Philadelphie 2008, échos d’un jumelage …

Berceau de la liberté américaine, « cité de l’amour fraternel », Philadelphie, pétrie d’histoire et de culture françaises, nous a accueillis, en ce mois d’octobre, comme de vieux amis que l’on est heureux de revoir. Nous étions une douzaine de lycéennes, dont certaines accompagnées de leur conjoint, avides de découvertes et de contacts humains. Et nous n’avons pas été déçues. A pied, en bus, ou dans de pittoresques « tramways » motorisés, la ville s’est souvent révélée à nous dans ce qu’elle a de plus secret,
On pourrait, certes, parler des musées, de la Fondation Barnes, du Centre Kimmel, ce temple des activités artistiques, des traces qu’ont laissées les « pères fondateurs », de la « Place de la Concorde » à la mode pennsylvanienne… mais d’excellents guides le feraient mieux que nous. En revanche, qu’il est drôle et touchant le souvenir de cette dernière soirée qui nous a réunies à nos sœurs américaines dans ce Victor’Café qui sentait bon l’Europe … enfin, l’Italie. Sur deux niveaux, entourées de murs entièrement tapissés de portraits de stars dédicacés, où Humphrey Bogart voisinait avec des comédiens plus obscurs, nos petites tables mangeaient l’espace. Pas facile de se faufiler dans ces conditions, ni de caser notre « jumelage » auquel nos présidentes tenaient tant. Entre deux services, dans une atmosphère surchauffée mais chaleureuse, un serveur, une serveuse, italo-américains à n’en pas douter, nous gratifiaient d’un air d’opéra. Bel canto… toujours ! Comme il fallait s’y attendre d’une de ces tables, pour répliquer à ces belles voix, s’éleva un chant, bien français celui-là, redonnant tout son sens à la Bourgogne et à son vin. Il y avait, tout près, deux couples d’américains fort intéressés, voire fascinés, mais hélas dépassés par la langue. Comment leur expliquer les subtilités de « La Madelon », des « Chevaliers de la Table Ronde », ou encore de « Fanchon, quoique bonne chrétienne, fut baptisée avec du vin … » ?

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Nous avons parlé de notre séjour, à bien des égards, enchanteur. « Il y a de jolies choses à voir ici, n’est-ce pas ? » ont-il dit. Effectivement, Philadelphie est une très jolie ville, et notre grand regret est de ne pas avoir pu nous y plonger davantage. Mais peut-on rester sur des regrets ? Une invitation s’imposait : «Venez donc nous voir à Paris », a-t-on répliqué, «il y a aussi de jolies choses à voir là-bas, nous vous les montrerons. »
Mais en attendant le petit coucou qui nous rappellera leur bon souvenir… bye bye Philadelphia.
Mike Quiriconi

Un mois plus tard , Joane, présidente fondatrice et Cynthia , présidente, sont venues à Paris avec leurs époux et ont été accueillies par les Lycéennes qui leur avaient rendu visite …