Pourquoi aller à Romilly ? J’avoue que j’habite à Troyes depuis 1973 et que jusqu’à ce 24 avril, je n’avais fait que traverser cette ville sans songer à m’y arrêter.

Mais une invitation du Lyceum ne se refuse pas, encore moins lorsqu’il s’agit de découvrir des vitraux contemporains. Alors j’y suis allée.

Dans l’église Saint-Martin, nous nous sommes trouvées devant une œuvre monumentale de huit verrières, dont les deux plus grandes ont une superficie de 33 m². Les thèmes de ces vitraux sont l’eau et la lumière, illustrés par des scènes du Nouveau Testament.

C’est leur créateur, Joël Mône, maître verrier lyonnais, qui nous a, lui-même, expliqué leur conception, sa méthode de travail et leur signification.

La caractéristique principale de ces vitraux est un très bel effet de perspective donné par les dégradés de couleur et une totale transparence des verres, sans émaux ni grisailles, ornés simplement de cives (feuilles de verre soufflé de forme circulaire). Contribue également à cet effet, la conception même de ces vitraux constitués d’un très grand nombre de rectangles de toutes tailles, reliés par des plombs d’épaisseurs différentes.

Les trois verrières du transept nord, qui illustrent le thème de l’eau, « la pêche miraculeuse », « l’aveugle-né », « la samaritaine » ainsi que la grande verrière « le baptême du Christ », sont réalisées dans la gamme des bleus ; celles du transept sud « Nicomède », « la résurrection de Lazare », « la transfiguration » et la grande verrière « le Christ, lumière du monde », illustrent le thème de la lumière, dans la gamme des rouges.

Comme la plupart d’entre nous, j’ai beaucoup admiré ces verrières que les explications de Joël Mône nous ont permis de bien comprendre et donc d’apprécier totalement. J’ai été quant à moi, tout à fait séduite par le vitrail de la transfiguration, mélange de blancs éclatants qui illumine complètement les rouges qui l’entourent.

Lorsque l’association « des vitraux pour Romilly » aura réussi à réunir les fonds nécessaires, Joël Mône pourra se remettre au travail et réaliser les six verrières manquantes, en illustrant cette fois des scènes de l’Ancien Testament.

Nous remercions Thérèse Martin de nous avoir organisé cette journée passionnante et comptons sur elle pour nous réinviter lorsque toutes les verrières seront posées.
Nous retournerons donc à Romilly.

Catherine Dienne