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Assemblé générale de la fédération les 11 et 12 octobre

L'assemblée générale de la Fédération avait lieu cette année à Orléans.

Le mardi soir, nous sommes quelques Troyennes à nous retrouver pour un dîner des plus sympathiques au restaurant « L’entracte » où nous retrouvons une soixantaine de lycéennes des différents clubs.

Mercredi matin conviées de bonne heure nous sommes vingt lycéennes de Troyes à participer à l’Assemblée générale menée par Isabelle Bertrand, Présidente du club d’Orléans et vice-présidente nationale avec une organisation extraordinaire.

Après son mot d’introduction, elle accueille Monsieur Olivier Carré, Maire d’Orléans, extrêmement investi dans le rôle de la femme dans le monde. Il nous parle de l’installation du « Parlement des écrivaines » dont le siège virtuel est installé à Orléans et des débats ainsi que des manifestations qui ont eu lieu sur la place de la femme et des combats qu’elle doit mener.
C’est d’autant plus important que nous sommes à Orléans où il y a eu « Jeanne d’Arc ».

Notre Présidente Nationale, Véronique Mattéoli, prend alors la parole. Elle rappelle que le Lyceum comporte 14 clubs et 993 membres et qu’il est nécessaire non seulement de continuer à recruter des nouveaux membres mais aussi de créer d’autres clubs.
Une réflexion est engagée pour remplacer le concours littéraire dont la dernière édition a été décevante, par, peut-être la création d’un mécénat.

En 2018 l’AG se tiendra à Troyes, 2019 à Bordeaux et en 2020 à Lyon.

Muriel Hannart, Vice-Présidente Internationale de l’Hémisphère Nord, nous parle du calendrier international : Rencontres culturelles à 0ulu en Finlande en juin 2018 et du Congrès de Stockholm en 2019. Puis elle fait le point sur les clubs étrangers et l’importance d’avoir des contacts dans toutes les villes afin de créer de nouveaux clubs dans le monde.

Puis nous assistons au traditionnel « concours » de PowerPoint, tous plus attractifs les uns que les autres avec un humour extraordinaire, chaque club rivalisant de nouveautés et surtout des techniques les plus avancées ! Un grand moment amical et drôle pour les rapports d’activité de nos 14 Clubs.

L’AG clôturée, après un rapide lunch, nous partons à la découverte d’Orléans.

Le dîner de gala a lieu au château de Champvallins à Sandillon.
Un spectacle de danses en costumes du XVIe siècle admirablement orchestré nous attend dans le parc.

Le diner est divin accompagné de la voix extraordinaire d’une mezzo-soprano Adelaïde Rouyer, accompagnée au piano par Lucie Chouvel.

Le jeudi chacune part dans diverses directions qui à Chambord et Cheverny, qui à Sully et à l’Abbaye de Saint-Benoit, qui sur le canal de Briare ou aux Archives Départementales et ce sera le retour vers Troyes, les yeux et le cœur remplis de cette amitié incroyable qui unit toutes les lycéennes.

Christiane Paris


Littérature du monde

Notre année a bien démarré, masquées chez Odile une première fois et ensuite par Zoom : nous découvrons la Pologne et ses auteurs.

Isaac Bashevig Singer, prix Nobel 1978, "le Charlatan" : à rapprocher de son livre "Ennemies", une histoire d’amour. Il s’agit d’hommes qui ont vécu l’holocauste, qui émigrent aux Etats-Unis où ils mènent une vie compliquée.
Singer maîtrise l’évocation des situations complexes et sa grande compréhension du cœur humain avec humour et considérations philosophiques. Tous ces livres ont été écrits en yiddish et l’on y apprend pas mal de choses sur la pratique juive orthodoxe.

De Singer aussi, "Le Blasphémateur" : ce sont des nouvelles, un jeune garçon se pose des questions existentielles, il est exclu petit à petit, vieillit seul sans avoir eu de réponse à ses questions.

Olga (nous l’appellerons Olga !!), le prix Nobel de Littérature 2018, "Les Enfants Verts" : conte historique du XVIIème siècle, la peur de celui qui est différent ? Hommage à la nature.

Olga, toujours, "Dieu, le temps, les hommes et les anges" : nous sommes quelque part, et nulle part à la fois. Un joli conte, écriture originale, inventive et poétique. C’est le troisième roman d’Olga Tokarczuk, et son premier grand succès populaire.

Pietr Pazinski, "Pension de Famille" : un jeune homme revient sur son passé et sur l’un des lieux de son enfance, une pension de famille à Varsovie.

Milozenski, "Les Impliqués" : lors d’une thérapie collective, l’une des quatre personnes est assassinée. Description de la corruption de la justice, psychologie des personnages très bien traitée, références politiques et religion toujours très présente. Très bon livre.


Coup de coeur musical

Pour la reprise du coup de cœur musical chez Odile, nous écoutâmes le concerto pour piano n° 1 de Beethoven et la sonate pour piano n°4 op.7 dans un enregistrement ancien de Deutsche Gramophon, avec au piano le célèbre pianiste italien Arturo Benedetti Michelangeli et l’orchestre symphonique de Vienne sous la direction de Carlo Maria Giulini.

C’est l’occasion de célébrer en 2020, le 250 ème anniversaire de la naissance de Beethoven. Le concerto n°1 a été composé en 1795 tandis que la sonate n°4 a été écrite entre 1796 et 1797, les deux œuvres étant dédiées à la Comtesse Anna-Luisa de Keglevich.

Né en 1920 et mort en 1995, Arturo Benedetti Michelangeli est quant à lui, l’un des plus grands pianistes du XXème siècle. Doté d’un fort caractère, il ne jouait que lorsque les conditions étaient réunies pour donner le meilleur de lui-même. Il lui arrivait d’annuler un concert en plein milieu s’il considérait que le piano n’était pas à son niveau. Il se déplaçait parfois même avec son piano.


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Visite de l’exposition « vitrail d’entreprise »

Visite de l’exposition « vitrail d’entreprise », le Vitrail en lien avec le commerce et l’industrie à la Chambre de commerce et d’industrie de Troyes
C’est au cours d’un intéressant parcours parmi les vitraux civils ou religieux créés pour le commerce et l’industrie, que notre conférencière, Marina, nous en a fait découvrir plusieurs aspects méconnus.
Ainsi, la Cathédrale de Chartres dispose de 47 vitraux offerts par les différentes corporations de métiers tels que menuisiers, sculpteurs, maçons, merciers (pour l’anecdote on les appelaient « marchands de tout et faiseurs de rien »), boulangers, apothicaires etc…
C’est la période où les vitraux sont très recherchés et où les ateliers de maîtres-verriers fonctionnent comme de petites entreprises. Les vitraux civils, plus particulièrement réservés aux hôtels particuliers, apparaissent en rondel ou en haut de fenêtre, notamment au Palais Jacques Cœur de Bourges avec « le Galée » représentant un bateau, seul rescapé des 6 vitraux initiaux.
Puis après une phase de désaffection, le vitrail revient en force au XIX° siècle : Ainsi, à l’usine Bénédictine de Fécamps avec son vitrail « la renommée » qui apparait comme l’ancêtre de la publicité. C’est l’époque où les commandes affluent : Les Hauts-fourneaux de Pont-à-Mousson près de Nancy, passent commande au maître-verrier Jacques Gruber de 9 grandes verrières de 7m. Ces vitraux ont peu de couleur et sont parfois gravés à l’acide afin de donner un aspect de relief. Ce dernier crée également pour la salle de réunion de la Chambre de Commerce de Nancy, un vitrail selon une technique particulière, le verre dichroïque, qui permet un changement de teinte en fonction de la lumière et de sa direction : C’est une sorte de kaléidoscope.
D’autres Chambres de Commerce - Montpellier, Paris - et des grands magasins commandent des verrières : Ainsi aux Magasins Réunis à Troyes (actuellement la FNAC) avec une CIVE au centre selon une technique américaine de soufflage de verre et au Printemps à Paris avec sa coupole réalisée par Eugène Brière.
Enfin, le vitrail s’impose dans les restaurants et brasseries avec la création dès 1942 de « brise-bises » et de vitraux humoristiques : Chez Tante Louise dans le 8° arrondissement de Paris réalisés par Raphaël Lardeur, au restaurant l’Etoile à Troyes avec une tête de veau (spécialité de la Maison) réalisée par Vinum.
En 1937, lors de l’exposition universelle, le Pavillon de Champagne présente des vitraux représentant la récolte du raisin, Bacchus et un personnage des années 30 dégustant une coupe de champagne.
Actuellement, en France le vitrail est passé de mode mais pas à l’étranger où il est encore recherché puisqu’on trouve des vitraux contemporains dans des aéroports au Canada, des coupoles aux Baléares, des verrières avec des lasers au Centre de Recherche en Allemagne.
Très bel après-midi avec cette visite très instructive effectuée par une conférencière particulièrement intéressante.
Marie-Françoise Le Guillou


Lancement national du livre "Les Triomphes de Pétrarque"

LES TRIOMPHES DE PETRARQUE, illustrés par le vitrail de l’Aube au XVIe siècle aux Editions Diane de Selliers

Le vendredi 12 octobre, fabuleux moment ! une vraie « table ronde » orchestrée de main de maître par Jean-Luc RIO des « Passeurs de Textes ».

Diane de Selliers a tout d’abord expliqué comment elle avait réussi à mettre en synergie les « acteurs » de ce superbe ouvrage.
D’abord en rencontrant Flavie lors de sa venue à Troyes pour notre conférence, puis son idée depuis longtemps d’éditer un livre sur « Les Triomphes de Pétrarque » et enfin en rencontrant Jean-Yves Masson (écrivain, traducteur, critique littéraire et professeur de littérature) qui venait justement de finir la traduction de ce texte.

La parole est à Flavie qui raconte ce qu’est, pour elle, le vitrail. Elle en fait tout d’abord l’historique puis nous livre ses réflexions :
« Le vitrail se pose comme limite entre l’intérieur et l’extérieur. Il définit le périmètre du sacré »
« le vitrail est une trame poreuse dans laquelle le paysage extérieur changeant fait partie de l’œuvre »
« il est une expérience lumineuse mouvante »
« Ce livre met en lumière des détails de quelques centimètres seulement, invisibles à l’œil nu puisque situés à plusieurs mètres du sol »

Voici quelques jolies phrases :

Diane de Selliers « a choisi de présenter le vitrail d’Ervy le Châtel en regard des Triomphes de Pétrarque et d’unir ces deux œuvres que 150 ans séparent : hommage à la transparence du verre, à l’impermanence de la lumière, aux reflets qu’elle diffuse, aux souffrances et à l’espérance d’amour du poète ».
« Une mise en lumière bouleversante a été donnée au vitrail d’Ervy le Châtel et au poème de Pétrarque par les éclairages de Paule Amblard, historienne de l’art spécialisée dans la symbolique du Moyen-Age. »

Paule Amblard a commenté chaque panneau

« L’histoire est celle de l’amour ardent et sublimé » « C’est cette expérience d’amour que le poète va transmettre sous forme symbolique dans Les Triomphes ».

« Accompagnons le songe du poète jusqu’à l’éternité, celle qui commence dès que l’on prend le temps d’écouter les anciens, de se nourrir d’humanité, du savoir qui « apporte de la force à l’âme ».

Jean-Yves Masson nous parle de Pétrarque

Pétrarque, érudit veut retrouver la richesse perdue de la culture antique et ses Triomphes sont le compte rendu de toute sa vie de poète qu’il va mettre à la portée de tous en écrivant en Italien, langue du peuple, et non en latin. C’est un texte fascinant.

Pétrarque a laissé inachevés Les Triomphes.
Il « édifie dans ses Triomphes le mythe personnel qui sous-tend toute son œuvre en l’insérant dans un système de pensée d’inspiration platonicienne, où toutes les fables et tous les exemples fournis par l’histoire peuvent contribuer à l’enrichissement progressif de l’âme et à son retour vers la patrie perdue de la vérité ».
«  Oui, les Triomphes de Pétrarque sont peut-être en grande partie le témoignage d’un monde perdu sans retour. Mais, j’en suis certain, la nostalgie de ce monde dort intacte au cœur de l’époque présente »

Quant au photographe, Christophe Deschanel il a merveilleusement rendu vivants ces vitraux. Les détails qu’il a pu prendre grâce aux échafaudages sont magiques et somptueux d’autant qu’un échafaudage bouge avec les battements du cœur et il était extrêmement difficile de choisir le moment opportun pour photographier en gros plan les détails.

Christiane Paris


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Visite de l'Hôtel-Dieu-le-Comte

Ce 28 mai, à l'invitation de Mme Danièle Boeglin, vice-présidente du Conseil départemental de l'Aube (et membre d'honneur du Lyceum), un groupe de lycéennes, accompagnées de quelques conjoints, a eu le privilège de visiter la partie de l'Hôtel-Dieu de Troyes, propriété du département,  qui était restée pratiquement inoccupée depuis l'ouverture des Hauts-Clos. Le directeur des Services d'Archives du Département, M. Nicolas Dohrmann, a personnellement présenté l'historique de ces bâtiments, qui ont remplacé au XVIII° siècle la fondation d'Henri le Libéral au XII°, puis exposé le projet d'aménagement de la Cité du Vitrail voulu par le Conseil départemental.

L'Hôtel-Dieu le Comte, cœur de la Cité

Antérieurement, le site universitaire troyen de l'université de Champagne-Ardenne a déjà  utilisé la partie septentrionale de l'ensemble, donnant une animation de jeunesse au quartier. Le Département a créé les salles d'exposition temporaire sur la cour d'honneur.  Le Centre du Vitrail a réalisé depuis quelques années sa première implantation dans le bâtiment d'angle, près du canal et à côté de l'Apothicairerie, qui dépend de la Ville de Troyes.
Restait la partie de bâtiments du XVIII° siècle située en gros au sud-ouest de l'ensemble, avec la chapelle de l'Hôtel-Dieu amer pour l'entrée dans la tête du Bouchon de Champagne mais impossible à visiter.

Un atout majeur dans l'attractivité de Troyes et de l'Aube.

Ces bâtiments ont évolué au fur et à mesure des besoins de l'hôpital, considéré à l'époque comme un des centres de soins importants en France . Des demi-étages ont été créés pour accroître les surfaces sans bouleverser l'ordonnancement des façades.
Le Centre du Vitrail va pouvoir s'épanouir dans ces vastes surfaces dont les unes iront aux expositions au public, d'autres à la documentation et à la recherche sur le thème du vitrail. Enfin le projet prévoit les volumes nécessaires aux fonctions administratives et techniques.

Le chantier est lancé, les entreprises ont bien voulu faciliter notre passage. Nous avons ainsi vu concrètement les études de lumière que mène M. Alain Vinum dans les futures salles de présentation sur l'art du vitrail, et pris conscience de la complexité d'un projet qui entend offrir aux visiteurs un contact proche avec l'œuvre d'art et la compréhension de ce qu'est le vitrail, dans un cadre muséographique moderne et rendu accessible (création d'ascenseurs, mais aussi signalétique bilingue français-anglais pour mieux accueillir le tourisme culturel international ).

L'Aube, terre d'excellence du vitrail.

Nous ne  mesurons pas encore complètement l'incroyable richesse de patrimoine que recèle le département de l'Aube. Toute une partie se situe dans les églises de campagne, avec de nombreux ensembles du XVI° siècle, mais aussi, du XVII° siècle et sans oublier, ni l'important volet du XIX° siècle, ni la création contemporaine.
Les circonstances ont fait que Chatres a été doté du premier centre du vitrail en France, mais l'importance de l'apport des maîtres-verriers champenois au cours des siècles et la présence contemporaine d'ateliers de restauration et de création nous hissent également au premier rang en France, illustrée par une superficie totale de vitraux sans égale.
Le Conseil départemental entend valoriser ce patrimoine, aux yeux des aubois, d'abord. Mais aussi pour donner à notre département le rayonnement et l'attractivité que son patrimoine exceptionnel lui autorise.

Une visite émouvante.

Chacune selon sa sensibilité, a pu apprécier les divers volets de cette visite : archéologie monumentale, histoire de la ville, projet culturel et scientifique, atouts de la restauration - nous sommes toutes et tous ressortis admiratifs du travail des charpentiers   au dernier étage -, souci d'ouverture d'un patrimoine méconnu … Mais l'émotion était là aussi, quand deux d'entre nous , Odile et Marie-Hélène, ont évoqué leurs souvenirs d'avoir travaillé dans ces murs qui ont connu tant de souffrances humaines, cherchant en ce lieu l'espoir et le réconfort.

Notre parcours s'est terminé par la Chapelle qui, surplombant l'ex pont tournant et l'entrée de la rue de la Cité, a assuré la présence spirituelle : avec son confessionnal et ses fonds baptismaux, elle disait comme tout lieu de culte l'espoir, même si sa fonction dans le deuil des familles d'hospitalisés lui donnait une vocation particulière. Nous y avons, pour beaucoup d'entre nous, découvert un édifice religieux qui retrouvera au cours des travaux son accessibilité et son intérêt par son grand décor du XIX° siècle.

Pour accéder à cette visite, nous étions rentrées par l'accès actuel de la Cité du Vitrail et le curieux jardin suspendu  arboré qui surplombe la place du Préau, une découverte pour certains des participants. En traversant les salles d'exposition temporaire, nous nous sommes souvenues d'y être déjà venues par le perron de la cour d'honneur sur laquelle s'ouvre la magnifique grille de la rue de la Cité. Mais à l'achèvement par le quai, l'entrée sera commune à l'Apothicairerie et à la Cité du Vitrail.

C'est donc un bel exemple d'alliance de patrimoine et de modernité, que nous avons ainsi découvert

Chacune et chacun a eu à cœur de remercier Mme Boeglin et M. Dohrmann pour cette visite exceptionnelle. Rendez-vous après l'inauguration !

Marie-Claude Daubigny


Visite de la synagogue

Sous la conduite de Madame Delphine Yaguë qui nous a présenté les différents repères de l’histoire juive dans l’Aube, nous avons visité la Maison Rachi, 5 rue Brunneval, où se trouvent la Synagogue et le Centre Culturel Rachi.

Après la destruction pendant la seconde guerre mondiale de l’ancienne synagogue située rue Charles Gros, la communauté juive de l’époque a pu acquérir au début des années 60 ce bâtiment qui était un ancien couvent. La cour intérieure fut aménagée en lieu de culte dans les années 80, elle est aujourd’hui recouverte d’une verrière doublée d’un magnifique maillage en acier symbolisant une toile de tente. Cet ouvrage métallique est inspiré de celui réalisé dans la cour des Arts de l’Islam au Louvre.

Récemment, grâce à des donations dont l’initiatrice fut la Fondation suisse SAFRA, et sous l’impulsion de Monsieur Pitoun, Président de la Maison Rachi, cinq années de travaux ont permis de restaurer dans les règles de l’art cette maison du XVIIème à laquelle avait été adjoints deux bâtiments contigus, les n°7et 9.
Ainsi, ont pu être mis en valeur des éléments champenois traditionnels tels que pans de bois, et cheminées en brique notamment.

Ces travaux d’envergure et leur financement ont pu être réalisés grâce à la personnalité du grand exégète juif Rachi, acronyme de Rabbi (Maître) Chelomo (Salomon) ben Itshak (fils d’Isaac) dont les commentaires figurent dans toutes les bibles hébraïques du monde.

Dans une salle du rez-de-chaussée où peuvent se réunir pour l’étude ou la simple convivialité, les membres la communauté, vient d’être installé un magnifique
vitrail d’inspiration médiévale réalisé par Flavie Serrière Vincent-Petit, représentant l’arbre généalogique de Rachi depuis sa naissance au XIème siècle.

Une bibliothèque vient d’être ouverte où figurent en particulier de nombreux ouvrages Talmudiques du monde entier. Les murs sont tapissés de belles étagères en chêne massif, ambiance feutrée propice à la réflexion.

A proximité a été reconstituée une salle d’étude qui nous transporte dans le Troyes médiéval.

A l’étage une grande salle abrite de manière très didactique de larges tables à écrans numériques permettant de consulter tous les commentaires bibliques de Rachi figurant traditionnellement sur des parchemins roulés.

Ainsi en plus du livre Saint, dont le Pentateuque est l’élément le plus indispensable au culte, la tradition orale hébraïque est représentée principalement par le Talmud, compilation des différents commentateurs de la Bible dont Rachi reste le représentant universel.

Un institut laïc qui porte son nom, situé en face de la Synagogue, est un centre universitaire d’études et de recherches hébraïques.

Grâce au talent d’oratrice de Madame Yaguë, historienne, ayant conçu ce parcours muséographique, nous n’avons pas vu passer ces 2h30.Je ne peux que vous inciter à aller visiter ce lieu permettant de mieux comprendre Rachi et l’importance de son œuvre dans la tradition juive.

Hedwige Maillard


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Assemblé générale de la fédération les 11 et 12 octobre

L'assemblée générale de la Fédération avait lieu cette année à Orléans.

Le mardi soir, nous sommes quelques Troyennes à nous retrouver pour un dîner des plus sympathiques au restaurant « L’entracte » où nous retrouvons une soixantaine de lycéennes des différents clubs.

Mercredi matin conviées de bonne heure nous sommes vingt lycéennes de Troyes à participer à l’Assemblée générale menée par Isabelle Bertrand, Présidente du club d’Orléans et vice-présidente nationale avec une organisation extraordinaire.

Après son mot d’introduction, elle accueille Monsieur Olivier Carré, Maire d’Orléans, extrêmement investi dans le rôle de la femme dans le monde. Il nous parle de l’installation du « Parlement des écrivaines » dont le siège virtuel est installé à Orléans et des débats ainsi que des manifestations qui ont eu lieu sur la place de la femme et des combats qu’elle doit mener.
C’est d’autant plus important que nous sommes à Orléans où il y a eu « Jeanne d’Arc ».

Notre Présidente Nationale, Véronique Mattéoli, prend alors la parole. Elle rappelle que le Lyceum comporte 14 clubs et 993 membres et qu’il est nécessaire non seulement de continuer à recruter des nouveaux membres mais aussi de créer d’autres clubs.
Une réflexion est engagée pour remplacer le concours littéraire dont la dernière édition a été décevante, par, peut-être la création d’un mécénat.

En 2018 l’AG se tiendra à Troyes, 2019 à Bordeaux et en 2020 à Lyon.

Muriel Hannart, Vice-Présidente Internationale de l’Hémisphère Nord, nous parle du calendrier international : Rencontres culturelles à 0ulu en Finlande en juin 2018 et du Congrès de Stockholm en 2019. Puis elle fait le point sur les clubs étrangers et l’importance d’avoir des contacts dans toutes les villes afin de créer de nouveaux clubs dans le monde.

Puis nous assistons au traditionnel « concours » de PowerPoint, tous plus attractifs les uns que les autres avec un humour extraordinaire, chaque club rivalisant de nouveautés et surtout des techniques les plus avancées ! Un grand moment amical et drôle pour les rapports d’activité de nos 14 Clubs.

L’AG clôturée, après un rapide lunch, nous partons à la découverte d’Orléans.

Le dîner de gala a lieu au château de Champvallins à Sandillon.
Un spectacle de danses en costumes du XVIe siècle admirablement orchestré nous attend dans le parc.

Le diner est divin accompagné de la voix extraordinaire d’une mezzo-soprano Adelaïde Rouyer, accompagnée au piano par Lucie Chouvel.

Le jeudi chacune part dans diverses directions qui à Chambord et Cheverny, qui à Sully et à l’Abbaye de Saint-Benoit, qui sur le canal de Briare ou aux Archives Départementales et ce sera le retour vers Troyes, les yeux et le cœur remplis de cette amitié incroyable qui unit toutes les lycéennes.

Christiane Paris


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Rencontre avec les Bellifontaines (20 septembre)

Parties de très bonne heure de Troyes, nous avons retrouvé, au Mémorial Charles de Gaulle, nos amies Bellifontaines autour d’un agréable « café-croissants » préparé par Paulette Martin.

Puis visite fort intéressante du Mémorial.

Après un délicieux déjeuner au restaurant « La table du Général » à Colombey nous roulons à travers la campagne auboise pour découvrir le ravissant château de Cirey-sur-Blaise.

La propriétaire de ce château nous a conté, de la façon la plus originale qu’il soit, la vie de cette demeure, de sa construction au XVIIIe siècle jusqu’au « jour béni » où le père de son mari a pu l’acquérir.
Ce fut une visite très enrichissante émaillée d’anecdotes amusantes.


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Rencontre avec les Bellifontaines (19 septembre)

Devant l’église de Longsols, 25 bellifontaines et troyennes se sont retrouvées, avec notre guide, pour la journée, autour d’un petit-déjeuner tout à fait bienvenu avant la visite de 8 églises à pans de bois.

On dénombre 14 églises à pans de bois et 34 églises en pierre et bois réparties sur les départements de l’Aube, de la Marne et de la Haute-Marne, la grande majorité ayant été construites entre 1480 et 1540.

Pourquoi le terme « pan de bois » ? En raison de la matière première à disposition – le bois- utilisée pour la construction des édifices. « Der » signifie « chêne » en celte. Mais c’est à partir de 1960, surtout de 1966, lors de la création du lac de Der qui a impliqué l’immersion de 3 villages afin de réguler le cours de la Marne, que l’on prend conscience de la valeur des constructions en pans de bois : ainsi l’église de Nuisement devant être immergée fut démontée puis remontée sur la rive avant de noyer les villages.

Longsols, église Saint-Julien et Saint-Blaise.
C’est sans doute la plus pittoresque avec ses toitures séparées et son porche réouvert et, à l’intérieur, ses retables polychromes de toute beauté. Le chœur a été édifié en1483, la nef, en 1493.

Saint-Léger sous Margerie, église Saint-Léger (1492)
les pans de bois sont soutenus par des poteaux corniers et des poutres obliques afin de répartir le poids de l’édifice.

Drosnay, église Notre-Dame.
Du XVI° siècle, avec un maître-autel et un retable de 1667, des lambris du XVIII°, et des boiseries du XIX destinées à dissimuler les bois d’origine, elle est particulièrement spacieuse et possède un vitrail de l’école troyenne du XVI° représentant l’arbre de Jessé (peinture sur verre).

Outines, église Saint-Nicolas.
Classée, elle remonte au XVI° siècle. C’est la plus vaste des églises à pans de bois avec ses 35m de long. Elle est spectaculaire et présente le même assemblage de bois que celle de Longsols. On y remarque une statue de Saint-Gond patron des gantiers, du XVI°. Elle a été démontée entièrement pour être restaurée en 1985/86.

Après un déjeuner fort amical au restaurant de Giffaumont, à proximité du lac de Der, nous repartons pour visiter l’abbatiale de Montier-en-Der.

Montier-en-Der, abbatiale Saint-Pierre et Saint-Paul.
Située à proximité de la rivière «La Voire», elle a été fondée par Saint Berchaire au Xe siècle : C’est la plus
ancienne église de Champagne. Construite sur 3 niveaux avec un triphorium au second niveau, elle est de style roman avec un chœur gothique. On y trouve de nombreuses sculptures ainsi que des vitraux des XIXe
et XXe : ceux des bas-côtés sont l’œuvre de M. Petit, tous sur le thème de l’arbre, très colorés afin de donner de la lumière à l’intérieur de l’abbatiale. Enfin quelques statues en bois polychrome de J-B-Bouchard qui faisaient auparavant partie d’un retable, attirent le regard.

Ceffonds, église Saint-Rémi.
Cette petite église du XII° siècle avec son clocher roman, a été reconstruite début XVI° en gothique flamboyant. On peut y admirer dans le chœur, de très beaux vitraux de l’Ecole de Troyes de 1511 à 1518 retraçant la passion du Christ et la vie des Saints à travers des scènes telles des bandes dessinées. Les couleurs sont vives, profondes et lumineuses, avec les débuts de l’utilisation du jaune d’argent favorisant la transparence.

Puellemontier, église Notre-Dame de la Nativité.
Construite début XII°, cette église ne conserve de cette époque qu’une travée de nef, les deux autres étant postérieures. Début XVI°, elle fut reconstruite en pierre, avec une extension en pans de bois. On y trouve de magnifiques vitraux dont un arbre de Jessé, et l’on remarque ici aussi, l’utilisation du jaune d’argent.

Lentilles, église Saint-Jacques et Saint Philippe.
C’est la plus typique et sans doute la plus belle des églises à pans de bois de Champagne, avec un plafond en lambris superbe, un chœur polygonal entouré de verrières du XVI°, et quelques fragments de vitraux de l’école de Troyes. Enfin c’est la seule église à posséder des fenêtres circulaires (« oculi »).

Marie-Françoise Le Guillou

Le soir, nous nous sommes toutes retrouvées lors d’un magnifique cocktail chez Marie-Christine Meunier qui avait eu la grande gentillesse de nous recevoir dans son château.