Ce mardi 12 mai réunissait les lycéennes de Dijon et Troyes pour une sortie à Chaource et Essoyes.

C’est le Recteur de la Cathédrale de Troyes, Dominique Roy, qui commentait cette visite de la célèbre « mise au tombeau » en la crypte de l’Eglise Saint Jean-Baptiste de Chaource.

Cette sculpture, d’une dimension exceptionnelle, représentant sept personnages et trois gardes mettant le Christ au tombeau, datée des années 1515, est attribuée à un sculpteur champenois anonyme du XVIème siècle dénommé « le Maître de Chaource » et considérée comme l’une des plus belles d’Europe.

Les commentaires du Père Dominique Roy en traduisent une approche très personnelle : tout d’abord à partir du silence qui permet d’intérioriser avant d’exprimer, puis du regard car la beauté n’existe pas sans un regard neuf, et une œuvre d’art se prolonge toujours par le regard que l’on porte sur elle, ensuite, du temps qui permet de passer de la nostalgie à la mémoire, enfin de la lumière qui fait apparaitre les détails de la sculpture, notamment à travers les regards des personnages. De l’ensemble se dégageaient beaucoup d’intensité et d’émotion.

Après un déjeuner fort agréable « Aux délices de l’Ource » pris sur la terrasse, sur les bords de l’Ource, Monsieur Pharisien nous a entraînées, à travers Essoyes, sur les traces de la famille Hériot.

Qui aurait pu penser qu’Auguste, fils d’une famille modeste d’Essoyes, fonderait à Paris, le Grand Hôtel du Louvre, puis les Grands Magasins du Louvre (actuel « Louvre des Antiquaires ») et serait le héros du roman d’Emile Zola « Au bonheur des dames » ?

A sa mort, son frère, Olympe, prendra la succession des affaires, acquerra, une propriété au Vésinet, puis à La Boissière dont il fera un orphelinat, puis le château d’Essoyes (qui deviendra une école), village dont il deviendra maire puis conseiller général. Quel destin !

Enfin, cette journée particulièrement intéressante s’est terminée par un goûter très amical à Landreville, chez Monique Charvolin qui avait eu la gentillesse de nous recevoir, permettant à nouveau aux lycéennes de Dijon de se ressourcer avant de reprendre la route.

Marie-Françoise Le Guillou