Emmanuelle David a choisi d’interroger Bruno Vouters,  ancien Rédacteur en Chef adjoint de la Voix du Nord, venu  

nous présenter son ouvrage « Hauts de France. Le Voyage » qui  est une plongée au cœur de notre région. 

Quelles ont été les découvertes les plus surprenantes en  

sillonnant les Hauts de France ? 

Quand l’éditeur m’a contacté pour le livre, j’ai hésité : le  

sujet est immense, la nouvelle région si vaste… Mais quel  

bonheur de sillonner les territoires et d’y être constamment  

surpris par les plages, les baies, les forêts, le patrimoine bâti…  

Quelques joyaux, parmi tant d’autres : le fort d’Ambleteuse et la  

baie de la Slack, la pointe du Hourdel près de Saint Valéry sur  

Somme, la forêt de Retz, la tourbière de Vred et les remparts de Marchiennes, les cathédrales  d’Amiens et Noyon, la digue du break à Dunkerque, l’abbaye de Vaucelles, les ruelles  d’Arras, le beffroi de Comines, le familistère de Guise, la villa Cavrois à Croix… Ou encore le  village de Fins, qui se trouve au cœur géographique de la nouvelle région… et à la fin du  livre ! Un village qui reçoit des visiteurs du monde entier venus se recueillir dans les deux  cimetières internationaux liés à la Grande Guerre 

Vous avez beaucoup écrit sur les Flandres, la guerre et certains acteurs de la région. Quelle a été votre motivation dans ces choix ? 

Je suis profondément attaché à ma région natale, cet attachement n’a fait que se  renforcer au fil des rencontres et des recherches. C’est une région qui a un grand « vécu » et  qui s’est soudée autour de valeurs fortes ; solidarité, convivialité, goût de la fête et sens de  l’histoire… Tout le monde ne peut pas en dire autant ! Avec le recul, je m’aperçois que j’ai  éprouvé le besoin de la valoriser à travers des figures exemplaires et des sujets majeurs. Je  déteste les clichés qui réduisent ou abîment notre région. Je crains aussi qu’elle ne s’éloigne  de ses vraies valeurs. Alors, haut les cœurs !  

Avez-vous d’autres ouvrages en préparation ? 

En ce moment, je suis plongé dans la vie et l’œuvre de l’architecte Louis-Marie  Cordonnier. C’est captivant, car ce qu’il a réalisé correspond à de grands moments de notre  histoire et à une identité (une fierté) régionales retrouvées. Le Palais de la Bourse, l’Opéra, les  grands bureaux à Lens, les beffrois de Bailleul, Armentières, Dunkerque ou Comines, Notre  Dame de Lorette, la basilique de Caudry, l’église de Waziers… A vrai dire, un travail de  titan !  

Comment avez-vous connu « Tym » ? 

A l’occasion d’un salon sur le dessin de presse à Tourcoing. Ses dessins m’ont faire  rire, mais aussi sa tête d’homme sérieux qui est comptable dans la vraie vie ! L’humour, c’est  aussi une dimension régionale capitale ! D’où sa présence dans le livre en compagnie de  Delambre et Byache, deux autres dessinateurs inspirés.