente une colombe (faculté de théologie), une balance (faculté de droit), un caducée (faculté de médecine), un livre (faculté de lettres)……

Dans le cœur, la rosace des fondateurs : saint François de Sales (Lettres), Saint Louis (droit), Saint Thomas d’Aquin (théologie), Saint Luc (médecine), Albert Legrand (sciences).

Dans le chœur de part et d’autre la statue du fondateur,  l’archevêque de Cambrai, Monseigneur Hautcoeur et de l’autre côté de l’autel, Saint Pierre de Rome, le Pape Pie IX, les deux donateurs : Camille Feron-Vrau, médecin et entrepreneur et Philibert Vrau, industriel lillois.  Les vitraux de côté représentent certaines paraboles.

Le sol est recouvert de marbre de Carrare provenant d’un don d’une banque lilloise.

Nous nous sommes ensuite dirigées vers la Cour d’honneur où se situe :

  • l’entrée principale
  • l’aile Vauban (1925) : façade en béton avec intégration de briques locales
  • en haut de l’édifice les cloches dédiées à Marie ont été  fabriquées en 1887, par la fonderie Drouault à Douai.
  • les armes de l’Université sont représentées par les clefs de saint Pierre
  • les huisseries sont entourées de pierres de Saint Maximin de l’Oise.

Notre visite s’est poursuivie vers le jardin botanique de Nicolas Boulay créé en 1885. Celui-ci abrite de nombreuses plantes rares  et des espèces protégées. 

Notre guide, nous a ensuite entrainés  jusqu’à l’hôtel académique de style néogothique qui est la pièce maitresse de l’ensemble architectural que forme le campus.

Nous avons pu ensuite admirer l’école d’ingénieurs HEI (Haute Ecole Industrielle) qui a été restaurée  avec la création d’un atrium central unifiant les différentes parties et desservant l’ensemble des locaux .L’ancienne cour intérieure a été recouverte d’une verrière offrant au campus un espace d’accueil et d’échange.

Actuellement le campus accueille 36 700 étudiants. 700 enseignants-chercheurs

 Elle est organisée en quatre grands pôles :

  • droit, économie, gestion
    • sciences, technologies, numérique
      • lettres, sciences humaines, théologie et sciences religieuses, Éthique                  
      • santé et social

Notre visite s’est terminée par un repas au restaurant universitaire dans une ambiance très chaleureuse.

                                                                                                Emmanuelle David