Centre technique où se trouvent toutes les serres de production qui servent à décorer la ville.

Accueil du groupe par notre amie Pascale Préel, Maire Adjoint à la Mairie de Caen, et Madame Bouve, responsable du département horticole. Celui-ci est important (625 ha sur Caen) et il inclut, en plus des nombreux massifs répartis dans la ville, les parcs tels que le Jardin des Plantes, la Colline aux Oiseaux, la Vallée des Jardins, etc … La ville de Caen gère, en outre, les 500 ha de la forêt de Grimbosq et les 120 ha du parc de Croisille.

Nous avons souvent admiré les compositions florales des nombreux massifs décoratifs de notre ville, mais nous n’imaginions pas forcément tout ce qu’elles représentent de travail et de talent. En visitant le Parc Horticole nous avons pénétré dans un véritable « paradis » végétal. Ici, tout concourt à faire pousser les plus belles fleurs et plantes pour nos espaces publics. Notre ville est d’ailleurs classée « 3 fleurs » dans une échelle de 0 à 4, c’est dire la compétence des équipes qui travaillent dans ce but.

Tous les corps de métier sont sollicités, d’une part pour les plantes elles-mêmes et, d’autre part pour l’entretien de tout le matériel nécessaire (chaufferies, ateliers de mécanique pour les camions, les appareils divers tels que les broyeurs de déchets végétaux, etc..).

De la graine à l’arbuste nous avons suivi toutes les étapes de leur croissance dans des serres spécialisées : serres aux semoirs, serres de rempotages, serres des plantes en nourrice, nursery pour plantes en difficulté. Quatre autres serres servent à sélectionner et entreposer des plantes, pour les décors d’intérieur, qui partiront vers diverses manifestations telles que Foires, réceptions, etc.. et reviendront dans des camions aménagés à cet effet.
Nous nous sommes toutes attardées à lire les noms magiques inscrits sur les étiquettes dans les massifs parmi les dizaines de milliers de pots dans toutes les gammes de verts et toutes les couleurs de l’arc-en-ciel : amaranthe, cuphéa ignea, ammis visnaga, sanvitalia, pépénomia, bégonia, abutilon, célosie … Cette grande variété se retrouve dans nos massifs de Caen ; la ville est divisée en quatre secteurs et nous avons un décor différent tous les ans dans chacun d’entre eux.
Notons, c’est important, que la ville de Caen pratique une véritable politique « écologique » en matière d’espaces verts :
– en recyclant les branches émondées de nos arbres, hachées et utilisées comme combustible pour la chaudière à bois qui réchauffe les serres,
– en couvrant les massifs de ces même copeaux, de façon à éviter les désherbants chimiques,
– en pratiquant – et Caen est pionnière dans la lutte des insectes « nuisibles » – l’élevage de coccinelles et chrysopes aux larves dévoreuses de pucerons et autres parasites (une larve de coccinelle mange 150 pucerons par jour !). Nous pouvons nous procurer, au Jardin des Plantes, des oeufs de ces insectes, à volonté, pour protéger d’une façon écologique nos rosiers et nos massifs de capucines !

Nous terminons notre visite par celle du cimetière paysager situé de l’autre côté de la rue. Une grande pelouse donnant sur l’Abbaye d’Ardennes, des stèles groupées par année, des bosquets de verdures, des fleurs encore et encore. Un vrai lieu romantique de paix et de beauté.